Arthur avait compris ce que Kilgaarah disait sur la tranquillité de l'autre monde durant sa descente. Le froid, la peur, le besoin vitale même de respirer n'existait pas dans ces limbes. Il y marchait comme on marcherait sur la terre ferme et n'avait aucune difficulté à voir son chemin. La notion même du temps s'était perdu dans les vagues et son envie de comprendre tout ces événements menaçait de l'abandonner pour de bon au même titre que le désir de s'en aller jusqu'à ce qu'il n'aperçoive une lueur à quelques mètres sur le sol d'un blanc neige. Ce ne pouvait pas être une épée tant l'objet était petit. Cependant, il n'y avait pas plus convaincu que lui qu'il s'agissait de ce qu'il cherchait: d'Excalibur.
Le Pendragon s'étonna de tomber sur une magnifique bague en or sertie de fines lamelles d'argents se torsadant de chaque côté. À l'intérieur de la boucle était gravé: « Aeternus et umquam » et il se maudit de ne pas avoir fait lv2 latin au collège. Une fois la bague prise, il avait nagé jusqu'à la surface pour affronter la rudesse du froid et toutes les joyeusetés du monde des vivants. À sa sortie, le soleil était haut dans le ciel et nombreux étaient ceux qui s'étaient interrogés sur sa santé mentale en le voyant greloter dans ses vêtements de nuits dans la rue. Heureusement pour lui, il n'avait pas eut à marcher plus longtemps sous le regard de la civilisation: son corps le mena jusqu'à la forêt infernale.
C'était donc ainsi qu'il avait passé le reste de sa journée à marcher vers un endroit inconnu sur des milliers de kilomètres.
—Qu'est que je ne donnerais pas pour retrouver mes chaussures... Geint-il en s'appuyant contre un arbre.
Il était las, ses membres lui faisaient un mal de chien et la soif s'ajoutait aux festivités. Désespéré, il trifouilla dans la petite poche de son haut et en tira l'anneau. Jusqu'ici, il ne croyait pas en grand chose —si ce n'était à la victoire plus que légitime de son équipe de football favoris contrairement à ce qu'en pensait Elyan— mais après avoir fait coucou à son reflet, plonger dans une sorte d'autre dimension qu'il hésitait à appeler paradis et traversé une forêt sans se faire attaquer une seule fois, il était forcer à croire ne serait-ce qu'un tantinet à l'existence de la magie. Et en ce moment, il espérait qu'elle lui vienne en aide en parlant à l'objet qui était censé sauver Merlin.
—Si c'est vrai que... Commença-t-il hésitant, si Merlin est réellement en danger... peut importe quel genre de Providence vous êtes... aidez-moi à le retrouver.
Absolument rien ne se passa. Pas de lueur, de voix sortie de nulle part ou de cataclysme. Juste le bruit du vent. Il se sentit stupide sur l'instant et se frappa l'arrière du crâne contre l'arbre sur lequel il était adossé:
—Voilà que je me met à parler à une...
Il n'y avait pas que le bruit du vent. Arthur tendit l'oreille en fronçant les sourcils, intrigué par le léger son qui perçait de temps en temps le silence.
—Des clochettes ? Souffla-t-il en se relevant.
Il s'agissait d'un petit tintement mais le Pendragon était plus que certain qu'il s'agissait de clochettes et il espérait que ce soit un signe. Il se précipita donc contre le sens du vent vers le son, oubliant sa fatigue et tout le reste de ses désagréments avant de déboucher sur une magnifique clairière. Vaste, même en ce temps crépusculaire, entièrement éclairée et surtout digne d'un conte de fée avec la petite maison de rondin qui s'y trouvait. L'habitation était encerclée de fleurs blanches ou jaunes, de la lumière s'échappait des fenêtres et fameuses cloches étaient accrochées au dessus de la porte d'entrée. Il commença son avancée en espérant trouver de l'aide à l'intérieur et, il s'arrêta à la moitié du chemin, une bouffée de joie le prenant soudain à la vue du résident de la maison à travers l'une des fenêtres:
—Merlin... Murmura-t-il entre deux éclats de rire.
Sans y réfléchir à deux fois, le Pendragon cria le nom du brun aussi fort qu'il put tant il était heureux de l'avoir retrouvé. Alors qu'il se précipitait vers la maison, la porte s'ouvrît à la volée sur Merlin, le visage barbouillé de surprise. Il avait jeté un sort à l'endroit pour que jamais personne ne puisse pénétrer les lieux et pourtant, Arthur avait pu arriver jusque là.
—Oh Seigneur... S'extasia-t-il en manquant de glisser du perron en courant vers le blond.
Il lui sauta littéralement entre les bras et tout deux chutèrent sur le lit de plantes en riant. Merlin fut si comblé par la présence du Pendragon qu'il chassa son éternel gêne pour l'embrasser passionnément. Chose qui permit à Arthur d'oublier sa randonnée infernale pour se laisser porter par le plaisir de l'étreindre à nouveau. Néanmoins, ils durent mettre fin à l'échange pour s'ensevelir mutuellement de questions:
—Pourquoi tu n'es pas à la maison ? Le questionna Arthur encore essoufflé.
—Je me suis comme qui dirais disputer avec ton père et... il m'a renvoyer du manoir. Marmonna Merlin avant de l'interroger à son tour, Mais toi, Où étais-tu ? Perceval et Gauvain t'ont cherché toute la journée.
Pendant leur ébat voluptueux, il en avait presqu'oublié la raison de sa venue. Arthur ôta la bague de sa poche et la brandit come un trophée avant de plonger son regard dans celui du brun:
—Je n'ai pas compris tout le discours du dragon. Déclara-t-il avec sérieux, tout ce que j'ai retenu c'est que tu étais en danger et que cette bague pourrait te sauver.
—Du dragon ? Balbutia le sorcier.
—Longue histoire...
Merlin admira la bague entre ses doigts, le souffle coupé par la nouvelle. Était-ce la bague dont parlait Kilgaarah ? Est-ce qu'il suffirait qu'Arthur la lui passe au doigt pour qu'il redevienne son Roi ? La curiosité du brun fut soudain attisée par l'inscription gravée à l'intérieur de l'anneau:
— Aeternus et umquam...
Le bijoux s'illumina de milles feu devant les visages apostrophés des deux amants.
—Merlin, L'interpella Arthur en frôlant sa joue, tes yeux...
Sans qu'il ne s'en rende compte, les pupilles du sorcier avaient pris une teinte d'or comme lorsqu'il faisait de la magie.
—Ce n'était pas de la drogue que tu mettais dans tes plats alors. Ironisa Arthur émerveillé par la beauté du spectacle.
Merlin sourit à son bien aimé et ce dernier lui pris délicatement la main droite, la baisa et lui demanda:
— Tu me permet de l'utiliser comme bague de fiançailles ?
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Ton destin
FanfictionArthur est mort il y a environ 1600 ans et tous ses amis quelques siècles auparavant, alors, comprenez que Merlin ne s'attende pas à les revoir au 21ème !
