Louis avait passé les deux premiers jours à nettoyer son appartement et à s'occuper de ses fleurs. Quelque part c'était pas plus mal...
Ensuite, le troisième jour, il avait pris le temps d'aller rendre visite à sa sœur et à ses parents. Ça faisait très longtemps que ça n'était pas arrivé.
D'ailleurs ils n'étaient pas au courant de son projet, car tout ce qui se passait dans les laboratoires devait rester confidentiel !
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Ces derniers jours, Léon avait senti une baisse de chaleur dans sa chambre. Il n'y avait pas prêté attention vraiment, mais jusqu'au jour où il fut obligé de sortir de sa chambre après 4 jours isolé à rien faire.
Il était tellement fatigué, il tenait presque plus debout.
Un homme l'avait mis dans une grande salle où un lit et une table étaient posés.
Léon alla s'asseoir sur le lit en attendant la suite...
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L'homme était encore un différent des autres qui s'étaient occupés de lui jusque-là, enfin, Léon l'avait déjà croisé à plusieurs reprises tout de même.
Il arriva et le fit se coucher, avant de l'attacher au niveau des chevilles et des poignets.
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Louis se rendait compte que Léon lui manquait, mais il essayait de ne plus y penser et de se concentrer sur le moment présent et de profiter de sa famille.
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Jamais avant aujourd'hui, Léon avait été attaché pour un test. Cela le fit un peu paniquer et il regarda la lumière au-dessus de lui. Celle-ci lui tapait violemment les yeux, ce qui l'aveuglait. Ça lui faisait un peu mal aux yeux, mais bon... Il se demandait vraiment si l'attacher était si nécessaire.
« Pourquoi vous m'attachez..? »
Léon tira un peu ses poignets vers le haut, mais il était bien plaqué au lit pour pouvoir se défaire des attaches.
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Le scientifique avait l'air un peu plus âgé que les autres. Il était plutôt calme et presque serein. Après avoir vérifié qu'il était bien attaché, il se recula un peu.
« Car tu risques de bouger et ça serait embêtant. Mais toi, pourquoi tu parles ? »
Il plissa les yeux en le regardant.
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Léon commença un peu plus à paniquer, c'était pas normal qu'il soit autant soudé au lit... Puis il repensa à Louis, son cœur se serra et il arrêta de bouger, sa dépression reprit le dessus et le plongea dans ses pensées les plus profondes.
Il aurait pensé que Louis serait venu dans la nuit quand tout le monde serait parti pour le voir... Mais aucun signe de lui... Il lui en voulait sûrement...
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Rupert semblait préférer quand Léon se taisait et arrêtait de gigoter dans tous les sens.
Après quelques minutes, 103 se retrouvait avec plusieurs électrodes sur le corps. Rupert se recula une fois tout mis en place.
Il tendit le bras et tira un levier, ce qui activa la grosse machine qui se trouvait juste à côté de lui.
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Léon finit par fermer les yeux, trop agressé par la lumière.
Il se sentit touché sur tout son corps, mais n'y fit pas attention, jusqu'au moment où il sentit son corps brûler.
Il ouvrit rapidement les yeux en criant de toutes ses forces. C'était atroce...
Sur le lit, Léon essaya de tout faire pour se libérer en hurlant de souffrance.
Puis à un moment, plus rien. Plus de cri, ni de Léon qui essayait de s'enfuir du lit... Il était juste là, couché, la bouche entrouverte à regarder le plafond blanc.
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« Hm ? »
Rupert finit par couper la machine. Juste après, le courant de tout le bâtiment se coupa.
Tout le monde fut surpris. Rupert n'y était sans doute pas pour rien...
Il faisait tout noir et l'éclairage de secours s'alluma.
Quelques minutes après, la lumière revint. Mais l'état de Léon n'était pas celui attendu, alors il le traîna jusqu'à sa chambre.
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Léon n'avait plus aucune conscience de ce qui se passait autour de lui.
Il sentit l'homme le détacher et le porter, mais rien de plus.
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Il referma la porte derrière lui en se frottant les mains.
« On verra je suppose. »
Rupert était connu dans tout le laboratoire pour ses expériences complètement folles et dangereuses.
Il revint auprès des autres qui râlaient.
« Excusez-moi, c'était ma faute. »
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Quand Léon fut rentré dans sa chambre, il enleva immédiatement ses vêtements pour aller sous ses draps, dans son lit.
Il se demandait sérieusement c'était quoi tout ce délire.
Puis il finit par s'endormir, épuisé par tout ça.
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Rupert retournait alors à ses calculs sans se soucier de l'état de Léon. Il s'est dit qu'il verrait s'il y survivrait, après tout un cobaye reste un cobaye.
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Louis finit sa journée et revenait dans son appartement, bien tranquille.
L'état de sa sœur ne s'était pas amélioré. Il devait donc se dépêcher de faire un antidote.
Le quatrième jour était terminé, au moins la première moitié de la semaine était passée !
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Il finit par se réveiller dans la nuit en pleurs et en hurlant.
Sa peau lui brûlait énormément. Des rougeurs vives, sanglantes, étaient apparues sur tout son corps. Les décharges qu'il avait eues plus tôt lui avaient brûlé des cellules de peau, ce qui lui faisait une douleur atroce.
Il se leva difficilement de son lit pour aller dans la salle de bain, où il se mit nu pour entrer dans la douche et se faire couler de l'eau froide sur lui, ce qui diminua un peu la brûlure...
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Mais personne n'était resté de nuit au laboratoire pour surveiller quoi que ce soit...
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Louis avait pourtant passé une bonne journée, alors pourquoi fallait-il qu'il se réveille cette nuit, en sursaut et en sueur ? Peut-être qu'il venait de faire un cauchemar, en tout cas, il ne s'en souvenait pas...
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Léon resta toute la nuit sous l'eau froide, limite glacée.
Le lendemain, il alla sous ses draps, restant nu, pour ne pas irriter sa peau davantage.
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Humain de laboratoire
RomanceLéon est ce qu'on appelle un humain de laboratoire. Depuis sa naissance, il n'a connu que les murs froids d'un orphelinat expérimental. Aujourd'hui âgé de dix-sept ans, son destin bascule lorsqu'il est adopté par Louis, un scientifique influent d'un...
