Chapitre 9

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Les jours passèrent, le mois de juillet battait son plein en matière de chaleur, de touristes et une seule chose embarrassait Marion. C'était le regard de la directrice sur son corps et ses lèvres dès qu'elles s'adressaient la parole. Ce fameux regard qui d'habitude était lancé par Marion sur n'importe quelle jolie fille qu'elle souhaitait mettre dans son lit. Mais le regard de mademoiselle Miller la déstabilisait et avait tendance à mettre Marion mal à l'aise. Les marques d'attention de sa directrice étaient claires, son regard désirait Marion et celle-ci n'allait pas résister bien longtemps à la tentation de mettre sa langue dans la bouche de Kelly.

Marion partait la journée pour réaliser des interviews pour de futurs articles afin d'éviter sa présence au bureau.

Alors que le journal allait publier son prochain numéro de juillet, Marion devait se dépêcher de finir d'écrire son article. Le sujet qu'elle avait choisi était les relations amoureuses au travail, pour ou contre ? Le sujet était tout à fait d'actualité en ce moment. Lorsque Marion arriva au journal le jeudi, avec encore quelques minutes de retard, elle aperçut un mot sur un post-it de la part de mademoiselle Miller qui souhaitait la voir au plus vite dans son bureau.

Marion prit le temps de s'arrêter en salle café pour y boire une bonne dose de courage. Elle traversa tout l'étage du magazine, s'enfonça jusqu'au bout du couloir pour atteindre le bureau de la directrice et elle frappa à la porte. Marion allait-elle en enfer ?

Elle entendit une voix lui permettant d'entrer. Rarement sont les fois où Marion avait passé cette porte. D'habitude les employés n'étaient pas conviés dans le bureau du directeur, mis à part les agents de direction ou Alex en tant que rédacteur en chef.

Mademoiselle Miller était assise derrière un immense bureau, plutôt bien rangé malgré les piles de dossiers. Un canapé, une table basse et une cafetière étaient sur la droite du bureau. Une magnifique baie vitrée avec une vue exceptionnelle sur la ville de Paris se trouvait derrière cette femme d'une beauté à couper le souffle. La directrice était habillé d'une simple jupe tailleur noire et d'un chemisier blanc très décolleté qui laissait apparaître le commencement de sa poitrine. Celle-ci était plongée dans la lecture d'un article sur son écran d'ordinateur.

« K-M : Bonjour Marion, mettez-vous à l'aise, je termine cet article. »

Marion s'installa sur une des deux chaises en face de sa patronne et attendit sagement. Mademoiselle Miller souleva son regard sur Marion et la contempla de la tête au pied.

« K-M : Vous allez bien Marion ? Votre article sera prêt à temps pour l'impression vendredi soir ?

M : Oui, tout à fait. Les idées sont là, dit-elle en montrant sa tête, ne reste plus qu'à les écrire.

K.M : Je suis contente de vous Marion malgré vos retards incessants. Si j'ai bien compris, arriver à l'heure ne fait pas partie de votre charme ?

M : Je sais que je peux m'améliorer mais tant que mon travail est fait et que vous êtes contente, je suis heureuse. »

A ces mots, mademoiselle Miller se leva et se rapprocha de Marion. Elle s'appuya sur le rebord du bureau face à Marion, les jambes légèrement croisées.

« K-M : Et si je vous disais qu'il me manque pourtant quelque chose ?

M : Dites moi ce que c'est et je pourrais peut-être vous satisfaire ? »

Marion rentra enfin et volontairement dans le jeu de Kelly en choisissant d'utiliser le mot satisfaire. Kelly arqua un sourcil et son sourire s'illumina. Celle-ci se leva du bureau et se plaça derrière Marion, la tête juste au dessus de son épaule.

« K-M : Et qu'avez-vous à me proposer, Marion ? Je suis très exigeante vous savez.

M : Avant de répondre à cette question, vous allez devoir répondre à la mienne.

K-M : Je suis tout ouïe, chuchota Kelly à l'oreille de Marion, en y déposant son souffle chaud sur son cou.

M : Comment êtes-vous au courant pour le pari, demanda Marion, gênée.

K-M : Et bien disons que j'ai appris à lire sur les lèvres depuis mon enfance, révéla enfin Kelly. »

A l'entente de cette réponse, le cerveau de Marion pût enfin s'arrêter. Elle allait devenir folle à se poser la question en boucle.

« K-M : Satisfaite ?

M : Merci d'avoir mis fin à mes interrogations. Et du coup vous m'avez dit que Alex a gagné le pari, ça veut donc dire que..

K-M : Que j'ai très envie de vous embrasser Marion. »



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