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Le lendemain
Point de vue de Rougui
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— Salam anlaykum !
— Wa anlaykum salam ! me répondent mes parents en chœur.
— Gueye Ndioro Bassi, no fanano ? fait mon père.
— Jiam rek kay papa. Et toi ?
— Ça va Alhamdoulillah. Allez, viens t'asseoir près de moi.
Comme si je n'attendais que ça, je m'en vais m'asseoir à côté de lui. Mon frère qui regardait attentivement la scène dit :
— Et moi ? Je compte pour du beurre ?
— Un bonhomme n'a pas besoin d'affection ! lui répond notre père.
Et aussi immature que je suis, je lui tire la langue sans scrupule pour en rajouter.
Si seulement un regard pouvait tuer ...
Le voyant aussi jaloux, ma mère accourt à sa rescousse. Elle lève une main vers lui et commence à faire son éloge :
— Gueye Ndioro Bassi ma Ciré isseu Fatim, Penda ak Madiane Soxna Niane, Latsoukabé Ngoné Gueye Latir ma gueye sene, Thiato thiat ya beau tei am class !
Mon frère récupéré à la cuillère fait aussitôt son plus grand sourire. Elle continue :
— Sama domji yaw lodi tiit ? Lodi ragal lodi jioy ? Banga amei Baye danga amul Yaye ?
— Enh kay, fait-il.
— Kon lodi jioy ? Dabaax mane sa nday mala beug nak. Soula kein beugoul mala beug. Koula bagn nama bagnialei sama domji jiou goor ji kaarro kaarr !
— Mala guena beug Yaye boy.
Je les regardes avec un œil las, ennuyé par leur comportement. Mon père dans le même état d'esprit que moi se permet de dire à mon frère :
— Goorou Yaye mayma ñiex rek ...
— Eh bayil jiamoul nak, le défend ma mère.
— Humpf, fait son partenaire en secouant la tête.
Ma mère se tourne alors vers moi et me dis :
— Toi là, ton père m'a dit que tu voulais te remettre au basket ?
— Euh oui ... je murmure en lançant un regard inquiet à ce dernier, dubitative.
Ce dernier fuit mon regard et comme s'il n'était pas concerné, englouti rapidement son pain, ramasse ses lunettes puis se lève :
— Bon moi j'y vais.
Il se tourne ensuite vers mon frère Mame Abdou et lui ordonne comme à un de ses subordonnés :
— Hey, dépêche toi afin que je te dépose. Yeex nga trope, léku goor day gaw !
Sur ce, il sort rapidement de la maison. Je ressens son départ comme un abandon. Pourquoi il me laisse soudainement seule avec ma mère ? Qu'est-ce qui en ai découlé de leur discussion ? Ça ne me dit rien qui m'arrange.
Derrière lui, Mame Abdou souffle bruyamment, frustré de ne pas pouvoir déjeuner dans la tranquillité.
— Dabaax dawal gaaw bala mulafiy bayi, lui dit alors ma mère d'une voix craintive.
Mon frère sachant pertinemment que le paternel en est capable, prend son pain qu'il n'avait pas fini et l'enveloppe dans un torchon à la hâte, bois une dernière gorgée de son café puis se lève à son tour.
— J'y vais ! fait-il en partant.
— Oui à toute, lui réponds ma mère.
Une fois les hommes parties, ma mère se tourne à nouveau vers moi et me fixe avec un air pas très rassurant. Je comprends aussitôt que les nouvelles ne sont pas bonnes.
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Indestinés
Lãng mạnL'amour est beau ...Oui, l'amour est beau, jusqu'au moment où il commence à devenir une épreuve. Aimer ne rime pas forcément avec la facilité. Aimer amène le plus souvent à faire des sacrifices, à accepter de souffrir ou encore, à optemperé face au...
