Le vieux pêcheur toute la nuit durant
Avait jeté sa ligne dans les fonds.
Malgré la lune de son regard la mer surplombant
Il n’y eut pas l’ombre infime d’un poisson.
Cela faisait huit heures...
Mais l’ancien avait du cran,
De la mer il était le greffon,
Mal luné parfois, perdu en son subconscient
Mais jamais très loin de sa passion...
Cela faisait neuf heures...
Les temps avaient vu fuir le frai,
Le fretin, les gros butins et leur sang d’encre.
L’océan s’était tu en vue qu’il effraie,
C’est certain, les lots de marins et leurs ancres.
Cela faisait dix heures...
Malgré sa confiance, le pêcheur depuis trois jours s’en revenait bredouille :
Trois jours à ne rien vendre au marché local,
Trois jours inquiet à l’heure d’insérer la chandelle dans la douille
Du bougeoir, ne rien prendre dans cet infini bocal.
Cela faisait onze heures...
Où donc les belles années s’étaient-elles égarées ?
Un pêcheur sans soutien de sa marée n’est qu’un orphelin.
Où donc les basanés mérous se sont-ils cachés ?
Ces nageurs, roussins mariés des flots, grands fifrelins.
Cela faisait quatre jours...
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Poésie
PoesiaUn recueil un peu fourre-tout qui regroupe tous mes poèmes non-canon trouvables dans d'autres recueils ainsi que des inspirations poétiques. Si vous désirez lire de la poésie en toute détente, je pense que vous pourrez trouver ici votre bonheur.
