L'amour est beau ...Oui, l'amour est beau, jusqu'au moment où il commence à devenir une épreuve. Aimer ne rime pas forcément avec la facilité. Aimer amène le plus souvent à faire des sacrifices, à accepter de souffrir ou encore, à optemperé face au...
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• Suite Point de vue de Mamadou •••
J'entre dans la chambre de ma mère en me disant que je n'aime pas l'odeur de l'hôpital. C'est un torture. Je ne le savais pas jusqu'à maintenant mais, cela me stresse définitivement...
Ma mère est tranquillement couchée sur son lit, en train de prendre son petit déjeuner. En me voyant, elle esquisse un grand sourire, malgré ses traits tiraillés par l'épuisement.
— Salam alaykum, je la salue en refermant la porte.
— Wa alaykum salam, me répond-elle. T'es là ?
Je m'approche d'elle en hochant la tête :
— Ouais. Comment tu vas ?
— Je vais bien. Je suis juste sur le point de vomir à cause de cette bouillie perfide ...
Elle remue la bouillie en question en faisant une moue de dégoût. Je ris et lui dis :
— Sois forte. Tu vas bientôt sortir.
— Je l'espère, j'en peux plus.
Elle relève ensuite la tête vers moi et me demande :
— Tu as amené les garçons à l'école ?
— Oui. D'ailleurs je ne t'ai pas dit, je les ai amenés chez grand-mère paternelle, le temps que tu sortes.
— Et elle a dit quoi ? s'inquiète-t-elle.
— Rien, je hausse les épaules. Elle était plutôt contente.
En m'entendant dire cela, elle sourit, hoche la tête et murmure :
— C'est vrai, elle les aime beaucoup. Tu as eu raison de les avoir amenés là-bas.
Après ces mots, elle continue de manger sa bouillie avec la même expression. J'en profite pour tirer la chaise à côté et m'installer.
— Je t'ai amené des habits de rechange, je lui dis en lui montrant le sac d'habits.
— Merci, fait-elle. C'est gentil.
Je pose le sac à côté de la commode puis m'adosse au dos du siège. Je la regarde ensuite manger en me demandant si c'est moi ou si elle a vraiment maigri. J'ai l'impression qu'elle est devenue plus fine. Je me trompe ? ... De temps en temps aussi elle s'arrête pour reprendre sa respiration, comme si ça lui coûtait.
Inquiet, je lui demande, les sourcils froncés :
— T'es sûre que ça va ?
Elle lève le regard vers moi et me fait son sourire habituel. Celui qui veut me faire croire qu'elle va bien.
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