Le pardon

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Suite
Point de vue de Madou
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Toujours de marbre, je me répète : Puma ? La Puma ? Celle que je connais ? Non, ce n'est pas possible.

- Je t'attends, dépêche-toi s'il te plaît c'est urgent ! fait-elle brièvement avant de raccrocher.

Je reste un moment penaud, la mine ahurie. Puma ? La Puma que je connais ? L'unique ? Xalé bu sadique bobou ? Elle est revenue ? Où a-t-elle trouvé mon numéro d'ailleurs ? Et puis, minute ! Qu'est-ce qu'elle me veut, celle-là ? Pourquoi veut-elle me voir ?

Je me lève puis m'approche de Ibrahima. Me voyant arrivé, il m'interroge :

- Qu'es-ce qu'il y'a ?

- C'est Puma, je lui annonce.

À cela il sursaute et me regarde avec étonnement. Je le fixe dans les yeux et témoigne de son bouleversement, les murs qu'il avait érigés s'effondre un à un devant mon regard. Je suis presque désolé de le lui avoir dit.

Quelques minutes plus tard, on se retrouve sur ma moto après avoir fui de la maison et laissé en plan tous les autres. Vous vous demandez certainement pourquoi Ibrahim est concernée par cette appelle ? Il l'est parceque, ce qu'il faut savoir, c'est que la personne qui vient de me contacter est étonnamment son ex.

- Enlève tes bras ! lui dis-je.

- Non...

- Enlève tes bras, p*tain, tu me gênes là !

- Ferme-la, j'ai dit non !

- Mais tu ne vois pas que j'ai du mal à conduire avec tes gros membres autour de moi ? Retire, nan !?

- Va chier. J'enlève pas. T'as qu'à conduire doucement !

C'est vrai que j'étais en train d'accélérer, mais quand même...

- Sal*pard, si t'avais autant peur de la vitesse, alors pourquoi tu m'as suivi ?

- Ferme ta g**ule, ça te regarde pas !

Je drape comme pas possible pour me venger. Le mec, je crois qu'il a vu sa vie défiler devant ses yeux, il crie comme une fillette :

- Madou, wallay, je vais te tuer ! Je vais te tuer !

Je commence à rire alors que lui, il allait se pisser dessus derrière. En plus, il s'accroche tellement à moi que j'étouffe ! Cependant, ça m'amuse aussi, alors je fais des zigzags sur la route. Derrière, les voitures klaxonnent, mais Ibrahim crie tellement dans mes oreilles que je n'entends plus rien.

- Ah, mais arrête ! Arrête de jouer comme ça ! C'est pas drôle, je vais n*quer tes morts.

Je ris un moment avant de me remettre à conduire normalement.

- La prochaine fois que tu me dis ta gue**e, damay todj moto bi ! je le menace.

- Va ch*er et je ne te parle plus, alors ferme-la ! me répond-il, légèrement énervé.

Pourtant, le mec, il fait genre "je t'en veux" et tout, mais malgré cela, il n'a toujours pas enlevé ses bras ! Il me serre encore la taille.

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