Chapitre 20

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Je suis présentement en train de chercher le foutu numéro de téléphone de mon cousin Jake. Nous nous sommes perdu de vue depuis qu’il est tombé dans la drogue. Disons qu’il ne me manque pas trop. Mais il a toujours eu quelque chose à me devoir. Lors de notre préadolescence, je m’étais arrangé pour que la fille dont il avait un œil dessus lui demande à sortir avec. Et ça à marché. Et d’après les dernières nouvelles, ils sont toujours ensemble. 

J’ai un service à lui demander. Il me doit bien ça, hein. BON! Enfin. J’ai eu la brillante idée de l’ajouter dans mes contacts sur mon cellulaire. Jake McGowen. 

Je clique sur le bouton vert et attend. 

-Si c’est Frank raccroche. Dit-une voix grave.

-Euh, et si ce n’est pas Frank? Dis-je. 

-C’est qui? Dit la voix, d’un ton très bête.

-Ta cousine Romy. Dis-je d’une voix aigue et très enjoué. Pour le taquiner.

-Hein? Qu’est-ce que tu fou à m’appeler? 

-J’ai un service à te demander. 

-Yo, ça fait 4 ans qu’on ne s’est pas vu. Pourquoi tu m’appels MOI, pour te rendre un service?

Je soupire. 

-Parce que, t’es le seul gars que je connaisse qui fait partie d’une gang de rue et qui pourrait me procurer une arme!

-What the fuck? Pourquoi tu veux une arme?

-Pour jardiner. Dis-je en roulant les yeux. 

-Sérieux.

-Pas de t’es affaires. Dis-je, sèchement.

(Mais non, pour tuer l’assassin de mon père)

-Et pourquoi je te rendrais un service?

Je souris.

-Es-tu encore avec Melissa? Dis-je.

-Oui..?

-Bin c’est ça. 

Je le sens rouler les yeux. 

-Ah oui. C’est vrai… Mais, si tu veux une arme, promets-moi que tu ne me mets pas dans ton trouble. J’en ai assez déjà comme ça.

-Promis.

-Et tu devras payer 300$. 

-Promis. 

-C’est dangereux, tu sais, se mêler dans ces affaires là.

-M’en fou.

Il soupire.

-D’accord. Rejoins-moi ce soir à minuit derrière la pizzeria. 

-Ce soir? Déjà?

-Bah quand alors? 

-Ok. À ce soir. Dis-je en tapant des mains.

Il raccroche. 

Mon dieu. Il est bon en affaire lui. Mais… Merde! Je n’ai pas 300 $ pour ce soir, moi! Comme je suis conne…

Je regarde l’heure. Midi. Il faut que j’aille prendre mes médicaments. Je vais dans la salle de bain et prends un cachet. Je regarde mon reflet dans le miroir. Je fais sérieusement pitié. J’ai les joues creuses, les hanches osseuses… Je peux sentir parfaitement chaque vertèbre de ma colonne vertébrale avec mes doigts dans mon dos. J’ai la peau blanche, des cernes pendent sous mes yeux. Plus aucuns des mes pantalons me fait sans ceinture. Quelle joie. 

Je vais dire un petit bonjour à papa et maman et retourne à la maison me faire bronzer avec mamie sur la terrasse. Je m’endors et me réveil que quand je remarque que le soleil se couche. Je regarde et voit que mamie est toujours profondément assoupie. J’en profite pour faire quelque chose dont je vais avoir des remords toute ma vie. Qui est assez courte ma foi. Je vais dans la chambre de mamie et fouille dans ses tiroirs. J’y trouve 75$. Un bon début. Je prends les billets dans mes mains en me mordant la lèvre. Je les glisse dans ma poche. J’ai 25$ dans mon portefeuille. Ça fait 100$, il m’en manque 200. Je les lui donnerai plus tard. Ou jamais. Si je meurs avant de pouvoir rembourser. Cette pensée me fait des frissons dans chaque parcelle de ma peau. 

Je monte à ma chambre me changer. Je décide de m’amuser et de porte un style « gangster ». Disons que je n’irai pas à ce rendez-vous avec mon chandail rose écrit : « I’m a banana » que je porte pour dormir. J’opte plutôt pour un jean et une veste noire. 

Moi et mamie soupons puis écoutons un film. 

-Bonne nuit chérie. Me dit-elle en me faisant un bisou sur le front.

-Bonne nuit mamie. Dis-je.

Elle va dans sa chambre se coucher. J’attends 1 heure pour s’assurer qu’elle dorme et je sors silencieusement de la maison. Il fait frisquet dehors.

Je croise mes bras contre mon corps pour garder le plus de chaleur possible en frissonnant. Je marche dans la rue. C’est rare que j’y sois dans une telle noirceur. Seuls les lampadaires laissent une faible lumière circulaire sur la route. Je marche donc jusqu’au point de rendez-vous. Je m’appuis sur le mur de brique et mets ma capuche. Je regarde nerveusement de gauche à droite. Je sens soudain une main me frapper l’épaule et je pousse un petit cri. Je me retourne et voix un homme avec une casquette. 

-Wo. Tu es Romy? Dit la personne.

-Ou-oui. Dis-je. 

-T’as l’argent? 

Je lui donne les billets de ma poche à sa main.

-Pas dans une enveloppe? Il soupire. Bon, je les prends quand même. 

-T’es qui au juste?

-Un mec. Qui a ton arme dans son manteau et qui veux juste du fric. Tout le monde m’appel D.

-Mais j’ai pas 300$... 

-Tu plaisantes? Dit-il en comptant l’argent malgré la pénombre. Oublies-ça. Dit-il sur un ton un peu amusé. 

Je le regarde se retourner et marcher.

-Attends! Dis-je. 

-Mmh?

-Je suis la cousine de Jake. Je te promets les 300$ d’ici un mois. 

-Pourquoi je te ferais confiance?

-T’as mon nom. Tu sais où j’habite. Jake à mon numéro. Bref. 

Il soupire. Il met sa main dans l’encolure de son manteau et en extirpe un sac en papier brun. Il en y sort une arme et la glisse à l’intérieur de mon pantalon. Il en prend la peine pour me pincer les fesses sans aucune gêne. Je pousse un petit hoquet. 

-D’accord. Dit-il en soupirant, son souffle chaud contre mon coup. Mais ce sera 350. Gamine. Dit-il, d’une voix terrifiante. Il fait mine de partir mais se retourne, m’effrayant encore plus. 

-Mais si tu ne me donne pas l’argent… Dit-il en me fixant

Il forme un cercle avec son pouce et son index et y insère son majeure en faisant des va et vient en grimaçant. Connard.

Je frisonne suite à son rire semi-démoniaque. Il part et me laisse seule, avec une arme dans les pants’. 

Vengeance *terminée*Où les histoires vivent. Découvrez maintenant