Chapitre 40 Hadrien

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Trois mots et tout change. Ces trois mots me redonne un espoir fou et réveille en moi ce sentiment profond de possessivité. Ma femme, mon cœur, celle qui porte mon enfant m'aime. Elle m'aime, moi, un des mecs les plus imparfaits qui traîne derrière lui pas mal de casseroles et une famille plus que bancale. Ces trois petits mots me donnent la confiance en l'avenir qui me manquait jusqu'alors et je suis certain désormais que tout se passera bien.

Je la dépose délicatement sur le lit et mon regard accroche immédiatement le sien. J'ai l'impression de voir enfin claire en elle. Je vois dans ses yeux le reflet de mes sentiments.

-J'ai besoin de toi mon ange, d'être en toi, de te faire l'amour!

-Je t'en prie, j'en ai besoin aussi. Me répond-t-elle.

Alors je m'exécute et la libère de son jogging en coton et découvre avec grand plaisir qu'elle ne porte aucun sous-vêtements. Mon regard la scanne comme pour mémoriser chacun des détails de sa peau et mes yeux s'arrêtent sur l'arrondi de son ventre. Putain, c'est arrivé quand ça ? J'ai l'impression que ça fait des semaines que je ne l'ai pas vue car cette petite bosse était encore invisible, il y a quelques jours.

-Tu as vu ça ? Je l'interroge en posant mes doigts sur le renflement de son ventre. C'est dingue non ?

Elle hoche la tête timidement. Je pose le plat de ma main et réalise la fermeté de cette rondeur. Oh mon dieu. La réalité me frappe violement et je me redresse pour m'adosser contre la tête de lit alors qu'elle est encore allongée complétement nue à me regarder. Elle se tourne pour me faire face en posant sa tête sur sa main. Elle est magnifique.

-Ca va ?

-Ouais ... je vais ... enfin je viens de comprendre que ... putain c'est moi qui ai fait ça ! Tu porte un petit bout de moi et il a déjà commencé à se faire une place. Est-ce-que tu le sens ? C'est comment ?

-Ben, en fait, je ne sens pas grand-chose. J'ai eu une sensation bizarre tout à l'heure, comme des petites bulles qui éclatent mais je pense que c'est trop tôt pour que ce soit ces mouvements. Je pense plutôt que c'est lié à la modification de mon corps. Tu ne trouve pas bizarre que ce soit déjà aussi enflé ?

-Non, pourquoi ? Tu es toute fine d'habitude, ça doit être pour cette raison que ça se voit si vite. Tu ne te sens pas bien ?

-Si, si. C'est juste que ... c'est rapide, tu vois !

-Je vais appeler la gynéco demain et on prendra un autre rendez-vous, ok ?

Elle hoche de nouveau la tête.

-Du coup, tu ne veux plus me faire ... enfin tu vois ?

-Tu rigoles là ? Bordel, il faut absolument que je marque mon territoire et tu es tellement belle complétement nue devant moi que je crois que je n'ai jamais été aussi dur. J'ai besoin de toi, j'ai besoin de te sentir maintenant mais je ne veux être certain que tu en as envie aussi et que tu ne risque pas de te fatiguer.

Ses joues s'empourprent et elle glousse discrètement. Elle tend la main vers moi et attrape mon tee-shirt pour me tirer à elle. Je ne me fais pas prier et retrouve le confort de ses bras et la chaleur de sa peau.

Mes vêtements s'envolent rapidement et ma bouche se pose sur son téton. Ses seins paraissent plus denses, plus lourds et l'aréole de son mamelon plus foncée. Elle réagit immédiatement à mon contact en se cambrant vers moi comme si je l'avais brulée. J'ai bien l'impression que ces deux là sont encore plus sensibles. Mes doigts glissent le long de ses flancs puis de ses hanches pour finir par retrouver la moiteur de son entrejambe. Elle est trempée et le léger gémissement qui franchit ses lèvres fait perler une première goute de sperme au bout de mon gland. Il faut absolument que je sois en elle.

