Les piverts

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Sur un sombre ciel d'azur
S'est figée cette imposture
Mais à l'ombre de ta masure
Tu fixes les vains augures
Et t'aimer sans toi est si dur

A ton entrée sur la scène
Tu fis pleurer ta marraine
Te voilà bloqué dans l'arène
Quand j'implore qu'on te ramène

Et quand les autres vocifèrent
En ennemis, qu'il faut s'y faire
Ils abattent les gosses d'hier
Qui là-bas s'égosillèrent...
Je suis un arbre, un conifère
Martelé par les becs de piverts
Qui dans mon cerveau prolifèrent
Un concert bien mortifère...

Et voilà qu'ils se rassasient
De mes larmes, de sang cramoisi
Ton image face à mon aphasie
Je ne sais plus t'écrire

Où es-tu donc mon damascène
Toi qui subissait l'anathème ?
Ne vois-tu donc pas qu'on m'assène
Des soucis, des coups par centaine...
Cet écrit est le pénultième
Dès le premier je n'étais plus le même,
Le dernier, injure inhumaine,
Est que jamais tu ne surviennes...

PoésieOù les histoires vivent. Découvrez maintenant