Chapitre 20

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La pluie continuait à battre avec force à l'extérieur alors que les gros nuages qui la nourrissaient avaient fortement abaissés la luminosité. Cela n'empêchait pas Edaïde de continuer à travailler dans la mercerie. A ce moment, il y avait juste deux autres elfes d'Imladris, plus loin, travaillant eux aussi. Concentré sur son ouvrage, elle ne perçu pas l'arrivée de son camarade qui s'approchait. Elle manqua donc de sursauter en le voyant à côté d'elle, se tirer une chaise pour s'installer.

Rendar : « Tu travailles sur quoi ? »

Edaïde : « Le cadeau pour Trariel... »

Elle le prit et souleva.

Edaïde : « T'en penses quoi ? »

Rendar : « Qu'il va se sentir bousculé ? »

Dit-il en riant

Edaïde : « Elle tu veux dire. Il pense déjà à en avoir deux. »

Elle tourna son attention vers lui qui lui sourit doucement.

Rendar : « Cette peluche est magnifique et elle le sera encore plus quand tu auras fini la broderie. »

Edaïde : « Merci. »

Souffla-t-elle, touché par sa sincérité.

Rendar : « Dis-moi... Il se passe quoi avec Lindir ? »

Aussitôt, il la vit se crisper.

Edaïde : « Pourquoi tu me parles de cet idiot ? »

Rendar : « Il est loin d'être idiot. »

Elle expira lourdement en reposant son attention sur ce qu'elle tenait.

Edaïde : « Peut-être, mais il juge sans apprendre à connaitre. »

Rendar : « Tu as pris ses propos pour du jugement. »

Agacé, elle le fixa avec sérieux.

Edaïde : « Non. A me répéter que j'ignore la noblesse des tissus qu'on utilise, son message était très clair. »

Rendar : « Edaïde, essaye de te mesurer. »

Edaïde : « As-tu peur qu'il finisse par demander une mesure contre moi ? Où me le demandes-tu pour Orëa ? »

Rendar : « Les deux ? »

Edaïde : « Elle est attaché à lui ? »

Rendar : « Disons que d'après Tylan, il ne la laisse pas indifférente. »

Elle reposa son attention sur la peluche, resongeant à plus tôt, lors de leur arrivée, quand elle avait manqué de tomber du chariot et qu'il l'avait rattrapé. Songeuse, c'est l'effleurement de la main de son ami sur une des siennes qui la fit sursauter.

Rendar : « Tu es doués de tes mains, pourquoi continues-tu à vouloir être soldat ? »

Edaïde : « Suis-je mauvaise combattante ? »

Rendar : « Non... »

Edaïde : « Je me sens utile sur le champ de bataille et comme ça, je peux être avec vous, à vous soigner. »

Rendar : « Tu m'avais dit vouloir lire leurs livres sur les médecines, as-tu pris le temps de le faire ? »

Edaïde : « Non, je voulais d'abord finir ça. »

Il hocha de la tête avant de se lever.

Rendar : « Je te laisse alors. »

Edaïde : « Rendar »

L'interpella-t-elle avant qu'il ne file. Captant son attention elle lui sourit.

Edaïde : « Merci. »

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