On est sortis vite de cette autoroute. L'ambiance là bas était bizarre, bien trop tendue pour nous. Nous marchons le long un carrefour. Nous sommes arriver chez moi, à Tours. Plus de deux jours de marche. Au fond de moi, j'espère que mes parents sont pas morts, comme Hella. On est très loin du centre ville vu que nous sommes que au IKEA. Il nous reste, je dirais, une heure vue qu'on met seulement dix minutes en voiture. J'avoue que revenir ici me fait un drôle d'effet. Cette ville si vivante est vide, morte. On longe donc maintenant la SNCF. Un train est au milieu de la voie en dessous de nous.
Hugo : Tu nous fais enfin visiter ta ville !
Il rigole, mes proches amis avec lui.
Damien : Ça a changer. J'veux dire, il y'a plus de choses qu'avant.
Une pointe de nostalgie me pique. On marche, longeant le début de ville. Mon but ? Arriver au grand Auchan. Je l'avoue, c'est pas Tours-Centre mais Tours-Nord. C'est là bas que j'habitais en vérité. Le tram est toujours là, le restaurant chinois a changé par contre. Tours n'est pas une ville ensoleillée, mais là tout est plus sombre. Même pire que sur l'autoroute. Y'a des voitures brûlées, des panneaux cassés -révoltes des plus sang chaud-. Les boutiques sur notre gauche, ont elles aussi changées. Plus rien est comme avant, je retrouve pas ma ville mais plutôt ce qu'il en reste.
Je marche devant, les autres me suivant. Ils savent que rien peut m'arrêter. J'ai peur, tellement peur. Arrivés à l'arrêt de bus puis au rond-point, je m'arrête. Le Auchan. Les vitres sont protégées par des planches. Le parking au mille-et-une places est jonché de cadis. Une larme coule sur ma joue. Rien est comme avant. Je reprends ma course, traversant les routes vers la gauche. Tout est vandalisé. On longe toutes les grandes enseignes, les immeubles. On traverse les rails des voies des tramways. On longe la bibliothèque, arrivant devant mon collège. Je m'arrête devant le grillage de celui ci. Ça n'a plus rien avoir avec avant. Je secoue ma tête doucement et me remet en route.
Maxime : Eh...Eh Damien !
Je me retourne, ils sont loins derrière. Je souffle et m'arrête.
Maxime : Ralenti s'te plaît, toi tu connais par cœur mais pas nous, on a faillit te perdre !
Ils arrivent enfin à ma hauteur.
Damien : On est bientôt arrivé, d'accord ?
Ils me sourient, je me retourne et reprend. On marche, encore quinze minutes. Puis on arrive dans ma rue. Devant moi : l'immeuble de mes parents. J'escalade le petit portail -ayant l'habitude quand j'oubliais mes clés- et ouvre le portail. Ils passent. Nous traversons la petite cour puis arrivons devant la lourde porte pour entrer dans mon immeuble. La vitre a été cassée. On passe dedans. Nous voilà dans le hall avec à notre gauche toutes les boîtes aux lettres et à notre droite le grand miroir casser un peu partout. Je tremble, j'appréhende.
J'avance vers l'ascenseur et tourne dans le couloir de gauche. Il y'a les neuf portes comme avant. Les deux premières sont ouvertes. Ça sens le sang. J'avance tout doucement pour arriver à la fin du couloir, porte A009. Je souffle un bon coups et pose ma main sur la poignet. Hella me pousse en arrière.
Hella : Non Damien, on sait pas ce qu'il y'a derrière.
Je la regarde d'un regard noir et elle d'un regard malicieux. Je baisse la tête et laisse Hugo et Hella en avant. Valentin fait un décompte de trois puis ouvre la porte. Alors comme dans les séries policières, Hugo, Hella puis les autres entrent, leurs armes en main. Je rentre après eux. Les larmes me montent. Ça sens le sang. Ils ouvrent la premières porte : les toilettes, personne. La seconde : mon ancienne chambre, personne. Je souris innocemment, regardant ma chambre avec nostalgie. Je les entends ouvrir la salle de bain, celle de la chambre de mes parents. Je continus dans le petit couloir, ils sont tous arrêtés devant cette chambre. Ils ont la tête baissée. Mon cœur s'emballe. Je les pousse.
Ils sont là.
Dans leur lit. Leurs visages sans chair. C'est trop pour moi, je craque, pleurant toutes les larmes de mon corps. Je m'effondre par terre, murmurant des "non, non, non...". Thomas me relève et on continue dans cet appart'. J'ai mal au cœur. Je me vois enfant, ici. Je retombe au sol. Hugo me prend dans ses bras. Je cris, pleurs, tape son dos. Le carrelage est froid, comme avant.
On reste ici un petit moment.
@Consciencesse.
_hey
•tous les lieux existent !! En tant qu'ancienne tourangelle, la maison de Damien est mon ancienne maison !!! Vous pourrez chercher, tout le trajet est le trajet exact.
•ce chapitre est un de mes cauchemars, voilà.
•dédicace à mon père.
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Stone {Terminé}
Fanfic"Nous sommes les nouveaux fondateurs d'un nouveau monde." {Terraink} Cette histoire est à la base une fanfiction entre Laink et Terracid. Il y'a aussi un peu de Vodkmixem (Vodk et Amixem) et Hugo Délire est aussi de la partie. Toutes fois, cette his...
