4. Not enough on guard

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Je regarde Charles, il a un sourire plaqué au visage, il sait qu'on va bien s'éclater. Et moi aussi.

J'attrape mon sac dans lequel se trouve mon colt, et mon copain fait de même en le glissant dans dans son étuis au niveau des côtes, c'est plus discret, et en plus les vigiles ne fouillent pas les gens, c'est à peine si ils regardent les cartes d'identités.

Nous traversons la route pour monter les grandes marches de la boite. On dirait un bâtiment de réception comme ça. J'attrape le bras de Charlie, et nous allons nous présenter au videur. Je me penche alors vers lui, et prononce mon nom. Il se redresse, aussi tendu qu'un string, et n'attend pas une seule seconde l'avis de ses collègues pour nous laisser accès a l'entrée.

Je commence a rigoler de l'expression du portier juste avant, sa tête était a mourir de rire, mais au moins on voit qu'on est connu, nous, les Volkoff.

Nous traversons un couloir plutôt large, où des gens son complètement arraché alors qu'il n'est que 22h. Pathétique.

Après les avoir dépassé, Charles pousse un rideau de perles, et une vague de chaleur nous souffle au visage ; une vrai bonne boite. Nous nous regardons et hochons tout les deux de la tête, signe que c'est le moment de se séparer et faire du repérage.

- << Je pars à droite, toi à gauche. Envoie moi un message si tu en repère un, ou une, et après on agit >>. Dit-je déterminée.

Je pars vers le bar, à la recherche de quelqu'un et d'un bon Gin Tonic. Le barman me prépare mon verre en me lançant des œillades plus qu'explicites. Je lui souris en retour.

- << C'est cadeau >>. Me dit-il en me tendant mon verre. Je lui offre alors un clin d'œil. J'aime quand ça se passe comme ça. Je tourne les talons du comptoir et regarde un peu les gens, enfin j'essaye tellement il y a de monde. Je lève les yeux et vois qu'il y a un balcon, où des gens sont accoudé. Parfait, le coin VIP.

Je joue du coude pour rejoindre le bas des escaliers, mais une main imposante se pose sur mon épaule, et me tiens avec force. Je me retourne et voit que c'est un videur. Je fouille alors dans mon sac pour sortir une liasse de billet, avec en tout deux mille dollars. Le colosse me regarde d'un air de dire : "Ce n'est pas autant", mais je m'en fiche, je veux juste monter.

Il attrape enfin l'argent et me lâche. Je grimpe les escaliers et arrive en haut. Il y a des canapé partout, des filles qui s'amusent, d'autres sont a moitiés habillé, avec des hommes qui les agrippent, et dans un autre coin, se trouve quatre homme, que je juge entre vingt et vingt cinq ans, mais je ne peux pas dire plus, il fait trop sombre.

Je me retourne, un peu déçue, mais c'est alors que je me heurte contre quelqu'un, qui par la même occasion renverse mon verre par terre. Quelle abrutie, je l'avais même pas gouté.

Je relève les yeux et les plantent dans les siens, et pendant une demi seconde, je crois voir Charles. C'est déroutant, il lui ressemble vraiment.

- << Excuse moi, je t'avais pas vu, tu veux un autre verre ? Ou alors on va se prendre une tournée de shots avec mes potes là-bas, tu veux venir ? >>. Me dit-il avec un ton assez gentil.

Encore des verres gratuit ? avec grand plaisir, heureusement que je tiens bien l'alcool, je ne devrais pas boire puisque nous sommes en missions mais bon, on m'offre des shots alors...

- << C'est d'accord >>. Dit-je avec un large sourire, qu'il me rend.

Il commence a marcher vers la table où j'ai regardé tout à l'heure, avec les quatre garçons.

Upside DownOù les histoires vivent. Découvrez maintenant