Comme si elle avait compris mon besoin elle balance ses hanches vers moi, me faisant comprendre qu'elle est, elle aussi, en manque. Je me place entre ses jambes écartées et caresse son point le plus sensible à l'aide de ma bite. Ses yeux se révulsent et son corps me réclame. C'est sans attendre que je m'enfonce en elle jusqu'à la garde en prenant soin de ne pas cogner le plâtre ni de lui faire mal.

Un cri lui échappe suivi d'un soupir de pur plaisir. J'entame les premiers vas et vient en ayant l'impression d'être à ma place, d'avoir comblé le vide que je ressentais depuis notre dispute et d'avoir retrouvé ma moitié.

-Je t'aime, putain tu ne peux pas savoir à quel point je t'aime et à quel point tu m'as manqué. J'aime ton sale caractère, j'aime ton corps de déesse, j'aime ta timidité mais aussi les moments où tu sors tes griffes.

Je ponctue chacune de mes paroles par un coup de rein.

-J'aime la petite bosse sur ton ventre et le petit grain de riz qui s'y cache. J'aime tes énormes seins qui balancent chaque fois que je m'enfonce en toi ! J'aime quand ... ton corps est secoué de tremblements comme maintenant et quand ... (je glisse ma main entre nous pour caresser son clitoris) tu es sur le point de jouir et de convulser en serrant ma queue dans ton ... putain de merde comment c'est bon !

Son sexe enserre le mien dans de violents spasmes et je réponds aussitôt en jouissant plus fort que jamais. Je m'écroule dans ces bras en prenant soin de ne pas l'écraser ni d'appuyer sur son plâtre.

-Je t'aime ma petite chatte ! Je lui souffle dans le creux de l'oreille. Pardonne-moi, je t'en supplie ?

-Je t'aime aussi Hadrien, et je ne sais même plus pourquoi je t'en voulais. Reste avec moi s'il te plait, j'ai besoin de ... tu m'as manqué.

Ses yeux se font brillants et une larme solitaire s'échappe et roule le long de sa joue.

-Mais pourquoi tu pleures ?

- En fait, je n'en sais rien. Ce sont ces saletés d'hormones !

J'éclate de rire et elle aussi, et comme deux fous on passe les vingt minutes suivantes à pouffer sans raison. Enfin calmé, je me redresse, attrape mon caleçon et l'enfile. Elle me fixe pour tenter de découvrir où je compte aller.

J'ouvre la commode à la recherche de quelque chose pour la couvrir mais le premier tiroir contient un stock phénoménal de nourriture.

-Ah bah j'ai compris d'où vient la bosse sur ton ventre !

Je manque de peu un oreiller qui vole vers moi et rebondi contre le mur. J'ouvre le deuxième tiroir et attrape un de mes tee-shirt qu'elle avait dû me voler.

-Ca fait longtemps que je pensais l'avoir perdu celui la !

Un sourire étire ses joues et ses yeux se plissent.

-Allez enfile-le !

Elle s'exécute et dès qu'elle est couverte, je glisse mes bras sous ses épaules et ses cuisses pour la soulever et la forcer à rejoindre notre chambre. Elle ne proteste pas, au contraire, elle se blottit contre mon torse nu et semble inspirer profondément. Je rêve où elle vient de respirer mon odeur ? Mon petit coté macho se réveille et c'est fièrement que je la dépose sur notre lit.

-Tu peux l'enlever maintenant, je voulais juste éviter que Joyce te reluque si on la croisait dans le couloir.

Je jette mon caleçon au pied du lit et me glisse sous la couette en collant mon corps contre le sien, son dos contre mon torse. Ma main se pose machinalement sur le renflement de son ventre et ma tête se niche au creux de son coup.

-Est-ce que tu as faim ?

-Je meurs de faim ! Me répond-elle.

J'attrape mon téléphone posé sur la table de nuit.

-Pizza ou chinois ?

-Les deux ?

-Tes désirs sont des ordres ma petite chatte !


 

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