Caméras

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Je me réveille en sursaut. Je m'assois vite sur mon lit et dégage ma jambe blessée de dessous de la couverture. Je pousse des petits cris et constate qu'une plaie descend du haut de ma cuisse jusqu'à mon genoux.

Damien : Et merde.

Je pars rapidement de mon lit par peur de mettre du sang partout et m'effondre au sol. La douleur est insurmontable, j'essaye de ramper mais ça me fait que plus de mal. Hella m'a dit que si je criais elle viendrait et pour être honnête, je pense que je vais tomber dans les pommes si je demande pas de l'aide. Je me met donc à hurler à pleins poumons et vois arriver Hella en courant et pas loin derrière Hugo et Valentin.

Hugo : Qu'est-ce qui se passe ?!

Elle allume la lumière et me met directement sur le dos.

Hella : Il...Il était entrain de faire une hémorragie interne depuis tout ce temps...
Valentin : Concrètement ?
Hella : Les soignants du camp n'ont rien fait.

Je continu de hurler et je me met à gigoter dans tous les sens.

Hugo : Pourquoi il saigne si c'est en interne ?!
Hella : Son corps a naturellement essayé de faire sortir le sang, résultat une belle ouverture.
Valentin : Ça y'est j'crois que je vais vomir.

Elle se lève et attrape la serviette blanche et l'a donne à Hugo.

Hella : Compresses, je reviens avec un brancard. Valentin, tiens le.

Ils acquiescent avant qu'elle parte en courant.

Hugo : Nous lâche pas mec.
Damien : J'suis...p-pas comme-...

Le sommeil m'assomme comme pas possible.

Hugo : N//...Dam///...//lla !
Valentin : Reste a/// nous...He/// !

Je sais qu'il faut pas mais ma douleur est comme anesthésiée par ce sommeil et je me laisse tomber, tomber...Je tombe sans cesse et je me sens bien. Je frôle des parois pour m'accrocher mais j'essaye même pas de les attraper. Je tombe et je souffre plus. J'entends mon cœur, il bat de moins en moins vite. Je veux m'accrocher mais c'est des murs lisses qui m'entourent. Je tombe mais je me sens pas bien, car j'ai peur. J'entends plus mon cœur.

Point de vue : Thomas.

??? : Il se rév/////...
??? : Thomas...?
??? : Thomas ?
Hugo : Thomas !

J'ouvre les yeux et j'ai l'impression de revenir à la surface.

Thomas : Hugo...Valentin et bien entendu...Hella.

Ils sourient.

Thomas : Qu'est-ce je fou là ? On est où ?
Hugo : Ah oui alors tiens toi près car ça va être long.

Il m'explique tout ce qui s'est passer depuis les deux petits jours du dôme. Et je suis soudainement en panique.

Hella : Ça a été plus long que prévu. Tu devais te réveiller vite...Trois semaines que tu dors paisiblement.
Thomas : Et pourquoi il est pas là Damien ?
Hugo : Il est allongé en permanence pour que sa jambe guérisse complètement.

Je souffle de soulagement.

Ellipse de deux semaines*, point de vue : Damien.
{*NDA : pour que l'histoire avance je passe toute la période de guérison de nos deux héros et la période de stress pour nos trois autres protagonistes. J'espère que ça ne vous dérangera pas !*}

Damien : Et maintenant, c'est quoi le plan ?

Nous nous sommes rejoins dans un bureau de l'hôpital. Ce bureau a une grande table où une carte de Paris trône au milieu incrustée dans le bois.

Hella : Ils ont foutus où toute la population c'est ça qui est incroyable ! Deux millions d'habitants ! Ils sont où bordel ?!
Hugo : Et si on envahit en premier lieu l'Élysée ?
Valentin : C'est risqué puis l'autre connard qui nous sert de Président à du effacer toutes informations.

Je souffle en passant encore une fois en revue la carte.

Damien : On est entraînés et pas qu'un peu. Nos deux dernières années se résument à faire des plans pour s'en sortir ! Il faut en trouver un.
Hugo : Si seulement on avait un indice, rien qu'un seul...

Je me met à réfléchir en m'essayant sur une chaise. Réfléchir...Il faut réfléchir.

Damien : Les...Les caméras !
Thomas : Tu parles de celles qui ont filmés la propagation du gaz ?
Damien : Oui ! Si c'était comme le quatre décembre et que tout était filmé pendant la propagation du gaz hallucinogène, et bah on aurait tout !
Hella : Et tu veux les trouvées où ces caméras ?

Je rigole avant de me lever en un éclair et me mettre devant la carte.

Damien : Là où elles sont restées.
Valentin : Tu penses qu'ils les ont laissées là comme ça ?
Damien : Réfléchis un peu, pour eux tous les parisiens étaient là. Tous.
Valentin : Bonne déduction.

Je pose mon doigt sur le "vous êtes là" de la carte et trace une route jusqu'aux Champs Élysées.

Thomas : On est juste à côté.
Hella : Donc là on va juste prier ?
Hugo : Pas besoin de prier, Damien se loupe très rarement.

Il rigole en m'offrant une tape dans le dos. Je me met à sourire.

Hella : Avant de partir à l'aventure, Damien viens avec moi on va examiner une dernière fois ta jambe.

Je souffle.

Hugo : Pendant ce temps nous on va se préparer. Tu nous communiques si y'a du nouveau.
Hella : T'inquiète pas.

On sort tous et prenons deux chemins différents. Hella et moi partons à droite vers les salles d'auscultations et les trois autres partent à gauche, en salles de réanimations donc nos chambres.

Damien : T'es sûr que c'est nécessaire.
Hella : Oui ça l'est, et plus que tu ne le penses.

Je la suis donc et nous entrons dans une des salles. J'enlève mon pantalon et m'assois sur le lit, puis j'attends. Elle revient avec des gants et me dit de m'allonger. Je m'allonge puis elle vient suspendre ma jambe en l'air puis malaxer ma cuisse pour voir si rien a bouger. Elle descend ma jambe avant de ramener une radio assez petite puis m'appliquer du gel et commencer la radio. Pendant que la machine me scanne elle fait une prise de sang, prend mon pouls et ma température. Ensuite j'enlève le gel à l'aide d'un papier puis me rhabille tranquillement.

Damien : Alors ?
Hella : T'es prêt pour l'aventure Dam' ! Tout est correct !

Je souris puis nous sortons et rejoignons les autres.

Valentin : Alors ?
Damien : Tout va pour le mieux.
Hugo : Tant mieux mon pote car là on va se faire une bonne bouffe !

Je prend rapidement mes quelques affaires et nous partons dans la salle d'attente où Thomas nous attend avec cinq bols de nourriture.

Damien : Mais quel chef !
Thomas : T'as vu ça ! Tout fait tout seul comme un grand !
Damien : J'applaudis, j'applaudis.

On rigole tous et mangeons dans une atmosphère convivial. Après ce repas nous sommes tous partis de l'hôpital qui nous a accueilli plus de trois semaines et partons chercher des balles dans la gendarmerie la plus proche pour faire le pleins. Puis nous retournons au lieu où tout a commencé : les Champs Elysées. Il y'a encore l'estrade qui trône fièrement et à l'autre bout donc de là où nous venons il y'a ce que je voulais. Les caméras.

@Consciencesse.

_YOOOOOOOOOOOO
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Stone {Terminé}Où les histoires vivent. Découvrez maintenant