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Pendant ce temps
Point de vue de Madou
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Après le départ de Rougui, je m'affaise sur le lit. Mon esprit étant embrouillé et divers sentiments me traversant. Je peux dire que suis frustré.
Je ne sais pas si c'est à cause des médicaments, ou si c'est parce qu'elle m'a beaucoup manqué, mais quoi qu'il en soit, je pense que je n'ai jamais été aussi heureux de voir quelqu'un à ce point. J'ai à la limite de la peine qu'elle soit partie. J'aurai aimé qu'elle reste avec moi.
Je ferme les yeux. Je revois les images de notre interaction et ma température ne fait qu'augmenter. Son sourire, son regard ... je ressens à nouveau le contact de sa douce et chaude main, si petite, presque celle d'un enfant. J'y repense et mon cœur bat si fort que j'ai l'impression qu'il pourrait lâcher à tout moment.
Je réouvre les yeux et pose ma main sur mes narines pour la humer. Ce parfum ... Rougui a le don de toujours sentir bon.
Qu'es-ce qui m'arrive ? Pourquoi j'agis comme un attardé mental ?
C'est amusant, mais j'avoue que j'ai adoré la serrer dans mes bras, ressentir son corps frêle contre le mien, être exposé à sa chaleur corporelle très agréable. J'ai aimé la calmer, lui donner la sensation d'être en sécurité avec moi. Oui, j'ai toujours aimé jouer les grands frères avec elle, mais cette fois, c'était différent ! J'ai ressenti quelque chose de plus profond. Quelque chose que je ne m'attendais pas à comprendre. J'ai ressenti le besoin de lui prouver un amour incommensurable, au delà de celui fraternel. Un amour tout sauf amical. Mais depuis quand est-il question de cet amour ?
J'expire et fixe le plafond, lui jetant un regard absent.
Serait je tombé amoureux d'elle ? Depuis quand ? À quel moment cela a commencé ? À quelle moment ai-je commencé à ressentir des sentiments pour elle ?
Je ne peux pas ne pas songer à cette possibilité car je suis conscient d'avoir pensé que c'est vraiment dommage que j'ai beau l'a serré contre moi, ça n'a pas été assez fort pour qu'elle n'accourt pas dans les bras d'un autre, au bout d'un seul coup de fil.
Mon cœur se serre en même temps que je souris. On dirait que je suis jaloux...
Rougui n'a jamais eu qu'un seul copain dans sa vie et nous le connaissons tous, ce sacré Amar. Ce salopard qui n'a pas arrêté de la faire souffrir à volonté. J'avoue que je n'étais pas fan de leur couple, les voir ensemble me dégoûtait. Je ne comprenais pas comment elle arrivait à lui pardonner tout les affronts qu'il lui faisait. Elle était si aveuglée par l'amour qu'elle lui portait qu'elle n'écoutait pas mes avertissements. Cette situation me désespérait. Quel soulagement ça a été de la voir le quitter, enfin ! J'ai été heureux qu'elle finisse par ouvrir les yeux et qu'elle réalise à quel genre de type elle avait affaire.
A t'il déjà été une question de jalousie ? Non, ça ne l'a jamais été. Je n'aimais tout simplement pas Amar et c'était légitime après tout ce qu'il lui a fait. Mais pour cette fois, ce n'est pas la même chose. Je n'arrive pas à aimé son copain, qui qu'il soit alors que je ne le connais même pas. Je ne sais pas qui il est et pourtant il m'énerve à un point où je ne saurai le dire. Il se pourrait donc que ce soit le cas.
Depuis qu'il est entré dans la vie de Rougui, je la sens me filer entre les doigts. Même lorsque Rougui était avec Amar, elle tentait quand-même de conserver notre relation et ne m'abandonnait pas. On se voyait comme d'habitude et passait du temps ensemble alors que pour cette fois , je n'ai même plus le droit d'aller la chercher pour l'école car un autre le fais déjà. Je sens qu'on perd nos habitudes et cela me met en rogne. Son nouveau copain me l'arrache à petit feu, j'ai l'impression qu'elle ne ressent plus le besoin d'être avec moi et je n'aime pas ça.
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Indestinés
RomanceL'amour est beau ...Oui, l'amour est beau, jusqu'au moment où il commence à devenir une épreuve. Aimer ne rime pas forcément avec la facilité. Aimer amène le plus souvent à faire des sacrifices, à accepter de souffrir ou encore, à optemperé face au...
