Attention, contenu final pouvant en choquer certain. Je vous aurais prévenu ! Ne lisez que par plaisir ! ;)
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Point de vue de Lawrence:
Je contemplais les informations télévisées depuis un quart d'heure relatant les événements de l'attentat dans Berlin quant je sentis le vibreur de mon téléphone se manifester dans ma poche de combinaison. En soupirant, je décrochais afin de savoir de quoi il s'agissait.
_ Allô ?
_ Oui Lawrence... Je viens d'avoir des nouvelles. Pierre Lorentz est à l'hôpital dans un état plus que critique. Tu ne penses pas que cela déstabilisera encore plus cette fille aux visions ? En plus, je crois que d'après certaines sources, il y aurait le fils du Chef de Conseil auprès d'eux... J'ai une petite idée que je leur réserve ...
_ Bien. Bon rapport. Au revoir, on se revoit lors de la réunion du Premier Brillant.
"Bip"
Je lançai rageusement mon portable sur ma couchette. Mon demi-frère avait été touché... Je ne savais pas comment réagir. Ce qu'avait dit Victor était juste, cela déstabiliserait forcément ma garce de soeur mais savoir que mon frère lui-même avait été victime de l'attentat me touchait profondément.
Cela me faisait mal au coeur ... Je me sentais coupable de la condition dans laquelle je l'avais projeté en ordonnant cette attaque surprise à Berlin.
Je secouai la tête afin de repenser aux conseils glorifiants et brillants de mon cher père. Il me répétait constamment:
_ Ma fille, la vraie famille est celle qui se tuerait pour toi. Moi, je le ferais certainement et toi, tu le ferais réciproquement pour moi, n'est-ce pas ? Alors tu n'es pas sans savoir que la petite Marianne est un grand danger pour nous tous. Tu dois l'anéantir, la rendre hors de nuire. Tu le ferais Lawrence ?
_ Ou-oui père. Bien sûr que je me tuerais pour votre brillante personne.
_ C'est bien mon coeur, dit-il en me caressant les cheveux. Tu es un bon soldat. Un jour puisses-tu me rendre fier de toi si tu vois ce que je veux dire...
Assise le dos collé au mur de ma modeste chambre, je serais les poings à me faire craquer les phalanges. Mon esprit savait pertinemment au fond de lui que je me faisais inconsciemment manipuler par ce père qui n'en était pas un. L'annonce du coma de Pierre me rendait fragile. Je doutais maintenant de la personne en qui j'avais placé ma confiance: mon père.
Devrais-je continuer à le suivre aveuglement ?
Le problème était qu'il ne fallait en aucun cas qu'il ne découvre ma défiance grandissante.
Une alarme rouge vif clignota au dessus de mon lit. Chaque matin, à la lueur du jour, mon père faisait subir à ses hommes un entrainement commando des plus intenses. Si on le ratait par malheur, on devait encaisser une vingtaine de pompes et les gifles du Chef de groupe. C'était l'humiliation, la pire des punitions que recevait un des brillants. Pourquoi ce sentiment là plutôt qu'un autre ?
Tout simplement que pendant toute leur vie, les Brillants n'avaient jamais connu réellement l'échec du fait de leurs capacités intellectuelles immenses. Ils ne connaissaient pas les limites de leur cerveau. En somme, pas de limite, pas de honte ni de dégoût pour soi-même. Leur égo était devenu surdimensionné depuis leur arrivée dans les troupes de mon père.
Tout à mes réflexions qui finissaient par me faire peser le pour et le contre de ce nouveau monde, j'enfilai un uniforme noir comme les ténèbres et quittai avec hâte la seule pièce dans laquelle je pouvais aisément réfléchir.
J'arpentai les couloirs et sortie sous le regard amusé de mes camarades. La fille du Chef est sortie. J'allai en mettre à terre uk de plus pour me défouler. Sans pitié, je me positionnai face à mon adversaire du jour. Les muscles arqués et le dos voûté prête à attaquer, l'homme imposant sauta vers moi en effectuant une roulade parfaitement exécutée. Il était sous moi mais contrôlait la situation.
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Marianne, Clairvoyance
AdventureMarianne, Jeune fille devra supporter les coups en douce de sa soeur détestable. Grâce à son don de clairvoyance, elle se retrouvera rapidement au milieu d'un grand secret de famille. Monde torturé, don...
