~ Éclipse ~

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Julia fit avaler une pilule à l'adolescent à genoux. Ce médicament était distribué par les gardes. Les prisonniers devaient les avaler. Une fois dans l'organisme, ce bout de plastique faisait recracher tout ce qui était en trop dans le corps de son hôte. Ils utilisaient ces pilules pour éviter que les otages ne mangent trop.

 
  Guilias se mit à cracher trois fines lames de rasoirs, imbibés de fils de sang. Sa respiration était très lente. Il se releva peu à peu, en s'appuyant sur ses mains.

« T... Tu avais ça dans ton organisme ?! S'écria Attila.
- Vous pensez que c'est un coup des gardes ? Demanda Urak.
- Sûrement, répondit Saï, confiant.
- Peu importe... Nous allons partir. Reprit Guilias, en se relevant.
- Tu es sûr que tu vas tenir ? Continua Kila.
- Ne t'inquiètes pas. »

  La troupe se mit en marche. Elle n'était pas très loin de la sortie. Néanmoins les pièges peuplaient toute la route qui se dressait devant les fuyards.

  Alors que tout semblait bien se passer, Saï trébucha et activa une trappe contre son gré.

« Courez, tout le monde ! Hurla le fautif. »

  C'est en voyant des rochers tomber du plafond que tout le groupe commença à se hâter. Dans leurs courses, les fugitifs activèrent un second piège. Des flèches très aiguisées se mirent à fuser de tous les côtés. La troupe devait tournoyer autour de ces dernières pour espérer n'être qu'écorchée par ces bouts de bois pointus.

  Une flèche s'écrasa contre une réserve de charbon. Un peu de ce bois se retrouva sur le sol. Une autre perça un réservoir d'essence qui nappa les écorces noires. Une dernière se frotta si rapidement contre le sol que plusieurs étincelles explosèrent. En contact avec l'essence et le charbon, un immense feu se créa.

« Qu'est-ce qu'on fait, Attila ? Demanda Julia.
- Sautez. Sautez tous ! Le feu n'a pas atteint sa taille maximale, on peut encore limiter les dégâts ! »

  Tous suivirent l'ordre de leur aîné et passèrent par dessus les flammes. Tout le monde possédait un grand nombres de petites plaies sur le corps. Les flèches étaient trop rapide pour eux.

  La troupe se trouva devant la sortie. C'était une grande porte en bois.

« On devrait pouvoir l'ouvrir... Peut-être qu'il y a une salle de contrôle à l'étage. Je vais aller vous ouvrir. Expliqua Attila. »

  Les autres attendirent, pendant que leur leader se rendait en haut. Il vit une salle de contrôle en acier.

« Tiens... De l'acier... C'est bien la première fois que j'en vois... Ici, tout est en pierre ou bois. Le parquet, les murs, et même les armes. »

  Une lettre était posée sur une table grisâtre, ornée de racines. L'homme aux cheveux bleus l'attrapa avant de l'ouvrir.

« Attila, je suppose ? Tu es le seul capable de braver l'inconnu pour sauver tes amis. D'ailleurs, en parlant de tes camarades, j'ai une offre pour toi. Si tu les tue, en activant le levier à ta droite, je te ferai cadeau d'un pays entier... Mais si tu refuses, active celui à ta gauche. Mais vous serez traqué pour le restant de vos jours. Une dernière chose. Je ne t'ai pas menti sur la fonctionnalité des deux leviers. Alors fais le bon choix. Et fais-moi plaisir.

Le Gouverneur Mondial. »

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