( démarrez la vidéo, détendez vous et bonne lecture)
Acte 4 : Fragilités et Révélations
Ce n'est pas le futur qui fait peur, c'est la répétition du passé.– Paulo Coelho
Adeola.
À mon réveil ce matin, j'étais seule dans la pièce. Les événements de la veille tournaient encore dans ma tête, diffus et entêtants, comme un rêve trop réel. Une migraine sourde martelait mes tempes et une légère nausée pesait sur mon estomac. Les rayons du matin filtrait à travers les rideaux, projetant des ombres diffuses sur les murs.
Ryan n'était pas là. L'absence du propriétaire des lieux me laissait un bref instant de répit. J'en profite pour me lever avec précaution, mes muscles encore engourdis par le sommeil, et filer dans sa salle de bain afin de me préparer pour le travail. L'eau tiède contre ma peau apaisa un instant mon malaise, et le parfum subtil du savon qu'il utilise flottait encore dans l'air, m'enveloppant d'une sensation étrange, indéfinissable.
Il était déjà plus de huit heures quand je descendis les escaliers. L'odeur du café flottait dans l'air, mêlée à un parfum de bois ciré. Une femme de ménage s'approcha et m'informa que Ryan était sorti il y a quelques minutes. Elle désigna d'un geste un sachet posé sur l'îlot de la cuisine.
— Il a demandé à ce que vous preniez l'un des packs du petit-déjeuner, madame.
J'acquiesçai, murmurant un vague merci avant de prendre le sachet, avant de récupérer l'emballage et de quitter la maison.
La journée s'étira avec une lenteur exaspérante. J'avais l'esprit ailleurs, incapable de me concentrer sur mes tâches. Chaque interaction me paraissait lointaine, comme si j'étais spectatrice de ma propre routine.
À mon retour, je remarquai aussitôt que la porte de ma chambre avait été réparée. Un verrouillage manuel avait également été ajouté à la porte du salon. Une précaution de plus, visiblement.
Allongée sur mon lit, je caresse distraitement Minou, ses ronronnements vibrants sous mes doigts apportant une maigre consolation. Un film défile sur l'écran, mais je n'y prête qu'une attention vague, bercée par la fatigue.
Puis mon téléphone vibre, brisant mes pensées.
De Oko mi :
*Tu peux descendre ?*
Je laisse échapper un souffle silencieux avant de poser mon téléphone sur le lit. Enfilant mes sandales, , je descends l'escalier.
Ryan était assis dans le salon, un homme en face de lui. L'atmosphère était calme, presque pesante. Il me fit signe de m'asseoir, et je pris place à côté de lui sur le même canapé, veillant à ne pas trop fixer l'inconnu.
— Adé, commençe-t-il. Je te présente Monsieur Douglas, notre nouvel agent de sécurité. Monsieur Douglas, voici ma femme.
Je tends une main au dénommé Douglas, qui me la serre brièvement.
— Ravie de faire votre connaissance, dis-je d'une voix mesurée.
— Moi de même, madame, répondit-il avec politesse en hochant léger tête.
Ryan reprend aussitôt, son ton toujours neutre.
— Il prendra ses fonctions dès ce soir. Et lorsque tu voudras sortir le soir, il sera ton chauffeur si je ne suis pas là.
Je perçois le vrai message derrière ses mots. Cet homme était plus là pour moi que pour la maison. Une surveillance déguisée sous un prétexte sécuritaire. J'acquiesçai en silence. Douglas fait de même avant de se lever et de quitter la pièce sans un bruit, nous laissant seuls.
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JUSTE 5ans, pour t'aimer
RomanceRyan, un homme façonné par les attentes implacables de sa famille, porte le fardeau d'une perte qui l'a laissé froid et distant. Préparé depuis toujours à succéder à son père à la tête de l'empire Longuti, il s'est résigné à vivre selon les règles i...
