L'amour est beau ...Oui, l'amour est beau, jusqu'au moment où il commence à devenir une épreuve. Aimer ne rime pas forcément avec la facilité. Aimer amène le plus souvent à faire des sacrifices, à accepter de souffrir ou encore, à optemperé face au...
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• Point de vue de Ibrahima ••
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Je rencontre Noora au jardin public. Elle arrive bien habillée. Je la trouve tellement belle que je n'arrive pas à détourner le regard.
— Salut.
— Salut.
— Tu vas bien ?
— Oui ça va et toi ?
— Ça va. On n'y va ?
— Oui.
On se met à marcher. Je lui achète une glace et après on s'installe sur un banc dans un jardin public. Je la regarde. Au bout d'un moment elle le constate et me demande :
— Pourquoi tu me regardes comme ça ?
— Je te trouve vraiment belle...
Elle sourit.
— Parle-moi de toi, je lui demande.
— Tu veux savoir quoi ?
— Tout ce qu'il y'a à savoir.
— Pourquoi ça t'intéresse ?
— Parce que je tiens à savoir là où je met les pieds.
Elle souris à nouveau et secoue la tête.
— Alors ? j'insiste. Qu'est-ce que je dois savoir ?
— Je ne sais même pas par où commencer...
— Tu as quel âge ? je trouve.
— 18 ans, me répond-elle.
Je failli pousser un soupir. Ma soeur m'a pourtant juré qu'elle était mineure. Cette garce ! Je suis sûre qu'elle a seulement fais ça pour me décourager.
— Tu vis avec tes parents ? je l'interroge à nouveaux.
Elle secoue la terre tout en léchant sa glace :
— Non, je vis chez une tante. Mon père est décédée quand j'avais 10ans.
Je garde le mutisme, surpris.
— Ma mère s'est remariée et elle s'est débarrassée de moi, elle poursuit. Elle m'a envoyé chez un oncle.
Elle continue :
— Sauf que le problème, c'est que keur bo deim tei bokkoci seiniy ñiaboot tôt ou tard dingalein xattal. Va venir un moment où ils ne vont plus pouvoir te supporter, où tu vas être de trop ...
Triste réalité, je me dis. C'est vrai que la tolérance chez les gens n'est pas infinie ...
— Du coup, reprend elle : ce qui s'est passé c'est que cet oncle chez qui ma mère m'a envoyé a fini par m'envoyer chez un autre oncle parce que sa femme et ses enfants ne me supportait plus. Sauf là aussi j'ai pas duré, cet oncle aussi m'a envoyé chez un autre oncle parce que apparemment : il ne pouvait plus me nourrir en plus de ses enfants. Puis cet oncle encore m'a envoyé chez un autre, encore et encore la même histoire. Cette boucle n'a pas cessé de se poursuivre, pendant que ma mère elle elle a eu d'autres enfants et elle m'a oublié.