2920 troisième âge
Elrond venait de sagement quitter son bureau et se dirigeait vers ses appartements. Son chemin le faisant passer devant les appartements de Lindir, il ne put s'empêcher en percevant la porte entrouverte de jeter un regard. L'elfe était assis sur le bord de son lit, cette petite peluche entre ses mains, l'air visiblement absent.
Tant de temps était passé. Il a vu Lindir grandir, s'épanouir, apprendre, se forger et surtout se montrer. Il était un parfait soldat, vaillant, fort, endurant, comme ses parents. Et en même temps il détestait les guerres, le sang, et c'est en tant qu'intendant qu'il semblait avoir trouver sa place. Elrond était fier d'avoir ce brillant elfe à ses côtés, à l'aider et le soutenir.
Seulement, jamais il ne l'avait pu penser à autre chose que son travail, qu'à son devoir.
Elrond avait fini par comprendre que la blessure de ses souvenirs lui faisait refuser l'idée d'aimer. Lindir avait peur d'être aimé et d'aimer.
Ne voulant pas paraitre irrespectueux, il se remit en route et se dirigea vers ses appartements. Un lieu qui lui semblait si silencieux depuis que son épouse avait pris route pour Aman. Il n'était toutefois pas en peine, car il savait qu'il allait bientôt pourvoir la rejoindre.
Et désormais, il aspirait à ce que son ami et bras droit connaisse ce même bonheur que d'aimer, d'être aimé et construire sa famille.
Il ne doutait pas non plus que ces parents souhaiteraient la même chose.
Allongé dans le lit à observer son plafond, il se demandait comment l'aider. Où se trouvait la personne qui lui était destiné ? Alors qu'au lendemain, assit derrière son bureau à commencer à se lister les elfines de son royaume et se demander qui pourrait lui correspondre, le sujet de ses songes se montra à l'entrée de cette pièce de travail dont les portes étaient ouvertes.
Intrigué de le voir si pensif, le coude sur le bureau et l'index contre ses lèvres, le regard dur dans le vide, Lindir se demandait à quoi il pouvait bien songer. Il sortit lui-même de ces questions en fermant le poing qu'il approcha de la porte pour toquer et signaler sa présence. Bingo. Elrond sursauta et le fixa avec des yeux ronds.
Un Elrond qui en le voyant venait de réaliser qu'il le trouvait plus à l'aise avec les elfes masculin. Se pourrait-il ? Cela était peu commun.
Lindir : « Seigneur Elrond ? Tout va bien ? »
Elrond : « Oui, pardon, je songeais. »
Lindir : « Et ça semblait important. »
Elrond : « Pas tant que cela. Te souviens-tu de Kerol ? »
Lindir : « Oui, vous songiez à lui ? »
Elrond : « Je me disais juste que je n'ai eu de nouvelle de son compagnon depuis longtemps. »
Lindir : « Thaenis est pas mal occupé par la fabrication des navires. »
Elrond : « Tu le connais bien ? »
Lindir : « Pas plus que cela, pourquoi ? »
Elrond le sondait, l'analysait. Est-ce que plus difficilement le cœur de Lindir était juste éteint ? Il expira si lourdement, que son cadet se rapprocha inquiet.
Lindir : « Mon seigneur ? Vous semblez nostalgique. »
Elrond : « Ce n'est rien. Dis-moi plutôt pourquoi tu viens si tôt. »
Lindir : « Les elfes de la Lorien sont là. »
Un instant, Elrond fronça des sourcils sous la réflexion. Des elfes de la Lorien ? Que venaient-ils faire ? Et puis soudainement il se souvenu du mariage qui devait avoir lieux ici à Imladris entre un soldat de la Lorien et une servante de Fondcombe. Le mariage devait avoir lieux ici avant qu'ils ne partent pour chez Celeborn et Galadriel.
VOUS LISEZ
Purifié par la pluie
Hayran KurguUrin : « Nous avons été envoyé suite au courrier de votre roi mentionnant une guerre. » [...] Ambeliel : « Donc vous n'êtes pas un simple soldat » Gil-Galad : « Je ne veux pas que cela change votre comportement avec moi » Ambeliel : « Pourquoi ? » G...
