A peine Lindir avait pris ses quartiers, ses repères dans ce nouveau royaume, qu'au bout de trois jours il était venu dans le bureau d'Elrond pour lui parler de l'elfine et lui demander l'autorisation de son entrée dans le royaume. Elrond ne s'amusa pas à le faire patienter, ou le provoquer, il le voyait si sûr, serein à l'idée qu'elle vienne et agacé de devoir encore attendre, que le seigneur des lieux fit le courrier pour Celeborn sans attendre.
Et c'est une bonne semaine après avoir envoyé ce courrier qu'Elrond reçu la réponse de son ami qui donnait aussi son accord.
Même s'il était impensable pour Lindir d'entendre parler de refus, ou d'hésitation, lorsqu'il entendit par Elrond l'accord de Celeborn et Galadriel, il ne put retenir un soupire de soulagement.
Avec tout cela, ils avaient pris l'habitude de s'envoyer une lettre toutes les deux semaines. Lindir lui parlait de ce royaume qui l'attendait, de sa chambre, de qui travaillerait avec elle. Il voulait qu'elle se sente déjà familière et à l'aise dès son arrivée. Elle, elle lui parlait de l'avancée de l'elfine qu'elle formait. Et puis.
Lindir : « Elle ne m'a pas encore répondu »
Souffla Lindir à sa mère avec qui il marchait dans le jardin. C'était surtout beaucoup avec son père qu'il avait parlé de sentiment. Pourquoi cette assurance si rapide sur la nature et la force de ses sentiments ? Serait-il possible qu'il se trompe ? Il avait aussi bien conscience qu'il ne connaissait pas tant l'elfine, et pourtant, il la faisait quitter les siens, pour venir vivre avec lui. Son père l'avait beaucoup rassuré en lui parlant surtout de l'instinct, de conscience d'âme. Et aussi que sa venue allait justement permettre qu'ils apprennent à mieux se connaitre.
Avec sa mère, il se montrait un peu plus mesuré dans son émoi, mais il lui posait tout de même des questions sur ce qu'il pouvait faire pour la mettre à l'aise, pour que tout se passe bien. Elle esquissa un sourire à cette remarque et son air soucieux.
Ambeliel : « Sors-toi tout de suite les sombres idées de l'esprit. Il n'y a pas de guerre ici, elle n'est donc pas sur un champ de bataille. »
Lindir : « Certes... Mais si le doute la prenait ? Elle a toujours vécu là-bas. Elle est proche de Rendar et des autres... »
Ambeliel : « Est-ce que cette proximité t'inquiète ? »
Lindir : « Un peu. Je l'avoue. Ces parents sont morts quand elle avait tout juste deux siècles. Elle a été formée avec eux. »
Ambeliel : « Ce sont des amis aussi proches que des frères et sœurs. »
Lindir : « Oui mais, elle a du charme et je suis sûr que d'autres elfes lui tournent autour. »
Ambeliel : « C'est donc qu'elle se tourne vers un autre qui t'inquiète ? »
Lindir : « Disons que notre première rencontre n'a pas débuté de façon très délicate... Et je lui ais demandé de quitter sa famille. »
Il s'arrêta de marcher et observa sa mère.
Lindir : « Et si quelqu'un s'était déclaré ? Quelqu'un qu'elle apprécie sans réaliser avoir des sentiments pour lui ? Qu'elle se dise que cela lui permettrait de rester chez elle ? »
Ambeliel : « Alors ce n'est pas celle qui t'es destinée. »
Souffla-t-elle presque froidement. Voyant l'inquiétude se figer sur le visage de son fils, elle s'approcha et vient lui caresser la joue.
Ambeliel : « Il se passe parfois des choses douloureuses qu'on ne comprend pas, mais finalement, c'est pour que d'autres choses, plus importantes, puissent se produire. Ce n'est pas rassurant, mais tu dois faire confiance en la vie. »
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Purifié par la pluie
FanficUrin : « Nous avons été envoyé suite au courrier de votre roi mentionnant une guerre. » [...] Ambeliel : « Donc vous n'êtes pas un simple soldat » Gil-Galad : « Je ne veux pas que cela change votre comportement avec moi » Ambeliel : « Pourquoi ? » G...
