La Penitence des Hommes 2

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Suite
Point de vue Mamadou
••

   Je me racle la gorge puis commence à dire à Daba :

— Je tenais avant toute chose à m'excuser. Je t'ai fais tant de mal, et je m'en excuse énormément.

Titillée par mes mots, elle esquisse un sourire amer et me dis :

— Tu ne sais même pas à quel point ...

Oui, je ne le sais pas mais je commence à avoir une idée. Avant que je ne puisse reprendre, elle me demande en croisant les bras, :

— As-tu conscience du nombre de fois où j'ai souffert de ton absence, de cette distance que as instauré entre nous ? De ce défaut de communication que tu as créé ?

Assailli par la honte, je baisse la tête. Non, je ne le sais vraiment pas mais j'imagine, que c'est incalculable.

— Tu sais, reprend-elle, j'ai essayé maintes et maintes fois de me rapprocher de toi, de savoir ce qui n'allait pas. Je croyais que tu avais des problèmes, c'est pour ça que je ne t'ai jamais brusquer. J'étais persuadée qu'il y'avait une raison valable derrière ton étrange attitude. Je te faisais confiance. J'étais bien loin de me douter, que pendant tout ce temps, tu allais plus que bien et que tu étais au contraire entrain de t'amuser avec une autre fille.

Je secoue la tête :

— Je te promet que je ne m'amusais pas avec une autre fille ...

— Alors que faisiez vous exactement ? Tu veux me faire croire que j'ai tord ? Que mes yeux ce sont trompés ? Que ce que j'ai vu et ce que je crois sont complètement différents ?

— Je sais que tu as du mal à y croire mais je t'assure que tel est le cas.

— Foutaises !

— Écoute moi, je te promet que je ne te mens pas.

Elle secoue la tête simplement, sans un mot de plus. Je la jauge et je vois une personne épuisée mentalement, épuisée de cette relation, épuisée de ma personne. On dirait même, que le fait de me regarder lui est insoutenable au point où elle évite de le faire. Mon cœur se serre. À ce stade, je dois la dégoûter.

Afin de lui remonter le morale, je trouve judicieux de lui dire,

— Tu as raison, tu as été une copine exemplaire. Je suis parfaitement d'accord lorsque tu dis que tu as toujours essayé de t'impliquer dans ma vie, de te soucier de moi. C'est vrai, tu n'as jamais rien voulu que de me témoigner ton soutien, d'être là pour moi. Je t'assure, j'ai bien vu tout les efforts que tu faisais, tes appels, tes messages ... Je sais même que tu n'arrêtais pas de demander de mes nouvelles à mes amis ...

Elle secoue la tête et me dis amèrement :

— Je ne penses pas que tout ça t'ai importé. Toutes ces choses que j'ai faites pour toi, tout cet l'intérêt que je te portait, l'amour que je te vouait, je ne pense pas que ça t'ai importé ne serais-ce qu'une seule fois. D'ailleurs, je me demande même si cette relation ai déjà compté pour toi ...

— Elle a compté, je réponds aussitôt, je te l'assure.

Elle glousse, à la limite amusée par mon audace.

— Eh bah ce n'est pas ce que tu m'as montré, me dit-elle. Tu sais ce que je pense ? Je pense que si tu y croyait vraiment, que tu me considérai réellement comme ta copine, tu aurais fait de moi ta confidente et tu m'aurais tout dis. Tu n'aurai pas eu de secrets pour moi, duma tok bay lacc ci lan nga neik. En tant que ta copine, so amei problem warnga wara mana ñieuw bacci mane nga diss mako wayei dara, Mamadou mane xamalumala dara. Je n'ai aucune idée de ce que tu vis, je ne sais pas ce que tu endure. Et pourtant j'ai essayé, j'ai fais tout ce que je pouvais pour que tu me parles, en vain. Tu as cessé de me rendre visite, et tu ne réponds même plus à mes messages.

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