Chapitre 18

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J-3 avant la cérémonie.

Puisqu'Elrond lui avait demandé de veiller à ce qu'ils réussissent à organiser la cérémonie dans les temps, Lindir alla les retrouver en fin d'après-midi pour savoir où ils en étaient. Allant sur un balcon, il put voir qu'ils n'étaient pas dans le jardin, alors, il longea les couloirs tout en se demandant où ils avaient bien pu filer.

Lindir : « Ah, Uriel. »

Le soldat qui venait justement vers lui inclina la tête pour le saluer.

Lindir : « Je cherche les camarades de Trariel. »

Uriel : « Une partie est en cuisine pour préparer le menu, les autres sont à la mercerie. Je venais justement vous trouver pour vous demander si je pouvais partir avec les fiancés jusqu'à demain soir. »

Lindir : « Pourquoi cela ? »

Uriel : « Trariel aimerait visiter un peu la région, et en étant loin du royaume, ils seront moins stressés de l'approche de la cérémonie. »

Lindir : « Bien c'est entendu, mais ne vous éloignez pas trop et prend quelques soldats avec toi. C'est peut-être calme en ce moment chez les orcs, mais des hordes de wargs ont été repérés assez proches. »

Uriel : « Merci, nous ferons attention. »

Il l'observa le saluer avant de partir. Puis il se mit lui-même en route vers ce qu'ils appelaient la mercerie. Il s'agissait d'une grande salle où étaient installées les longues tables, fils, aiguilles et surtout les tissus garnissaient les étagères. Tout ce qui se passait autour de la couture se passait là. Les doubles portes étaient grandes ouvertes et il vit les dénommés Ladir, Rendar et cette Edaïde en train de s'afférer avec de longs tissus blanc et pêche pastel.

Lindir : « Bonjour. »

Le trio tourna son attention vers lui et le saluèrent d'un mouvement de tête polie.

Rendar : « Bonjour Maitre Lindir.. »

Lindir : « Lindir, seulement, cela est suffisant. »

Rendar : « Si vous cherchez Orëa, elle est en cuisine. »

Lindir : « Pourquoi la chercherais-je en particulier ? »

Le trio se lança un regard amusé, mais il ne remarqua que le sourire d'Edaïde qui reposait son attention sur les tissus. Il se rapprocha alors, observant les drapés.

Lindir : « Ce ne sont pas des tissus d'ici. »

Ladir : « Nous avons amené les nôtres, pour ne pas vous gêner. »

Lindir : « C'est délicat, mais nous avons bien assez de tissu et si vous avez besoin, vous pouvez vous servir. »

Edaïde : « Trop aimable. »

Alors que son ton était pourtant plutôt agréable, Lindir y entendit là une pique et il la fixa avec peu de délicatesse.

Lindir : « Vous vous êtes entêté à l'idée du jardin. »

Elle se tourna pour pouvoir le voir et le fixer sans ciller.

Edaïde : « Et ? »

Lindir : « Ces tissus sont trop fragile pour l'extérieur. »

Edaïde : « Ces tissus ne sont pas fragiles, mais délicats. »

Lindir : « Le résultat sera le même, ils seront abimés à rester dehors le temps des festivités. »

Elle posa les tissus et commença à se lever.

Edaïde : « Parce que pour être dehors il faut forcément des tissus moins nobles ? C'est vrai, la noblesse ne se mélange pas au reste. »

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