𝐕𝐄𝐑𝐃𝐔𝐑𝐄 𝐀𝐑𝐆𝐄𝐍𝐓𝐄𝐄,
𝘴𝘰 𝘺𝘰𝘶 𝘸𝘢𝘯𝘯𝘢 𝘴𝘵𝘢𝘳𝘵 𝘢 𝘸𝘢𝘳 ?
Le monde a vu des noms et des époques tombés dans l'oubli, des âmes se faire entraîner au plus profond des Enfers. La bataille qu'Allanah Green mènera pour le salut...
we're all killers. we've all killed parts of ourselves to survive. we've all got blood on our hands. something somewhere had to die so we could stay alive.
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LA JEUNE FEMME AIMAIT LA SYMPHONIE que représentait l'écho de ses bottines sur le sol de son ministère. Elle appréciait détruire le néant et le silence en avançant peu à peu à travers le vide de son environnement. En dehors de la grande bâtisse qui abritait le gouvernement magique anglais, le soleil combattait la nuit pour reprendre sa place dans le ciel. Allanah n'avait pourtant pas la chance de beaucoup de demeurer encore entre de chaudes couvertures, sa présence ici avait réduit sa nuit à de faibles heures qui ne se voyaient pourtant pas sur son visage. L'habitude lui avait fait revêtir un joli masque de maquillage pour masquer les cernes qui emplissaient son visage. Allanah avait l'habitude, ses nuits étaient toujours courtes. Entremêlés par les cauchemars ou par l'ivresse, la vie adulte de la sorcière n'avait pas de grandes différences avec son adolescence.
Allanah avait vingt-six depuis quelques mois, et rien n'avait changé en apparence. Elle avait un métier, le même appartement, les mêmes amis, les jumeaux ainsi que Julian avaient rejoints son quotidien il y'a de cela plusieurs années. Mais dans le fond, alors qu'elle observa son reflet dans les murs sombres de son ministère, elle se demanda ce qui changeait véritablement chez elle si ce n'est son âge. Était-elle la même qu'il y a bientôt dix ans ? Loin d'elle l'idée même de l'imaginer, Allanah avait été transformée par les années. L'air de conquérante et de guerrière était inscrit sur son visage qui lui avait prit la maturité que les années accordent aux Hommes. Elle avait légèrement grandi, son corps n'avait plus l'aspect de l'enfance, ses formes avaient prit l'apparence de celle d'une femme, d'une déesse se déplaçant gracieusement entre les humains hébétés, elle était plus belle encore avec les années; et plus éloignée encore de ce qu'elle avait été à Poudlard.
Tout était si loin, et à présent, elle était là.
La sorcière, à chacun de ses pas, faisait s'élever le long manteau noir qui couvrait son corps. Le mois d'octobre 1954 venait de commencer et les températures anglaises se rafraîchissaient déjà intensément. Malgré que son corps se soit finalement habitué, après dix ans à côtoyer le territoire anglais, aux normals de saisons, le début de la période glaciale peinait toujours Allanah. Regrettant de ne pas avoir choisi un pays plus chaud que celui-ci. Finalement, la blonde atteint la porte dorée refermant l'ascenseur qui la mènerait à ses collègues.
Alors qu'elle s'installait, seule, dans la cage mouvante à travers l'immensité de son lieu de travail, elle s'autorisa un long soupir. Pourquoi fallait-il toujours que son équipe soit obligée de travailler lors de leurs jours de repos ? Allanah était auror, depuis sept ans à présent, mais ses supérieurs n'avaient pas semblé comprendre à travers les années ce que signifiait un véritable jour de repos, tant elle ne se souvenait pas en avoir déjà passé un sans devoir se rendre au ministère tout de même, que ce soit pour aider Anaidéia pour des broutilles qu'elle pouvait en réalité faire seule, ou même tenir compagnie à Thomas lorsqu'il devait remplir des rapports interminables.