L'arrivé

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Louis entra dans sa voiture et mit sa ceinture. Il se tourna vers Léon.

« Attache ta ceinture. »

Léon fit ce qu'on lui demandait, puis s'appuya la tête contre la vitre de la porte. Il ferma les yeux et se perdit dans ses pensées.

Louis démarra le véhicule, silencieusement. Il prit le volant pour diriger la voiture. Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent devant son appartement. Le laboratoire n'était pas très loin.

Léon resta silencieux, l'air triste, malgré le fait qu'il allait passer un moment chez celui qu'il aimait.

Louis gara la voiture calmement, détacha sa ceinture et sortit en premier.

« Viens. »

Léon se détacha à son tour et sortit, refermant doucement la portière derrière lui.

« C'est joli chez toi ! »

« Merci. »

Louis n'avait pas l'habitude d'inviter quelqu'un chez lui. Il sortit ses clés et ouvrit la porte de son appartement, spacieux et impeccablement rangé.

Léon le suivait, mal à l'aise.

« Tu es sûr que ça ne te dérange pas ? »

« Tant que tu respectes l'endroit, tout se passera bien. »

Louis retira sa veste et la posa sur le porte-manteau. Il se rendit compte qu'ils auraient peut-être dû apporter des vêtements.

« Promis. »

Léon vit que Louis le fixait un instant. Ses joues rougirent légèrement avant qu'il détourne le regard.

Louis poursuivit son chemin dans le couloir, traversant l'entrée pour rejoindre le salon. Il alluma la lumière et regarda l'heure : presque trois heures du matin. Le lendemain, c'était dimanche, il n'avait donc pas à travailler.

« Ça va toujours, tes blessures ? »

Léon observait autour de lui, un peu hésitant, tout en suivant Louis.

« Heu... Oui, oui... »

« Tant mieux alors. »

Louis monta à l'étage en s'attendant à ce que Léon le suive. Il ouvrit la porte de la salle de bain.

« C'est la salle de bain et les toilettes. Quoi que tu y fasses, je veux que l'endroit reste propre après ton passage. »

Léon entra silencieusement, observant l'endroit, paisible et immaculé.

« D'accord. »

« Bien. »

Louis ferma la porte et pointa une autre pièce du doigt.

« Là, c'est ma chambre. Sauf urgence, tu n'y mets pas les pieds. De toute façon, il n'y a rien d'intéressant. »

« D'accord. »

« Attends-moi ici. »

Louis alla dans sa chambre et revint quelques instants plus tard avec des couvertures.

« Je n'ai pas de chambre d'ami, mais le canapé, ça te va ? »

— D'accord.

Léon attendit sagement, regardant autour de lui. Quand Louis revint, il sortit de ses pensées pour le regarder.

« Oui, tant que ce n'est pas sur le sol, ça me va. »

Il lui fit un doux sourire. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas souri ; ça lui semblait presque étrange.

« Pff... Arrête de dire n'importe quoi... »

Louis plaisanta avant de descendre au salon et d'installer les coussins sur le canapé.

« Tu as besoin de quelque chose ? »

« Hm... Non, merci. »

Léon avait à peine perçu la plaisanterie. Il le suivit au salon et déposa les draps sur le canapé.

« D'accord, alors je te laisse. Si tu as besoin de quelque chose, je suis dans ma chambre. Ne touche à rien, s'il te plaît. »

« T'inquiète pas, je resterai couché. »

Léon lui sourit timidement avant de se replonger dans ses pensées.

« Je suis seul chez lui... Devant lui... Je dors ici... »

Ses joues rougirent et il baissa le regard vers le sol.

Louis inclina légèrement la tête, se demandant si tout allait bien à le voir rougir ainsi.

« Bien, alors... Je te laisse. Bonne nuit. »

Il se dirigea vers les escaliers.

Léon, gêné, leva les yeux vers lui.

« Bonne nuit... »

Quand Louis eut disparu, Léon enleva son chandail, laissant apparaître sa peau brûlée et blessée. Il retira son jean pour rester en boxer, installa son lit improvisé sur le canapé et s'allongea sur le dos, fermant les yeux.

Humain de laboratoire Où les histoires vivent. Découvrez maintenant