Les questions se mirent à fuser dans la tête du leader. Il en devint rouge.
Devait-il sauver ses amis ? Privilégier l'amitié à l'avarice ? Ou bien, obtenir un pays entier dont il serait le maître ? Et si c'était un mensonge ? Et qu'au final il n'aurait rien ? Mais s'il décidait d'aider ses compagnons, il se fera traquer jusqu'à sa mort...
Ses jeunes frères d'armes comptent sur lui. Il est le plus adulte, il doit faire des sacrifices. Et puis, en se faisant traquer, peut-être qu'il y perdrait qu'un bras, qui sait ? Et peut-être que cette lettre n'est qu'une farce. Après tout, comment est-ce que le Gouverneur Mondial aurait pu deviner que ça serait lui qui monterait dans la salle de contrôle ? C'était impossible.
À cette instant, Attila se rappela de la raison de sa venue dans ce marché noir.
C'était un week-end. En sortant, l'enfant se fit kidnapper. Ses ravisseurs étaient des pédophiles. Quelques instants après l'acte, des policiers semblaient forcer la porte du repaire des criminels. Stressés, les enflures jetèrent le corps dénudé d'Attila dans une énorme marmite vide. Il senti des corps encore chauds derrière le sien. Ce n'étaient que les dizaines d'autres victimes de la pédophilie enfantine. C'est alors qu'un liquide grisâtre et épais s'écrasa sur le corps de l'enfant aux yeux et cheveux bleus. C'était du béton. En comprenant cela, l'enfant tenta de se débattre, en hurlant « JE VEUX VIVRE ! ». C'est alors qu'un de ses ravisseurs lui murmura : « La mort est une réalité. Alors pourquoi la fuir lorsqu'elle te tend les bras ? ». Attila avait cessé de se débattre tel une bête sauvage. De plus, les « policiers » qui venaient de forcer la porte étaient en réalité des gardes du marché noir. Ils prirent l'enfant et le sauvèrent à temps.
Le jeune homme reprit ses esprits. Sa main se posa sur le levier gauche, qui servait à ouvrir la porte. Avant de l'enclencher, Attila se mit à murmurer :
« Le point commun qu'on tous les humains est la mort. C'est une réalité. Alors si ma mort permet d'augmenter la vie de mes amis. Je n'hésiterai pas. Je me sacrifierai ! »
Le leader tira sur le levier, la porte s'ouvrit. Il avait enfin fait son choix après de longues minutes de cogitation.
De leur côté, les fugitifs voyaient la lumière du jour. Ils étaient heureux.
« Vous allez faire quoi les amis ? Demanda Julia.
- J'irai me faire de l'argent ! Ensuite je me trouverai un logement lorsque j'aurai un métier stable ! Avoua Saï.
- Je deviendrai boxeur, murmura Kila.
- Je vais tuer mes parents, puis je vais créer un groupe pour sauver les autres enfants coincés ici. Jamais la police ne nous aidera. Avoua Guilias, froidement.
- Tu peux compter sur nous pour t'aider ! Lui répondit Saï, un peu gêné par une telle idée.
- Merci de votre soutien.
- Allez Attila ! Rejoins nous ! Cria Ulak, en lui faisant signe. »Le concerné répondit également en faisant un geste de la main droite.
L'adolescent aux yeux dorés observait les grands bâtiments qui se dressaient devant eux. À part cela, il n'y avait rien. Aucun véhicule, aucun passants. Juste des lampadaires pour éclairer la nuit. Julia tomba au sol. Sans doute de fatigue, pensa Guilias. Tous se retournèrent et virent le corps de la jeune femme inanimée. Une flèche avait explosé la cervelle de la cible, en faisant tomber son œil gauche, qui roula quelques instants sur le sol.
« À COUVERT ! Hurla d'épouvante Urak. »
Une arbalète automatique en bois fusillait les fuyards. Saï se prit un projectile qui lui rasa la joue droite. Sa dentition était devenue visible. Du sang sorti en abondance de son énorme plaie.
« J... J... Je ne veux pas mourir... Aidez-moi... Les amis... Chuchota difficilement l'adolescent aux yeux marron et vert. Il leva faiblement son bras gauche vers ses camarades. »
Attila n'avait pas vue le carnage qui se passait, il s'apprêtait à rejoindre c'est compagnon. Pendant qu'il s'avançait, il fut brusquement arrêté. Son cœur se mit à palpiter. Aussi puissant qu'une explosion et avec un rythme époustouflant. Le regard du leader se dirigea vers ce qui l'empêchait d'avancer. Son regard devint apeuré. Il se mit à trembler d'effroi. Sa main gauche avait fermement attrapé le levier droit. Son âme était contre le choix qu'il avait prononcé. Le levier s'était baissé pendant qu'il avançait. Paniqué, l'homme aux cheveux bleus regarda par la fenêtre et vit la boucherie.
« C... C'EST DE MA FAUTE !... J... JE NE VOULAIS PAS... NON... »
Attila tomba sur le sol pendant plusieurs secondes. Avant de fuir. Il courait lâchement de toutes ses forces pour ne plus voir ces images.
« ATTENTION GUILIAS ! Cria Saï qui le prit dans ses bras pour le protéger. »
Des flèches venaient de condamner le lecteur. En lui privant de ses mouvements ; les tendons étaient touchés.
« ... J... Je vais vous aider ! Exclama Guilias, qui relevait son ami. »
Une cage s'ouvrit, c'est alors que cinq infâmes bestioles en sortirent : deux énormes araignées noirâtres avec des pupilles violettes et trois gargantuesques pythons à la peau noire.
En les voyant, Saï mit un coup de tête à l'adolescent qui le relavait.
« Laisses tomber ! Nous sommes fichus ! Il faut que tu partes ! Hurla le lecteur.
- Jamais je ne vous abandonnerai !
-... Guilias ! Julia est morte ! Ça va être notre tour car nous ne pouvons plus fuir. Si j'avance trop, je me viderai de mon sang ! Mais toi... Tu peux encore avancer... Fais-le pour nous ! Et retrouves Attila... Il est notre ami et court un grave danger ! Cria Urak, qui se venait de se faire déchiqueter les jambes par le serpent. Son sang repeint tout le sol d'un rouge foncé. Des larmes glissaient sur son affreux visage. »Le maudit allait tout de même les aider, c'est alors que le crâne de Julia s'écrasa sur lui. Elle avait été littéralement déchirée par les araignées, mais même elle voulait que son nouvel ami parte. Après avoir longuement expiré, et avoir fait couler quelques gouttes d'eaux, l'unique survivant du carnage commença à fuir. Il ne savait pas où il allait, mais il prit les jambes à son cou.
« Vies, Guilias... C'est notre dernier souhait... Murmura Saï, qui avait le visage dans la gueule du second serpent. Sa bouche se referma en éclatant le crâne du fugitif. »
Plus loin, sur une colline. Une jeune femme aux yeux bleus était debout. Elle contemplait l'horizon de ses yeux couleur diamants. Elle portait un voile blanc pour cacher son visage. Son identité devait rester secrète.
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Abysses
FantasíaUn homme maudit doit faire face à son destin tragique. Il empruntera la voie du carnage qui lui a été prescrite. À travers ses péripéties il rencontrera des ennemis toxiques. Qui d'eux ou de lui goûtera à une mort explicite ? Guilias s'élance sur u...