Chapitre 25 Hadrien

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Après être passé rapidement chez moi récupérer des vêtements, je fais un saut au salon. Je salue John, Mélanie et Joyce puis je signe, difficilement de la main gauche, les chèques et documents officiels pour que Mélanie soit à jour dans la gestion des papiers. J'inspecte les lieux et signale les détails qui ne me conviennent pas : Problèmes d'hygiène, désordre, organisation des plannings etc.

Je fais le point avec Joyce sur les tatouages qu'elle a réalisé sur mes clients et l'interroge sur sa vie quotidienne à la maison étant donné que j'y suis rarement en ce moment. Elle est toujours installée dans ma chambre puisque, quand je dors chez moi, je squatte le lit de Laura pour retrouver son odeur qui commence à faiblir après plus de trois semaines d'absence.

Je fais un arrêt au restaurant chinois avec buffet à volonté pour me remplir le ventre avant de retourner retrouver ma déesse à l'hôpital.

J'arrive presque à la porte de sa chambre quand j'aperçois Clément qui fonce droit vers moi, le visage fermé. Putain il se passe quelque chose. J'accélère le pas pour le rejoindre et l'interroger.

-Qu'est-ce qu'il se ...

Je n'ai pas le temps de finir ma question que son poing entre en contact violemment avec ma joue. Ma tête est projetée en arrière et je perds l'équilibre. N'ayant l'usage que d'une main, je ne parviens pas à m'agripper à quelque chose et me retrouve allongé sur le sol. Je me relève rapidement, maintenant bien énervé. Mais que lui arrive-t-il encore ?

-Mais ça ne va vraiment pas Clément ? Je ne suis pas ton défouloir, s'il y a quelque chose qui ne va pas, tu ne peux pas simplement me le dire. Putain, je suis déjà bien amoché, t'abuses !

-Tu es vraiment un abruti de connard ! Et dire que je relativisais et que j'avais décidé que c'était inutile de t'en vouloir. Il a fallu que tu te comportes comme un immature pour changer. Je savais qu'on n'aurait jamais dû emménager chez toi !

-Tu m'expliques ? Parce que là, je ne pige rien à ce que tu me racontes et je ne vois vraiment pas ce que j'ai pu faire pour que tu sois dans un tel état d'énervement.

-Ah ouais ? Tu ne sais pas ? Tu as gâché sa vie, oui complétement. Après l'avoir impliqué dans un accident où elle a failli y passer à cause de ta jalousie déplacée, il a fallu que tu lui impose des responsabilités qu'elle ne devrait pas avoir à assumer. Tu es conscient qu'elle n'a que dix-huit ans ? Qu'elle devrait avoir la vie devant elle pour choisir quoi faire de son avenir.

Ouais je sais qu'elle a dix-huit ans et alors, je n'en ai pas cinquante non plus ! Je viens seulement d'en avoir vingt-cinq, je ne vois vraiment pas où est le problème. Lui imposer des responsabilités ? A part lui offrir un logement gratuit qu'elle doit entretenir un minimum, je n'ai aucune idée de ce à quoi il fait référence.

-Déjà tu vas te calmer parce que je pense qu'il doit y avoir un malentendu ! On va aller la voir et discuter a trois, ensuite on verra si c'est vraiment nécessaire d'en venir aux mains.

-Alors là tu rêves si tu crois que je vais t'autoriser à retourner la voir.

-Désolé de te rappeler Clément qu'elle est désormais consciente et complétement maîtresse de ses décisions, donc si elle accepte de me voir, tu n'y pourras rien.

-Elle est en pleurs, donc hors de question que tu passes la porte de sa chambre. Tu en as assez fait donc maintenant dégage de là !

-En pleurs ? Putain mais tu vas finir par me dire ce que j'ai fait pour que tu sois aussi vénère contre moi ?

Il me regarde comme s'il jaugeait si je méritais ou non de savoir.

-Tu l'as foutue en cloque ! Oui elle est enceinte, de quasiment un mois. Et maintenant il va falloir qu'elle choisisse si elle gâche son avenir pour élever ton gosse ou si elle préfère faire subir à son corps une nouvelle intervention médicale pour se débarrasser du petit être qui grandit en elle. Alors toujours aussi fier de toi ? Fait ce que tu sais si bien faire, comme avec tes parents ... Fuis !

