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Premier bisou

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Il s'empressa presque de quitter la chambre. Rester avec lui le rendait... étrangement nerveux. En revenant vers le laboratoire, il se rongeait les ongles.

Son collègue le regarda de travers.

« T'en as mis, du temps. »

Louis se mit à ranger ses affaires : le bureau était en désordre, et ça le dérangeait.

———

Putain qu'il s'ennuyait. Léon n'avait pas envie de dessiner ni de lire... Il avait trop fait ça depuis son arrivée.

Alors il s'allongea sur le dos, laissant le bord de ses genoux dépasser du lit. Ses bras glissèrent derrière sa tête, et il ferma les yeux. Dans cette position, son bas-ventre et ses aines apparaissaient clairement.

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Louis jeta un rapide coup d'œil à l'ordinateur.

Il plissa les yeux en regardant Léon, se demandant ce qu'il fabriquait dans une telle position.

« Mais qu'est-ce qu'il fiche...? »

———

Léon était littéralement perdu dans ses pensées. Il s'imaginait dehors, dans une forêt. Même s'il n'y avait jamais mis un pied, il la détaillait dans son esprit. Son temps passait ainsi.

Il s'ennuyait vraiment pour en arriver là.

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Louis passa toute la journée à s'occuper. Il alla bel et bien voir le directeur pour lui parler, mais n'eut aucune réponse immédiate.

La soirée se termina dans le calme.

Ce soir-là, Louis décida de rester au laboratoire, comme pour compenser son absence de la veille. Il était à nouveau seul, alors il finit par se dire qu'il pouvait vérifier si Léon allait bien. Sans trop réfléchir, il partit vers sa chambre.

———

Léon, lui, avait fini par quitter ses rêveries pour se mettre à dessiner.

Vers 20h30, il prit une douche, puis retourna dans sa chambre, éteignit la lumière et se mit au lit. Mais le sommeil ne venait pas.

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Soudain, la porte s'ouvrit. Louis entra dans la pièce et le fit sursauter.

En réalité, il était venu là presque sur un coup de tête : il n'avait pas vraiment prévu de lui rendre visite.

« Bonsoir... Tu dors déjà? »

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« Non... J'allais dormir, mais le sommeil ne vient pas. »

Léon s'assit sur son lit, gardant sa couverture sur lui pour cacher son corps presque nu.

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« Il est tôt pourtant. »

Louis paraissait nerveux.

« Je me demandais si on pouvait faire une expérience cette nuit. À vrai dire... Si tu veux, on pourrait sortir après. J'ai désactivé le système de surveillance. »

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« J'avais rien à faire... »

Léon le détailla de haut en bas. Il avait l'air bizarre, pas comme d'habitude.

« Quelle sorte d'expérience? Pour de vrai? Dehors ? »

———

Le scientifique jouait avec le bout de ses doigts en les fixant.

« Si tu préfères, on peut aller faire un tour dehors avant. Mais pas trop longtemps... J'aime pas vraiment l'extérieur. »

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Léon le regarda avec inquiétude. Il ne l'avait jamais vu ainsi.

« Après, comme ça j'aurai hâte à quelque chose pendant le test. »

———

— Ho, génial ! Désolé de faire un test à cette heure-ci, c'est pas dans mes habitudes. Pareil pour... pour sortir quelqu'un d'ici.

Puisque cela ne dérangeait pas Léon, Louis prit les devants et l'emmena vers une autre pièce. Ce n'était pas la salle d'injection, mais elle y ressemblait. À vrai dire, toutes les pièces étaient aménagées de la même façon ici.

———

« Ça me dérange pas l'heure... Ça passe le temps. »

Léon le suivit en silence.

———

Mais Louis, lui, se sentait bousculé : tout cela était trop loin de son programme habituel.

Il fit signe à Léon de s'asseoir sur le bord du lit.

« Il faut que tu sois calme, ça ira? »

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Léon s'assit en ricana doucement.

« Je le suis toujours, à vrai dire. »

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— Haha, c'est vrai, j'avais oublié.

Louis lui adressa un sourire avant de lui mettre quelque chose autour du bras.

« Ferme les yeux, alors. »

Quand il obéit, Louis attendit un moment... Rien ne se passa. Puis, pris d'un élan, il s'approcha et posa lentement ses lèvres sur les siennes, l'embrassant avec douceur.

Léon ferma les yeux et se laissa aller contre lui. Leurs souffles se mêlaient, légers et rapides. Louis posa ses mains froides sur les cuisses de Léon, doucement, comme pour le guider plus près de lui. Le baiser s'approfondit, tendre puis plus passionné, leurs lèvres glissant l'une contre l'autre, se cherchant, se redécouvrant.

Léon sentit un frisson parcourir son corps, ses mains froides effleurant timidement le torse de Louis, puis glissant dans son dos. Chaque contact, chaque mouvement était à la fois étrange et terriblement agréable. Il n'avait jamais ressenti ça, jamais été touché ainsi. Et pourtant, il ne voulait plus que ça cesse.

Louis, de son côté, laissait ses mains parcourir doucement le corps de Léon, explorant chaque mouvement, chaque frisson. Son cœur battait fort, mais il se sentait incroyablement vivant, chaque seconde le rapprochant davantage du jeune homme. Leur respiration s'accélérait, mais aucun des deux ne voulait rompre ce moment.

Léon glissa ses mains dans les cheveux de Louis, tirant légèrement, invitant à prolonger le contact. Louis répondit en pressant son corps contre le sien, laissant échapper un souffle chaud dans le cou du jeune garçon. Les secondes semblaient s'étirer, comme suspendues dans cette intimité nouvelle.

Après un moment, ils se séparèrent doucement, leurs fronts se touchant encore, respirant avec effort, les joues rougies. Léon ouvrit les yeux et croisa le regard de Louis, un mélange de surprise, de plaisir et de curiosité dans ses prunelles.

« Ça va aller... » ; souffle Louis avec un sourire léger, les mains toujours posées sur ses hanches.

Il se redressa légèrement, reprenant un peu de contenance, et ajouta, plus sérieux :

« Bon... Maintenant, on va sortir. »

Léon hocha timidement la tête, son cœur encore affolé, mais un sourire se dessinait sur ses lèvres.

Humain de laboratoire Des histoires addictives. Découvrez maintenant