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Suite
Point de vue de Ibrahima
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J'entre dans la propriété en scrutant discrètement les lieux. C'est une grande maison de riche, avec une piscine et un jardin. Il y a également des gens sur les lieux, pas une foule, juste le minimum. Ça n'a rien à voir avec une grosse soirée, juste une petite fête entre amis.
Elle ferme la porte et on se dirige vers l'intérieur.
— C'est là que tu habites ? je lui demande pendant que l'on marche.
— Oui, elle répond comme si de rien n'était.
Je déglutis. Soudainement, j'ai peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Je ne viens pas du même monde qu'elle, il se pourrait qu'elle vienne à penser que je suis trop ringard, pas du tout friqué, pauvre ? Que je ne suis pas du même niveau qu'elle ? Que je ne suis pas bien habillé peut-être ? Mais... Pourquoi je m'inquiète tout à coup ? De toute façon, je n'ai aucun compte à lui rendre, elle ne compte pas dans ma vie, je la connais à peine. Je ne devrais pas autant me préoccuper de ce qu'elle pense ni avoir des complexes, ce n'est pas mon genre. Je suis issu d'une famille modeste et j'en suis fier. Je n'ai pas honte de ce que je suis. Je ne devrais même pas me faire de mouron.
Alors pourquoi je suis autant angoissé ?
— Viens ! me sort Jeanne de mes pensées.
Elle me surprend en prenant mon bras pendant qu'on fait irruption dans une grande pièce, un salon. J'ai à peine eu le temps de bien regarder les lieux qu'elle m'amène vers un groupe d'amis parmi lesquels je reconnais les deux filles de l'agence avec qui elle traîne. À notre arrivée, ils se tournent tous vers nous, un verre de je ne sais quoi à la main.
— Re les gars ! fait Jeanne.
— Re ! font-ils en chœur.
— Alors, certains d'entre vous le connaissent déjà, commence-t-elle en parlant de moi.
Les deux jeunes filles me saluent, se reconnaissant. Jeanne continue :
— Pour les autres, voici Brahim, mon ami et également membre de l'agence.
Les autres, comme elle dit, ce sont deux frères jumeaux qui se regardent à tour de rôle, comme s'ils voulaient faire des messes basses.
— Salut Brahim ! me saluent-ils ensuite d'une vive voix.
— Salut ! je réponds, légèrement mal à l'aise.
Je ne m'attendais vraiment pas à ça. Alors, c'est ça qu'elle voulait ? Me présenter à des gens ?
— Brahim, voici mes meilleurs amis, Samir et Amir.
— C'est ton copain ? l'interrompt l'un des frères.
— C'est mon papa ! dit Jeanne avec un énorme sourire, à la limite en train de parler d'une chose précieuse.
— Ton papa ? a-t-il répété.
— Oui, mon papa.
— Tu as combien de papas toi, au juste ? demande alors l'autre frère.
— Si seulement on pouvait les compter ! murmure une de ses copines d'un ton moqueur.
Ils se mirent à rire ensemble, me plongeant dans une incompréhension totale. Ça doit être amusant...
— Bref, enchanté de te rencontrer Brahim, reprend l'un des jumeaux. J'espère que notre amie ne t'importune pas trop ?
— Non, au contraire, elle est très adorable, je réponds.
— Hum, amnga lu barri.
Je me contente d'esquisser un sourire.
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Indestinés
RomansaL'amour est beau ...Oui, l'amour est beau, jusqu'au moment où il commence à devenir une épreuve. Aimer ne rime pas forcément avec la facilité. Aimer amène le plus souvent à faire des sacrifices, à accepter de souffrir ou encore, à optemperé face au...
