Chapitre dix-neuf - Partie deux

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       CHAPITRE XIX - Partie deux :

« - Je reprends, je dois te transmettre un de mes désirs... Personne n'est au courant à part vous deux, mais j'ai toujours rêvé de baiser avec une jeune comme toi, mais avec de cheveux courts...

Pardon ? ».

Danielle mit pose, encore une fois, à cause de mes injures et mes hurlements : « C'est quoi son putain de problème ! Il ne peut pas faire ça, il n'a pas le droit ! ». Je continuai d'hurler en essayant de voler la télécommande du lecteur multimédia que tient Danielle dans sa main gauche, loin de moi pour que je ne puisse pas éteindre ce que nous regardons depuis bien trop longtemps à mon goût. Je n'en peux plus de me faire du mal à regarder et entendre ce qu'ils lui disent. Ils ont des sérieux problèmes, surtout celui qui veut couper ses cheveux ! Pourquoi lui couper ? Ce n'est pas à lui à ce que je sache !

- Harry, ça me fait aussi mal que toi de regarder ceci, mais je veux voir s'ils lui mettent une putain de balle entre les deux yeux ou bien dans le cœur. Quand on les retrouvera, j'espère pouvoir coller un poing à chacun d'entre eux dans leur face qui me fait vomir ! déclara Danielle en s'énervant légèrement. Elle est aussi énervée que moi, mais je crois que je vais briser tout ce qu'il y a sur mon passage. Tout ce qui est à porter de main.

- Si tu continues comme ça, tu m'achèves, soit t'arrête soit je m'en vais dans le bar le plus proche pour me saouler un bon coup afin d'oublier tout ce que nous venons de regarder ! je la menaçais, elle arrêtera ce « film » au moins.

- S'il faut que tu sois attaché pour ne pas aller te saouler, je t'attacherai à ton propre canapé, Harry, me répondit-elle d'un ton à la fois amusé, à la fois menaçant.

Je me tais et laisse les larmes coulées le long de mes joues tandis-ce que Danielle continue de pleurer elle-aussi en me toisant du regard. Elle appuya une énième fois sur ce bouton play. La voix du vieille homme reprit après s'être muni de la paire de ciseaux en inox.  Il la tendit au plus jeune.

Allie se débattait, limite, elle sautait de sa chaise en secouant sa tête dans tous les sens. Elle pleurait et essayait d'hurler mais le morceau de tissu dans sa bouche couvrait les cris, sûrement perçants.

- Arrête de te débattre ! De toute façon, tu es attachée et à moi ! criait l'homme à la cagoule verte en prenant la tête de ma copine entre ses deux grandes mains ridées. Il prit les cheveux châtains d'Allie et les remontait au fur et à mesure pour voir ce qui lui irait le mieux. Que dis-tu de couper juste en dessous des oreilles, un joli carré ? s'il fait ça, je le retrouve, je lui retire ses tripes et je les fais bouffer au chien de Danielle et son corps, je le réduis en poussière !

Allie recommença à secouer de la tête et elle réussit à enlever le mouchoir de sa bouche. Elle hurla : « Ne toucher pas à mes cheveux... ». Elle criait entre deux sanglots.

- Pourquoi ça ? Tu serais mignonne avec un carré, non ? ricanait-il en prenant le ciseau des mains du plus jeune.

Je vous en supplie... Laissez-moi partir et je ne dirai rien à personne, je vous le jure, je ne reviendrais même plus à Londres, je partirai loin d'ici...

Allie ? Ne plus revenir ? C'est encore plus dur de penser qu'elle ne reviendrait plus à la maison que si elle meurt. Je ne la reverrai plus, elle ne me parlerait plus, nous n'aurions plus d'avenir ensemble. Plus rien. Fini. Elle ne serait plus jamais dans mes bras, elle ne m'embrasserait plus, elle ne me dirait pas de mots doux le matin pour me réveiller. Ma vie sans elle se résume au désespoir et à la solitude. Et je finirai par me tuer, une bonne fois pour toute.

Where Are You ? // h.sDes histoires addictives. Découvrez maintenant