Mars 2025, Milan
PDV Victoire
Deux mois se sont écoulés depuis mon retour de la maternité et je commence tout doucement à me remettre de l'accouchement. Benjamin et moi commençons également à nous sentir plus à l'aise dans notre nouveau rôle de parents, les conseils de nos parents étant d'une grande aide. Je reprend le travail dans 2 mois et je sais par avance que je vais avoir du mal à me séparer de mes filles bien que le travail me manque parfois. J'écris parfois des articles depuis le salon mais j'ai besoin de retrouver le journalisme de terrain, celui pour lequel je travaille.
En parlant de travail, benji est de retour de son entraînement et visiblement, il est de mauvaise humeur. Sois il n'est pas sur la liste de la sélection, sois il y est mais ne jouera pas un seul match, comme d'habitude depuis longtemps. Il pose ses affaires dans l'entrée, vient dans le salon et m'embrasse.
Ben; Je vais en sélection. Mais je ne jouerais pas.
Moi; Comment le sais tu ?
Ben; Je le sais, c'est tout. Depuis le temps, je commence à m'y faire.
Moi; On verra bien, tu va peut-être rentrer sur le terrain à un moment ou un autre.
Ben; Je ne sais pas, je me suis habitué a ce rôle de chauffeur de banc, dit il avec un léger rire.
Je ris également bien qu'au fond de moi, je me sens triste pour lui. Il a tellement donné depuis son jeune âge pour intégrer la sélection et le voir mis sur le banc sans raison me fait mal au cœur. Nous restons quelques minutes dans le salon sans rien dire avant qu'il n'aille prendre une douche. Je vais dans la chambre de nos filles pour voir si elles sont réveillées et seule Aurore l'est. Je la prend dans mes bras et m'installe dans le coin de la pièce pour lui donner à manger. J'adore avoir mes bébés dans mes bras, je suis une vrai maman poule. Une fois fini, je la garde dans mes bras et me dirige vers le salon, la pose sur son tapis de jeu et fonce amener Alice à ses côtés. Benji s'installe au sol et joue avec nos filles pendant que je fonce sous la douche.
PDV Benjamin
Lundi 17 mars 2025, Clairefontaine
Me revoilà au centre de sélection, prêt à chauffer le banc. Je suis heureux de retrouver mes coéquipiers, retrouver les terrains et le maillot bleu. Je monte ma valise dans la chambre qui m'est attribué, pose mes affaires et souffle un bon coup avant d'ouvrir la fenêtre et de me jeter sur le lit. Nous ne resterons pas longtemps à Clairefontaine puisque nous partons dans deux jours pour la Croatie. Autant laisser mes affaires dans ma valise. L'entraînement ne commence que dans deux heures, j'ai le temps de faire une petite sieste. Du moins, c'est ce que je pensais puisque j'ai un homme qui me saute dessus, comme si de rien n'était.
Théo; Benjiiiii, comme va mon copain ?
Je rigole avant de le pousser sur le coté, il se laisse carrément tomber par terre. Je le laisse se relever, il s'assoit sur mon lit comme si il était chez lui. Au lieu de dormir, nous discutons et partons à l'entraînement toujours côte à côte. Ca fait du bien de le revoir, bien que nous habitions dans la même ville, nous évitons de nous voir en dehors de la sélection, par rapport aux supporters de nos clubs.
Deux jours plus tard, nous partons pour la Croatie. Pendant le vol, j'écoute de la musique sans vraiment parler à qui que ce soit, préférant être dans mes pensées. Même durant le trajet en bus qui nous conduit à l'hôtel, mes écouteurs restent dans mes oreilles. Ca me fait du bien d'être seul avec la musique parfois.
Le lendemain, c'est effectivement sur le banc que je commence la rencontre. Je soutiens mes coéquipiers, bien évidemment, mais j'ai très envie de sauter sur le terrain pour taper dans la balle. Le match se termine avec une victoire pour l'équipe Croate, ce qui me fait terriblement mal. Même en étant sur le banc, je suis triste pour mes coéquipiers qui se sont donnés tellement de mal pour gagner ce match.
PDV Victoire
Benjamin est sensé revenir demain a la maison, après avoir passer deux matchs sur le banc. Je commence sérieusement à avoir la haine envers le sélectionneurs. Je comprend qu'il doit faire des choix mais pourquoi laisser benji sur le banc ? Dans ce cas, qu'il soit clair avec lui au lieu de le faire patienter et lui donner de faux espoirs, non seulement ca en devient lourd pour mon mari mais cela pèse également sur la famille. Je me retient vraiment de faire un article assassin sur ce sélectionneur. C'est la sonnerie de mon portable qui me fait revenir à la raison.
Benji; Coucou princesse, comment tu va ?
Moi; Ca peut aller et toi ? Pas trop déçus d'être rester sur le banc ?
Benji; Cela ne me fait plus rien à force. Comment vont mes petites princesses ?
Moi; Elles vont bien mais j'ai hâte que tu rentre. Elles ne font que donner des coups de pieds a chaque fois que je les change, il n'y à qu'avec toi qu'elles arrivent à rester calme.
En m'entendant parler, il explose de rire et commence à se prendre pour le centre du monde, ce qui m'amuse, je dois l'avouer. Il parle pendant plusieurs minutes du fait qu'il est le meilleur papa du monde en ajoutant des mimiques a son dialogue et je ne peux m'empêcher d'éclater de rire aux éclats.
Benji; Attend, respire s'il te plaît, je n'ai pas fini de me vanter.
C'en est trop pour moi qui pleure de rire. J'en rajoute histoire de gonfler son égo, ce qui évidemment, l'amuse encore plus. Notre conversation dure plus de 30min, la moitié étant benji qui se lance des lauriers. Je sais déjà qu'il va recommencer demain, quand il va rentrer à la maison. J'irais le récupérer à l'aéroport avec nos filles, je sais que cela lui fera plaisir. Et j'espère que ma petite surprise lui fera plaisir aussi.
Pendant ce temps, je me tâte vraiment à faire un article sur la fédération française de football et sa gestion désastreuse des joueurs. Je me tâte vraiment à écrire...
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Toi et moi
FanfictionBenjamin est footballeur, Victoire est journaliste. Tout deux vivent un amour parfait dans lequel se mêle vie privée et vie professionnel. Et malgré les difficultés, rien ne les séparent... TW: harcèlement, tentative de suicide, pensées suicidai...
