Venin

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Tous ces efforts annulés
Me font reprendre des granulés
Des pilules colorées
Qui pour mon trépas sont honorées.
Aujourd'hui
Qui n'est pas endolori ?

Des soucis on en aura
On injecte de la mort au rat
Dans d'abjectes sépultures
Qui nous font office de culture.

Me concernant je trouve ça consternant,
Je dénie entièrement les phases de l'enterrement,
J'ai trempé mon serment dans venin du serpent.
Poème en guise d'investissement et d'avertissement :
Subitement, le pélican peut devenir lycaon.
Je ne parle plus à mon cœur : il m'a l'air distant
Il pleure à mon oreille, il est inexistant,
Défaitiste enfleuré d'un peu de chèvrefeuille
Pour cacher sa lâcheté qui pourtant me crève l'œil.
Et soi-disant qu'en ce moment c'est l'appauvrissement
Ne soyez pas médisants, malgré l'abrutissement
De la décence vous avez pourvu à l'abolissement
Je sais depuis mes dix ans que toute la police ment.
Je déteste tout des lois : leurs artisans
Leurs assistants les appliquant,
Leurs tenants leurs aboutissants
Comme je déteste la foi et le Vatican.

Parfois le quotidien est un dîner sans épices,
Sa fausse résipiscence changée en Manneken-Pis.
Brûler mon drapeau, brûler la fleur de lys,
Brûler l'indifférence racine de leurs délices.

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