21. J'ai le droit de jubiler ?

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GAVIN


Le soleil se cache derrière les nuages aujourd'hui. Je reste dans mes pensées le temps d'arriver à l'aérodrome, Rick conduit en fredonnant sur la musique de la radio et je n'arrête pas de regarder mon téléphone toutes les trente secondes.

Les deux jours sont passés vite. Beaucoup trop vite. J'aurais bien voulu avoir deux ou trois journées supplémentaires pour davantage profiter, ça me laisse un goût amer dans la bouche...

Je disjoncte.

J'essaye de penser à autre chose qu'à ses gémissements dans mon cou qui m'ont rendu complètement dingue.

Il y a des embouteillages sur la route alors qu'il n'est même pas sept heures du matin, je discute avec Rick qui me fait savoir que leur petite fille va bien et qu'il est content d'être papa. Ça me fait plaisir de prendre de ses nouvelles même si l'on se voit souvent, mais je profite aujourd'hui du temps que nous avons pour discuter.

Le problème, c'est que je suis clairement incapable de pouvoir me concentrer plus de trois minutes à cause d'elle. Amanda est peut-être restée deux jours chez moi et la plupart du temps dans mon lit ou bien contre le réfrigérateur, mais j'ai l'impression que ce laps de temps en sa compagnie m'a suffi pour être accro.

Tout partait d'une légère pique, d'une réponse sarcastique, d'une raillerie désobligeante, d'un comportement déclencheur de libido pour que je trouve l'excuse de la prendre sans préambule. Elle répondait à mes à-coups de la plus belle façon qu'il soit et réagissait même lorsque mon doigt frôlait son tatouage hier matin lorsqu'elle dormait nue sur le ventre.

Je vous avais dit aussi, qu'elle avait de sublimes fossettes au-dessus des fesses ? C'est vraiment adorable...

- Rick, je... Je pense que je vais dormir un peu, dis-je soudainement.

Tu aurais dû le faire hier soir... me souffle ma conscience.

Au lieu de ça, je me suis contenté de suivre mes envies de coucher comme une bête avec Amanda. Elle l'avait cherché, mais est-ce une excuse ? Elle m'a honnêtement dit qu'elle profitait de manger chez moi avant de rentrer et faire sa valise, mais en descendant les escaliers, elle a étrangement perdu son legging, enfilé une de mes chemises ainsi que son t-shirt à brettelles qu'elle est passée prendre plus tôt.

Je n'ai pas résisté bien longtemps et elle non plus. Son entrecuisse était trempé quand je l'ai sucé pendant qu'elle tirait mes cheveux. Oui, nous avons remis le couvert. Et bien comme il faut.

- Je te réveillerai en arrivant. D'ici vingt minutes, je pense.

- Merci.

Il me rend un sourire avant que je ne ferme les yeux, je revois de nouveau cette poitrine laiteuse sous mon nez qui me nargue sérieusement et je mords ma bouche en me souvenant de la sienne jouant avec ma lèvre d'une manière atrocement sensuelle.

J'arrête de suite en me rappelant que je suis censé dormir. Je commence sérieusement à être atteint de cette chose que je m'étais interdit d'éprouver : l'attachement au partenaire de sexe.

Et je déclare solennellement aujourd'hui que je me suis mis dans les ennuis avant de fermer les yeux.

***

Nous arrivons avec cinq minutes de retard à l'aérodrome, Caleb n'a pas l'air fâché puisque j'apprends que les bouchons aujourd'hui ont retardé tout le monde, sauf Amanda visiblement d'humeur à rire avec cet Alexander et Shavon/Sharon. Je ne me souviens jamais de son nom exact.

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