Chapitre 29 :

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Le sheriff et toute son équipe partirent sans réfléchir en direction de la salle d'opération. Moi, j'étais toujours par terre la tête de Stiles posée sur mes jambes, la main posée sur sa tempe. Ses yeux n'étaient toujours pas fermés, je lui demandais de tenir bon le temps qu'un infirmier arrive avec le matériel nécessaire pour le recoudre.

"Il est revenu pour moi ...

-Qui est revenu pour toi Stiles ?

-Il était là, comme à la station essence.

-De qui est ce que tu parles Stiles ?

-Se n'est personne, c'est quelque chose qui n'a rien d'humain ..."

L'infirmier arrivait en courant, les outils nécessaires à la main, s'approcha de nous et commença à recoudre la tempe de mon petit ami. N'étant pas anesthésié, je le voyais qui lutait contre l'envie de crier de douleur. Je pris sa main dans la mienne afin qu'il puisse la serrer et ne pas oublier que je suis là pour le soutenir. Sa force avait nettement diminuée mais je sentais qu'il puisait dans ses dernière ressources pour ne pas craquer. Les jointures de ses mains étaient devenus blanches, ses doigts entouraient les miens à la perfection. Je n'avais qu'une envie, prendre toute sa douleur pour moi, la faire sortir de son petit corps fragile. J'essayais d'en prendre petite dose par petite dose, pour ne pas qu'il s'évanouisse et pour ne pas non plus m'affaiblir en cas de danger.

"Je suis vraiment désolé, je sais que ça fait mal mais soyez fort il n'y en a plus pour très longtemps."

L'infirmier essayait lui de le soutenir par ses paroles en essayant d'aller le plus vite possible pour abréger ses souffrances. Ses mains ne tremblaient pas du tout, il semblait sure dans ses mouvements. Plus il faisait un point de suture, et plus je voyais la plaie se refermer, plus je me sentais libéré, même si je ne savais toujours pas qui avait attaquer Stiles ... Deux fois de suite ! Mais il allait sérieusement le regretter, c'était une promesse que je me faisais à moi même.

"Voilà tout est terminé, il va avoir la tête qui tourne demain au réveil. Vous feriez mieux de rentrer tous les deux, vu se qu'il s'est passé en salle d'opération. Je vais vous donner une boite d'antidouleur pour demain matin. Venez."

Je me redressa portant Stiles en Princesse jusqu'au comptoir où l'infirmier me donna comme promis une boite de comprimé pour Stiles.

Son père étant partit immédiatement après le retour inattendu de Stiles, j'avais décidé de l'emmener loin de tout ce massacre, en sécurité chez moi, là où je pourrais veiller sur lui toute la nuit. Même si ça risque de mettre en colère le sheriff je vais jouer la carte de la sécurité. De toute manière, je n'ai pas vu l'ampleur des dégâts en salle d'opération, mais je pense qu'il va travailler une bonne partie de la nuit, je ne préfère pas savoir Stiles tout seul ce soir.

"Vous verrez bien comment il se sent demain matin, sinon il peut en prendre un au réveil en mangeant son petit déjeuner, et ensuite attendre toutes les quatre heures.

-Bien, en tout cas merci beaucoup, pour tout se que vous avez fait ce soir.

-C'est mon travail, ne vous en faite pas."

L'infirmier me lança un dernier sourire tout en me donnant une légère tape sur l'épaule, et on se salua. Je plaça la boite dans ma poche de ma veste, repris correctement Stiles pour ne pas qu'il tombe, et allais sortir de l'hôpital avant d'être interrompu.

"Sheriff ! Que s'est-il passé là bas ?"

Par curiosité je me suis retourné, tenant toujours Stiles fermement dans mes bras, son père et ses hommes étaient revenus avec des têtes jusque par terre, leurs bras couvert de sang qui n'était pas le leur.

"C'est un véritable carnage là bas, personne ne s'en est sortit.

-Mais qui à fait ça ? Un employé de notre hôpital ?

-Je n'en sais rien, les blessures de vos collègues n'ont pas été faite par un objet contendant, ça ressemble plus à des griffures d'animaux.

-Qu'est ce que vous racontez ! Aucun animal n'aurait pu entrer sans qu'on le voit !

-Pourtant c'est bien le cas.

-Non tout se que vous voulez c'est étouffer l'affaire comme d'habitude ! Vous ne savez rien régler, vous pensez gérer la situation alors que tout vous échappe. Ce soir dix de nos collègues sont morts à cause de votre incompétence."

Toutes ou presque toutes les personnes présentes dans l'hôpital étaient à présent en cercle autour du sheriff et de ses hommes, en colère. Tous criaient plus fort les uns que les autres, et pour une fois le père de Stiles ne disait rien. J'allais continuer ma route, quant à nouveau, au bout de deux pas, je fut interrompu par une phrase troublante.

"Qu'est ce qui nous dit que ce n'est pas votre fils ? Comment expliquez vous que Stiles soit le seul survivant ?

-Mon fils n'a rien à voir là dedans, ce n'est qu'un adolescent.

-Pourtant durant l'affaire Hale, vous n'aviez vu aucune autre alternative vis à vis du cadet de la famille ! Vous avez accusé Derek, puisqu'il était le seul survivant du massacre ! Pourquoi le jugement serait différent pour votre fils ?

-Je suis d'accord ! Surtout que depuis des années vous détestait Derek Hale, et bon nombre de cette ville ont vu votre fils en compagnie de celui-ci.

-Stiles traine avec le fils Hale depuis des semaines maintenant, et vous voulez nous faire croire qu'il n'y est pour rien ?!

-Il mérite le même sort que n'importe lequel d'entre nous !"

Le père de Stiles ne disait plus rien, je ne savais pas si cela présageait de bonnes intensions où non. Je ne décidais donc pas d'attendre une réponse, je sortis de l'hôpital sans réfléchir, monta dans ma voiture avec Stiles et nous conduisis jusque chez moi.

Je roulais comme un malade, grillant les feux, et dépassant toutes les limites des vitesses, jusqu'à arriver devant mon loft. Je porta à nouveau Stiles jusqu'à l'intérieur, et une fois chose faite, je l'allongea sur mon lit, tirant la couverture sur son corps endormit.

Je marcha jusque dans la cuisine, m'assis par terre et me mis à réfléchir sérieusement à la situation.

Comment j'allais régler le problème de cette chose non-humaine ? Comment j'allais gérer le père de Stiles quand il découvrira que j'ai emmené son fils sans le prévenir ? Et Stiles, comment il réagira demain matin quand je lui raconterais tous ça ? Devrais-je lui dire pour les habitants de Beacon Hills qui le jugent coupable de la mort de dix infirmiers ? Oui, clairement je dois lui dire, il m'en voudra si je ne lui dit pas. Et surtout, si cette affaire venait à s'ouvrir, et que Stiles est suspecté, comment vais-je faire pour l'innocenter ? Sans pour autant passer pour un fou, et faire ça avant que Stiles passe lui même pour un dingue en défendant sa cause. Je suis clairement dans la merde ...

Dangerous RelationshipOù les histoires vivent. Découvrez maintenant