Retour sur le passé

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Dewenaty à tous.
Bonne lecture. N'oubliez pas de commenter.

Point de vue de Aïssatou

Meuf ? s'étonne ma cousine en voyant mes bagages.

— Salut Nafi ! je fais en la dépassant.

Je rentre dans la maison avec mes affaires.

— Jiank li lumu doon ?

— Linga guiss.

— C'est-à-dire ? insiste t'elle.

— J'ai quitté la maison.

— Pourquoi ? Tu as eu des problèmes avec ta grand-mère ?

— Non, je n'ai jamais eu de problèmes avec elle.

— Dans ce cas alors ? Qu'es-ce que cela veut dire ?

— Cela veut dire ce que cela veut dire.

— Meuf ?

Je pousse un soupire, ennuyée. Je me retourne ensuite vers elle et m'écrie :

— Écoute arrête de me faire chier tu veux ? Laisse moi m'installer tranquillement ou tu veux que je partes ?

— Non je n'ai jamais dis ça ...

— Alors fiche moi la paix et donne moi à boire temps que tu y es.

Elle lève les bras :

— C'est bon c'est bon ça va. C'est pas la peine de t'emporter comme ça.

— Tu poses trop de questions.

Elle fronce les sourcils et lève une main interrogative :

— Quoi ? Tu arrives chez moi avec tes bagages et t'espère que je réagisse comment ?

— Que tu m'offres à boire par exemple, je viens de te le demander.

Au lieu de se bouger elle continue de me fixer.

— Putain va chier, je souffle et fait volte-face en traînant mes bagages vers le salon.

Ma cousine de son côté secoue la tête et s'en va finalement vers la cuisine. Je m'installe pendant ce temps. Elle arrive plutard me voir avec un verre d'eau.

— Tiens.

— Enfin, je fais en le prenant.

— Meuf ... elle recommence.

J'arrête de boire net. Argh, je savais qu'elle allait recommencer.

— Meuf, elle continue : tu ne peux pas venir chez moi avec tes affaires et espérer que je ne te demande rien.

Je secoue la tête en me disant que je ne devrais même pas m'étonner. Après tout il s'agit quand-même de Nafi, plus curieuse qu'elle tu meurs.

— Dit moi ce qu'il y a ? insiste t'elle toujours. Pourquoi es-tu partie ?

Je pose le verre sur la table basse et pousse un soupire. Je sais qu'elle ne va pas me lâcher temps qu'elle ne saura pas.

— Dit moi ? C'est quoi le problème ?

Je la regarde cette fois-ci et lui dit avec une voix à la limite forcée :

— Le problème tu la connais ...

Elle fronce les sourcils.

— Je la connais ? elle répète.

— Oui, elle est toujours le problème.

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