Enceinte ? De moi ? Impossible, on a toujours utilisé des préservatifs à moins que ...?

Vendredi Matin : veille de l'accident


Je me réveille avec son petit corps blotti contre moi et ses membres emmêlés dans les miens. On dort chaque soir dans sa chambre pour ne pas éveiller les soupçons de Clément et bizarrement, je dors super bien quand elle est contre moi.

Je passe ma main le long de son bras puis de son dos et sa peau se couvre de chair de poule. Elle est hyper réceptive à mes caresses ma petite chatte. Elle se blottit un peu plus contre moi et le pli de son genou se cale sur mon érection. Il va vraiment falloir qu'elle se réveille bientôt pour qu'on puisse faire ce que projette mon esprit tordu.

Ses paupières papillonnent et la couleur dorée de ses iris accroche le vert des miens.

-Bonjour toi. Me chuchote t-elle en gesticulant pour se repositionner. Tu m'as l'air drôlement en forme ce matin.

-Oui et maintenant que tu es réveillée, il va falloir que je dépense toute cette énergie.

-Laisse-moi d'abord prendre une douche, Hadrien, s'il te plait ? En plus il va falloir que tu fasses vite car j'ai encore un examen aujourd'hui à dix heures. Me dit-elle en embrassant le coin de ma bouche.

Je soupire et acquiesce. Elle se redresse, attrape ses vêtements propres et quand elle ouvre la porte de sa chambre, elle trouve un mot de son frère scotché.

-Clément est déjà parti.

-Dans ce cas, hors de question que je te laisse prendre ta douche seule, on ira bien plus vite à deux. Dis-je en me levant du lit.

-Ou pas ?

-On va voir ça, surveille ta montre ! J'ai bien l'intention de te prendre brutalement et rapidement mais promis tu en auras pour ton argent.

Elle éclate de rire et court vers la salle de bain. Je passe par ma chambre pour attraper un caleçon et la rejoins dans la salle de douche. Quand j'arrive, l'eau coule déjà et la buée envahit la pièce.

J'entre nu dans la cabine et la plaque contre le carrelage. Son corps frissonne en entrant en contact avec les carreaux et mon érection se niche entre ses fesses. J'entreprends de lui dévorer la nuque alors qu'elle penche la tête sur le coté. Je la retourne brutalement pour pouvoir m'occuper de ses seins magnifiques et contempler l'harmonie de son corps rougi par la chaleur de l'eau. Je descends vers son intimité en déposant une ligne de baiser et finis à genou devant elle en positionnant sa jambe dont la cheville est blessée sur mon épaule. Ma bouche retrouve la moiteur de son sexe et ma langue fouille les plis de ses lèvres jusqu'à atteindre son petit bouton gonflé de désir. Sa tête retombe lourdement contre le carrelage alors qu'elle s'abandonne à l'orgasme qui la saisit violemment.

Je me redresse, la plaque de nouveau contre le mur et ses jambes entourent naturellement ma taille. Ma bite nichée dans la chaleur de sa chatte est prête à entrer en elle. D'un violent coup de rein, je redécouvre le plaisir d'être pris dans ce doux étau. La sensation est divine et je réalise que quelque chose à changé.

-Merde, j'ai oublié de mettre une capote.

Je suis sur le point de me retirer pour aller chercher ce qu'il nous faut quand elle m'arrête.

-Je prends la pilule depuis des années. Me susurre t-elle d'une voix rauque et excitée.

-Et je fais régulièrement des examens avec mon boulot. Je n'ai jamais baisé sans protection, je ne sais pas à quoi je pensais, je ...

-Continue. Me supplie t-elle. Il ne nous reste plus beaucoup de temps.

Je cède à sa supplique et reprends les vas et vient. Le jet de la douche me brule le dos et nos corps glissent l'un contre l'autre. Le frottement de mon pubis contre son clitoris la fait vite basculer et les spasmes qui compressent mon sexe provoquent mon orgasme. Je jouis violement en elle. Je la repose délicatement sur le sol du bac de douche pour reprendre mes esprits. La tête me tourne sans savoir si c'est dû à mon violent orgasme ou à la chaleur que dégage le jet d'eau. Waouh c'est dingue la sensation que procure le fait de faire l'amour sans aucune barrières.

PLUS FORT QUE MOIOù les histoires vivent. Découvrez maintenant