𝐕𝐄𝐑𝐃𝐔𝐑𝐄 𝐀𝐑𝐆𝐄𝐍𝐓𝐄𝐄,
𝘴𝘰 𝘺𝘰𝘶 𝘸𝘢𝘯𝘯𝘢 𝘴𝘵𝘢𝘳𝘵 𝘢 𝘸𝘢𝘳 ?
Le monde a vu des noms et des époques tombés dans l'oubli, des âmes se faire entraîner au plus profond des Enfers. La bataille qu'Allanah Green mènera pour le salut...
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LE TEMPS ÉTAIT FAIT d'une manière soluble qui, aux yeux de la jeune fille de Serpentard, s'écoulait bien trop vite. Les heures avaient défilé devant elle sans qu'elle ne puisse leur interdire de partir. Sans qu'elle ne puisse en réalité rien faire. Allanah se demandait alors, allongée pourtant confortablement dans son lit, comment acceptait qu'elle avançait dans les dernières heures de paix de sa semaine. Ses paupières étaient closes, comme pour se remémorer l'endroit où elle avait échouer. L'instant où le temps et la défaite l'avait rattrapé et battu. Durant ces quelques jours, la blonde n'avait vécu qu'à travers son combat contre les regards de Tom. Elle était la cible bien trop mouvante de ses démoniaques pupilles. Elle semblait inlassablement courir pour fuir, la ramenant à perdre haleine pour être au même point qu'il y a une semaine.
Elle n'avait aucunement l'impression de pouvoir gagner cette partie. Et les cauchemars se multipliaient. Où elle semblait prendre place dans un monde régit par le mal, un endroit gouverné par les démons. Leurs deux visages se mêlant dans une complète horreur pour la jeune fille. Il n'y avait pas une nuit où la sueur et la peur ne ruisselait pas sur son corps. Ses nuits étaient alors si maigres. Elle regrettait Ilvermorny et la présence de ses deux meilleurs amis. Lorsqu'elle se hissait dans le lit d'Andrew avec Freya, le cœur dégoulinant de larmes et que les trois s'endormaient dans une caresse apaisante pour la jeune Green. Elle regrettait la sensation de se sentir entourer et compris, l'idée de savoir qu'à toute instant ils étaient là. Son ancienne école symbolisait un calme dans son esprit. Aucun démon ne siégeait dans son cœur là-bas, il n'y avait que la sérénité. C'était sa maison et seuls ceux qu'elle permettait pouvait y entrer. C'est alors qu'elle se sentit étrangère à ses pierres grises. Étrangère à celle qu'elle fut un jour dans le château de granite. Une petite fille entre le passé et un futur bien trop proche et effrayant.
Si Le'o et Lyssa n'avaient pas été là, l'américaine aurait pu sans aucun doute se pencher sur une tentative de suicide. Briser la vitre et se donner à manger au monstre elle-même. Mais en plus de la présence de ses nouveaux amis, les cours l'aidaient à faire face. S'enfermer dans un objectif précis pour oublier tous les autres gravitant autour d'elle. Elle écoutait avec attention chaque mot de ses professeurs et s'accordait à n'avoir que cela dans son esprit. La nuit uniquement était donnée aux réflexions, aux larmes en découlant et à la lecture de l'horreur des lettres de sa mère. Le réconfort de celles de ses amis.
A contrario alors de ces cinq jours passés comme un coup de vent brusque dans une fenêtre. Le samedi ne semblait pas vouloir essayer de briser la vitre. Les secondes paraissaient longues, étouffantes et rendait les premières minutes de la journée d'Allanah horribles. La jeune fille avait du mal à respirer, comme si chacun de ces pas la mènerait un peu plus vers la mort. Elle aurait pourtant aimer que cela passe d'un seul coup, comme le coup de vent mais cette fois-ci, sous la forme de l'épée de Damoclès. Qu'on l'achève vite. Elle pensait même à ne pas se rendre près de Tom à l'heure écrite, à rester bien sagement dans son dortoir. Éviter le démon et rester dans un déni profond. Elle couvrirait comme cela les terreurs qui l'habitait d'une couche de bêtise rassurante. La sorcière se conduirait peut être vers un plus grand gouffre, mais cela ne serait pas ce soir sa fin. La peur l'habitait déjà rien qu'à l'idée d'y aller, mais que séjournerait dans son organe creux si elle déniait ne pas s'y rendre. La terreur.