Chapitre 7 Hadrien

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Je suis dans un bar du quartier, en tête à tête avec un bon verre de whisky. Mon pote Sam m'a lâchement abandonné pour aller se taper une petite brunette plutôt pas mal et moi j'ai envoyé chier toutes les meufs qui se sont aventurées à m'adresser la parole. Je suis vraiment con parce qu'un petit coup vite aurait eu plus d'effet que la brulure du whisky. Je suis en mode déprime, obsédé par cette fille limite bipolaire aux cheveux bicolores et au caractère de MERDE !

J'avale mon verre d'une traite et me lève pour aller rejoindre ma voiture mais je sens mon téléphone vibrer dans ma poche. Le temps que je l'attrape, l'appel est passé sur messagerie. Laura ? Pourquoi m'appelle-t-elle ?

Je suis sur le point de la rappeler quand je m'aperçois qu'elle m'a laissé un message vocal.

-Ouais, je sais tu dois me détester alors tu te dis pourquoi cette casse-couilles m'appelle ? Et bien figure toi que je suis assise sur un trottoir pas loin de chez ce CONNARD d'Alban, comme tu aimes à l'appeler. J'ai dû me fouler la cheville et certainement me bousiller le poignet parce que comme une cruche je me suis trompé de porte en m'échappant et j'ai dû escalader un portail iMMense ! Ouais je sais, je ne suis pas une grande sportive. En plus j'ai déchiré mon pantalon et ... à ouais en fait on voit même la couleur de ma culotte ! Enfin bref si tu pouvais, je ne sais pas, venir me chercher par exemple et me ramener à la maison, ça m'arrangerai mais trooooooop !!! Allez s'il te plait rappel moi.

C'est quoi ce message ? Elle a bu ?

-Tu es ou ? J'arrive. Je lui envoie par sms.

-Rue de la liberté, devant le numéro 69 ! C bon remballe ton grand sourire et grouille stp, Ya des gens louches ici !

Quand j'arrive dans la rue, Laura est en effet étalée de tout son long sur le trottoir, sa tête repose contre le mur du bâtiment et ses yeux regarde dans le vide. Elle est fascinante !

Je coupe le contact et descends de ma voiture.

-Si tu me dis que cet abruti a essayé de te toucher, je te jure que je vais aller lui exploser la gueule !

-Mais non, Had, il avait juste envie de quelque chose qui ne m'intéressait pas.

Je m'agenouille devant elle et attrape sa cheville Elle trésaille de douleur mais je ne manque pas de remarquer qu'en effet, elle porte une culotte bleue en coton. La blessure n'est, je pense, pas gravissime mais elle risque de boiter pendant une semaine et il va absolument falloir y appliquer un anti inflammatoire.

- Montre-moi ton poignet !

Elle me tend la main pour que je puisse faire l'inventaire des dégâts. La chaleur du contact de ses petits doigts irradie dans tout mon corps mais j'essaie de faire abstraction de la sensation. Sa main porte la marque de griffures certainement dues au frottement sur le macadam et son pouce est légèrement gonflé.

-Je ne sais pas ce que tu as essayé de faire ma petite chatte, mais l'escalade c'est fini pour toi ! Tu peux marcher ?

Elle me rend un petit sourire timide et tente de se redresser avec difficulté. Je la stoppe dans ses mouvements, passe un bras dans son dos et l'autre en dessous de ses genoux. Je la soulève avec une étonnante facilité et me dirige vers ma voiture.

-Mais t'es pas bien Had ! Fais-moi descendre tout de suite !

-Arrête de gesticuler, on est quasiment arrivé. Tiens, ouvre la portière, j'ai les mains prises.

Ma main gauche la soutient sous les aisselles et mes doigts frôlent la naissance de sa poitrine. Ce contact est grisant mais il faut absolument que je me concentre sur le côté pratique de la chose et non sur la sensation de son corps pressé contre le mien, sur la vision érotique de ses fesses exposées ou sur le frôlement de ses seins contre mon torse et la caresse de ma main.

PLUS FORT QUE MOIOù les histoires vivent. Découvrez maintenant