P8

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Alors qu'on était tous choqués Hugo tombe le premier. Sous le crie d'Hella qui s'effondre juste après.

Damien : Qu'est-ce qui se passe ?!

Je me rue sur Hella avant que Valentin lui aussi tombe dans l'inconscience.

Thomas : Les...Les effets du gaz Damien. Les effets du gaz hallucinogène.
Damien : Pourquoi nous on tombe pas ?!

Je met Hella sur le dos pendant qu'il fait de même avec Valentin.

Thomas : Car on a déjà été empoisonné...
Damien : Hein ?!
Thomas : P8 n'est pas le numéro de série des camions...

Il va tout de suite sur l'ordinateur pendant que je me relève, au point extrême de la panique. Il branche la deuxième carte SD au système et la même scène se passe. On voit juste un homme habillé de blanc tenir dans la main une feuille. Il s'arrête dessus pendant que je prend appuie sur la table. Il copie cette photo pour la transférer en grand dans le "bloc note" de l'ordinateur et zoom sur les lignes.

Thomas : P8 n'est pas un numéro de série, c'est le numéro de risque aux réactions du gaz hallucinogène...
Damien : Je comprend rien quand tu parles !

Il continu de lire m'ignorant totalement alors que mes mains continuent de tremblées. Il se retourne vers moi et me prend par les épaules.

Thomas : Tu te souviens de ce jour là ? Les sept jours suivants on avait tous les deux des crises hallucinatoires dans le sous sol !
Damien : Oui bien sûr que je me souviens, il est où le lien avec le coma de nos amis ?!
Thomas : On a été exposé au gaz nous, notre corps est capable de lutter contre ses effets qui règnent toujours dans l'air !

Je tremble vraiment violemment et il m'assoit sur le lit d'Hugo.

Damien : Tout se passait bien les dernières semaines !
Thomas : Quand on a voulu partir du dôme, la porte était ouverte tu te souviens ?
Damien : Oui.
Thomas : Et quand on voulait entrer la porte était fermée. Le niveau de gaz était respirable.

Je le fixe, c'est comme si je comprenais tout d'un coup.

Thomas : C'est pas des comas Damien, c'est des crises.
Damien : Qu'est-ce qu'on fait alors ?
Thomas : Nos crises n'étaient pas violentes car on en avait respiré peu. Eux par contre je peux pas savoir. Mais si il y'a différents niveaux de réactions donc huit, qui nous dis pas que ces crises vont être violentes ?!

Au même moment Hugo s'assoit et se met a crié et dès qu'il nous voit il dégaine son arme. On se lève tous les deux aussitôt en levant nos mains en l'air par automatisme.

Hugo : M'approchez pas sinon je vous bute ! C'est compris ?! Félix recule !

Il pointe ses yeux sur moi. Ses yeux sont grands ouverts et d'un rouge sang.

Damien : Hugo calme toi c'est Da-
Hugo : Je t'interdis de dire son nom alors que tu viens de le tuer ! Ta gueule ! Ferme ta gueule !

Il se remet à crier pendant qu'il se relève, pointant toujours son arme sur moi.

Thomas : C'est faux ce que tu vois !
Hugo : Vous les avez tous buter !

Il se met à pleurer. Thomas s'approche de lui doucement.

Thomas : C'est moi. C'est moi Thomas on est chez to-
Hugo : On est dans le cinéma, arrête de me prendre pour un con gros fils de pute recules !

Il recule aussitôt. Je...Je sais pas quoi faire. Je sais absolument pas quoi faire.

Hugo : C'est simple, je vais vous tuer tous les deux. Car vous ne méritez que ça. C'est d'accord ?! Hein ?!

Il a des gros spams et nous regarde comme un fou. Ça me brise le coeur comment il est détruit.

Thomas : Damien baisse toi !

Je me baisse tout de suite, Hugo tire au même moment sur moi. La balle atterri dans le mur pendant que Thomas plaque Hugo au sol, balançant l'arme dans ma direction.

Hugo : Vas-y tuez moi ! Tuez moi !

Il se remet à hurler comme un fou. Mais Thomas lui décroche un sacré coup dans la mâchoire et il retombe de suite dans l'inconscience. Mes larmes qui menaçaient de coulées ont maintenant atterries dans le creux de mon cou.

Thomas : On sait maintenant. Il faut qu'on les attaches pour pas leur faire de mal. Il faut qu'ils reviennent dans la réalité au lieu de vaquer dans la folie comme ça !

Ellipse de deux heures, ils ont attachés les trois comateux grâce à des menottes volées au commissariat de police.

Je suis assis sur le canapé, regardant dans le vide avec les cris désespérés de mes amis. Hella crie Claire, Valentin crie Maxime. Je me met à pleurer, supportant mal tout ça. On les a attachés dans des pièces différentes pour pas qu'ils s'entretuent.

Thomas : Eh...

Je tourne pas la tête vers lui, essayant de retenir mon sanglot. Il me prend doucement le bras puis la main et tire légèrement dessus.

Thomas : On sort un petit moment d'accord ?

J'acquiesce silencieusement et le suis. Nous sortons dehors et les cris ne s'entendent plus. Nous entrons de force dans la maison d'en face, s'installant dans le canapé de quelqu'un que nous connaissons pas. Thomas pose sa main sur mon épaule.

Thomas : Dam'...
Damien : Je suis désolé de tout ce que je t'ai fais.
Thomas : Tu sais à l'hôpital j'entendais tout ce que tu me disais. J'essayais de te répondre, de te consoler. Mon corps ne réagissait plus. Mais je t'entendais.

Je tourne la tête vers lui et il m'adresse un petit sourire de réconfort.

Damien : Je voulais tellement pas te perdre...
Thomas : Et si on se disait que tout est oublié ? Bien sûr pas le fait que moi et...fin que j'ai eu une relation. J'ai voulu me reconstruire et-...
Damien : Tu n'as pas à t'excuser. J'aurai pas du m'emporter comme ça, jusqu'à aussi mal te parler et te menacer...

Il caresse mon épaule.

Thomas : On recommence...?
Damien : Pour moi rien ne s'est arrêté...

Je lui souris avant de l'embrasser doucement, et il répond à ce baiser en mettant sa main délicatement sur ma joue. Ça m'avait tellement manqué.

Après ce petit épisode on est retourné voir nos amis, Valentin s'était réveillé de sa crise depuis peu et il était encore dans les vapes. Je l'ai détaché et lui ai expliqué calmement la situation. Il m'a rétorqué qu'il était juste épuisé donc je l'ai emmené dormir dans la chambre de la maison d'en face, l'attachant quand même par précaution. Il s'est endormi directement.

@Consciencesse.

_ui
c'est un terraink oublions pas (;

Stone {Terminé}Où les histoires vivent. Découvrez maintenant