Chapitre V : Le pacte silencieux

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( Démarrez la vidéo. Détendez vous et bonne lecture)

Acte1🟤: Mariage et poids du devoir


«La meilleure façon de prédire sont avenir est de le créer»

Abraham Lincoln




Adeola.

    

 

Depuis trois jours, je me suis retrouvée prisonnière de ma propre chambre, submergée par un océan de larmes, incapable de trouver le moindre réconfort.

   Dans la pénombre de ma chambre, les ombres dansent silencieusement, créant un ballet lugubre sur les murs défraîchis. L'air y est lourd, imprégné de tristesse et de désespoir, comme si chaque souffle résonnait du chagrin qui m'envahit. Les draps qui m'enveloppent sont devenus des chaînes, me retenant prisonnière de ma douleur. Le tissu usé et froissé semble absorber mes larmes, devenant le témoin muet de mes tourments.

Les draps, autrefois doux et réconfortants, sont maintenant froids et hostiles, reflétant la froideur de mon âme meurtrie. Leur texture rêche contre ma peau fragile est comme un rappel constant de ma solitude, un rappel de l'absence insupportable de ma mère. Les plis et les creux dans les draps semblent former des visages fantomatiques, des spectres de mes souvenirs douloureux qui hantent mes nuits sans fin.

     Mes forces m'ont lâchée, me laissant à la merci de mes pensées les plus sombres. Entre les rares instants de sommeil agité et les torrents de larmes, je me surprends à souhaiter ne plus me réveiller, à envier ceux qui ont trouvé la paix éternelle. Si seulement ma mère était encore là, sa présence aurait tout changé. Elle aurait été ma bouée de sauvetage face à mon père.

    Dans mes rêves tourmentés, je la revois, me coiffant le matin, sans savoir qu'elle cachait sa maladie. Son absence se fait cruellement sentir, son parfum fruité m'obsède. J'aimerais me laisser emporter par le sommeil et ne plus affronter cette réalité insoutenable.

    Alors que je m'enfonce davantage dans ce cocon de tristesse, les ténèbres de la pièce semblent s'épaissir, enveloppant mon être meurtri dans un étreinte glaciale. Chaque fil des draps devient une corde invisible, me liant à ce monde de douleur et de désespoir. Et pourtant, au milieu de cette obscurité écrasante, un mince rayon d'espoir semble percer, apportant une lueur fragile dans ma nuit sans fin.

    Une perturbation inattendue brise le silence pesant de ma torpeur. Une lumière éblouissante m'oblige à ouvrir les yeux, révélant deux silhouettes indistinctes, l'une à l'entrée et l'autre près de mon lit.
Les paroles dures de mon père résonnent, scellant mon destin incertain.

— rend la présentables......Salon privé

 
Une voix douce, celle d'une domestique, me tire délicatement de ma léthargie.Sa présence timide apporte un mince réconfort dans ce monde de douleur.

    Elle m'aide à m'asseoir sur mon lit tout en déboutonnant ma robe que j'avais toujours sur le dos depuis cette fameuse soirée. Elle me tend un verre de jus d'orange que je n'avais aucune intention de boire, mais mon corps me trahit. Après le jus, de la bouillie au tapioca et quelques beignets que j'engloutis. Elle m'aide à me lever et me traîne dans la salle de bain.

   M'habiller, me coiffer, j'obéis à ses ordres machinalement.

Elle m'ouvre la porte, signe que je devais sortir. Là, j'émet une objection, mais elle me pousse dehors et referme la porte.

JUSTE 5ans, pour t'aimer Où les histoires vivent. Découvrez maintenant