À cœur ouvert 2

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Point de vue de Madou
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Je rentre chez moi et je tombe sur mon père accompagné de deux autres personnes âgés qui se dirigent au salon.

— Venez, allons nous installer, leur dit-il.

Je vais me tenir à côté de mon frère Omario qui suivait aussi la scène discrètement. Je lui demande, curieux :

— Ñi ñioy ñian ( Qui sont-ils ) ?

— C'est les parents de Jojo askip, m'annonce t'il.

Je fronce les sourcils.

— Viens, allons dehors, me dit-il.

Je secoue la tête et lui répond :

— Non je reste, cette discussion m'intéresse.

Il me regarde interogativemment.

— Lucci sa yoon ? me demande t'il alors.

Je lui lance un regard foudroyant et lui sommes :

— Xam, va-t-en et laisse moi tranquille.

Impoli qu'il est, il secoue la tête et part. Je le regarde disparaîtrez en apposant un regard noir sur sa silhouette. Et j'espère qu'il l'a bien ressenti.

Je me reconcentre ensuite sur la scène qui se déroulait devant moi :

— Mba yénangi am Jiam bu baax, leur demande mon père.

— Sante Yalla Alhamdoulillah, fait le père de Jojo.

— Doxei ngeine nadj deh ...

— Ah guisnga deh, am luñiou yeukeuti rek warko dox.

— Deugla kay. Mais bismillah. Yein lagniouy deglou.

— Waw, ñioun deh, commence t'il alors : amnagn kersa sax ci suñiou teeway gi. Ndaxtei, biñiouy mudjier guissei, amna anam bumu deimewon bo xamni ñiongi kay reucciu lu bari.

Je manque de glousser. C'est vrai que la dernière fois qu'ils se sont vus, apparemment ils ont renvoyés mes parents sans aucun scrupule. Je trouve donc logique qu'ils aient honte. Franchement...

Mon père de son côté secoue la tête et lui dit :

— Deedeet, amul solo.

— Yakaruñiou won sax ni buñioufi ñieuwei dingein ñiou terro ni, rajoute notre invité. Wax deug Yalla amnagn kersa lool ci jiakarlo gi. Et avant toute chose, moi et ma femme nous tenons à vous presenter nos excuses pour cette mésentente.

— Amul solo, répète mon père, la tête humblement abaissé.

— Nous tenons également à vous remercier profondément pour tout ce que vous avez fait pour notre fille.

— Ñioko bok, fait mon père. Mom da deim boutique ba sax mais xamnani suffi neekon tewei jiotay wi.

— Deugla. En tout cas dal ñiun xamuñiou vraiment nan lagn lein di fayei. Bulein neexon li yeup du lein ci feik mais vraiment def ngein lu rafeet.

— C'est normal, dama xamni budoon suñiou dom la aussi vous auriez fait la même chose, leur répond-il.

— Évidemment... ils murmurent.

Je les regarde arborer tout les deux un air suspect, comme s'ils n'étaient pas vraiment sûrs de cela. Et cela ne m'étonne guère. Je doute sincèrement qu'ils l'auraient fait.

Après ce léger moment de gêne, le père de Jojo reprend la parole :

— Legi nak li neewon suñiou tank ganaw kadou yoyou moy que dañio beugona récupérer suñiou dom.

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