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Hier soir en rentrant, Mara était devant ma chambre. Je ne sais pas vraiment la réaction qu'elle attendait de moi, mais c'était clairement pas celle que j'avais. Je l'ai tout simplement ignoré et me suis enfermée dans ma chambre. J'ai bien entendu voulu faire quelque chose quant à la situation d'Erwan mais rien que d'y penser, j'en ai mal au coeur. Dire que j'ai pu oublier le lien qui nous unit me retourne carrément l'estomac.

Me disant qu'une bonne nuit de sommeil m'aidera mieux à trouver un moyen, je m'enroule littéralement dans les couvertures et tente de trouver le sommeil. Ce qui n'est malheureusement pas chose facile. A chaque fois que je ferme les yeux ne serait-ce que pour une seconde, l'image d'Erwan mort ainsi que Flo et Xand me hante. Putain qu'est ce que je dois faire.

_ Votre Majesté, la grande prêtresse vous demande.

Mais quel est ce sauvage qui ose venir me déranger à une heure si tardive ? Je lève les yeux vers la pendule. Ah non, il est 10 h du mat. Bah, faut dire que mon manque de sommeil ne m'a carrément pas aidé.

Je fini par me lever en soufflant bruyamment, traînant les pieds vers mon placard. Je ne fais même pas un effort vestimentaire, me contentant d'enfiler le premier sweat ainsi que le premier jeans qui me tombe sous la main. Heureusement pour moi, ce que j'ai pris s'accorde parfaitement avec mon humeur, un total look noir, avec un jean noir déchiré à quelques endroits et un sweat avec écrit en blanc " I don't fucking care ". Je me dirige vers ma salle de bain et remarque la tête de mort vivant que j'ai. Bref, vu que je n'ai pas trop envie de me maquiller, je m'attache les cheveux en un chignon haut et sort de la chambre.

J'ai enfin le plaisir de me retrouver nez à nez avec l'abruti qui m'a dérangé, et ni une ni deux, je lui flanque mon point dans la gueule. Je parviens même à entendre son nez se briser sous l'impact, et qu'est ce que ça fait plaisir.

Moi : Où est Mara ?

_ Dans les sous sols votre majesté.

Moi : Bien... Et pour ta gouverne, n'ose plus jamais me déranger si tu tiens un tant soit peu à ta vie. Est ce clair ?

_ Oui votre majesté.

Je pars alors en direction des sous sols et plus je descends les marches qui mènent à celui ci, plus je sens que je ne vais pas pouvoir tenir bien longtemps sur mes jambes.

Finalement, j'arrive devant la porte de la cellule d'Erwan. Je pousse la porte qui émet un grincement et me dirige vers Mara, ignorant l'odeur de moisi qui règne dans la pièce. Quand j'arrive à la hauteur des autres, l'image qui se trouve juste devant moi me fend le cœur. Erwan est attaché au mur, il a des blessures qui ont du mal à cicatriser et son visage est boursouflé preuve que Mara ne s'est pas retenue. Je n'arrive pas à le détailler plus que ça, je focalise alors toute mon attention sur mes chaussures.

Mara : Relèvez la tête.

Relever la tête, et puis quoi encore ? Elle connait le lien qui m'unit à lui. Comment peut elle penser une seule seconde que je puisse regarder mon bien aimé dans les yeux après l'avoir trahi de la sorte ?

Mara : Nous avons là la preuve de notre victoire. Le roi n'en est plus un maintenant. Vous êtes la seule et unique reine.

À la fin de sa phrase, je commence alors à comprendre les rouages de son plan. Pas bête la meuf.

Mais vu que je ne peux rester ici, je tourne les talons et repars vers ma chambre.

Sur la route, je croise la servante d'hier. Je décide de mettre en pratique les conseils de mon aïeul et la saisi par le bras et la traine vers mes appartements, sous ses nombreuses questions. Malheureusement pour elle, elle n'aura des réponses qu'une fois que nous serons dans ma chambre. Elle fini par se taire en voyant mon regard et me suit docilement.

Une fois la porte fermée, je lui ordonne de s'asseoir sur une chaise au hasard pendant que je m'affalle sur le lit, retirant mes baskets, ou plutôt les lançant je ne sais où.

Quand je relève la tête, elle est entrain de ranger mes baskets à leur place. Une vraie accro au ménage même quand on est sur le point de parler plan de guerre.

Moi : Tu veux renverser Mara ou continuer à ramasser derrière elle.

Elle se relève brusquement et se cogne à une étagère. Vu le bruit, ça m'étonnerait qu'elle n'ai rien.

Angela : Vous.. vous..

Moi : Oui, je veux que cette trainée meure mais pour cela, il me faut des alliées. Alors, je peux compter sur vous ?

Angela : Nous ?

Moi : Me prends pas pour une idiote, je connais votre existence et mon petit doigt me dit qu'il ne vous manque plus qu'une seule et unique personne pour que vous vous mettiez à l'attaque.

Elle a baissé sa tête quand j'ai commencé à parler d'un membre manquant.

Moi : Au vu de ta réaction, j'ai raison. Je suis même prête à parier que c'était la raison de ta venue hier soir... Écoute, Mara a emprisonné un être qui m'est cher. Alors soit je l'affronte et vous risquez tous de perdre la vie, soit vous m'aidez et je pourrais vous rendre à tous votre liberté. À toi de choisir.

Un long silence s'installe. J'aimerais bien savoir de quoi elle pense. Elle fini par relever la tête et me regarde fixement dans les yeux.

Angela : Tu dis que le roi des vampires est un être qui t'es cher alors pourquoi avoir voulu le tuer ?

Moi : Mara m'a empoisonnée le premier jour où je me suis retrouvé ici. C'est d'ailleurs le jour où j'ai libéré Erwan du tableau qu'elle a commencé à mettre sur pied son plan. Et après, elle s'est introduite dans ma tête me faisant perdre connaissance pendant plusieurs jours.

Angela : D'accord, je vais avertir les autres.

Et c'est là le début d'un processus qui mènera à la mort de Mara.

À suivre ...

Le prince du tableau Où les histoires vivent. Découvrez maintenant