Deux jours après mon expédition dans les tunnels, je voulus ressortir pour y repartir. Même si la voix qui m'avait parlé me faisait un peu peur risquait d'être encore présente, je voulais essayer de passer dans d'autres passages pour voir ce qu'il y avait dedans. Mais quand mon père me vit mettre mes chaussures, il me demanda :
- Michael, où vas-tu donc comme ça ? Il fait froid dehors, reste plutôt à l'intérieur.
- Allez papa, s'il te plaît. J'ai envie d'aller me promener un peu.
Je ne pouvais pas désobéir, mais j'avais vraiment envie de sortir retrouver les sombres tunnels et de découvrir de nouvelles choses.
- Je comprends, fit-il soudainement. Moi aussi, quand j'étais jeune, je voulais toujours être dehors, à me promener dans les champs et dans la forêt. Mais il fait trop froid, et je ne veux pas que tu tombes malade comme ta mère...
Sur ces mots, je vis une larme couler le long de sa joue, car, même si le temps passait, le souvenir de ma mère lui était toujours douloureux. Comme à moi, d'ailleurs. Mais, contrairement à d'autres jours, ce n'était pas ma préoccupation. Pour l'instant, je voulais juste descendre dans la grotte.
- Papa, s'il te plaît, j'ai envie de me promener. Je reviendrai dans pas longtemps.
Mon père réfléchit avant d'accepter. Je le remerciai avant de courir dehors, ivre de joie de pouvoir vivre une autre aventure souterraine. Le vent froid me faisait pleurer tant je courais vite.
Une fois arrivé devant l'endroit où se trouvait la grotte la dernière fois, je fus déçu de me rendre compte que la grotte n'était pas là. Je regardai autour de moi, au cas où je me serais trompé de chemin, mais il n'y avait plus de traces du tunnel nulle part. Ne voyant plus ce que je pouvais faire dehors, je rentrai chez moi.
De retour chez moi, mon père attendait dans son canapé, au même endroit que quand j'étais parti.
- En effet, tu n'es pas parti longtemps. Qu'as-tu donc fait dehors ?
- Je me suis un peu baladé, mais, comme tu le disais tout à l'heure, il fait trop froid pour sortir, lui mentis-je.
Il hocha la tête, pensant que je trouvais enfin la raison. Je rentrai dans ma pauvre chambre faite en partie de bois, mais aussi avec un peu de pierre. Là, je m'assis sur mon lit. Je commençais à me poser des questions : avais-je seulement rêvé des tunnels ou y étais-je vraiment allé ? Mais aussi : s'ils étaient vrais, pourquoi n'étaient-ils pas apparus aujourd'hui ? j'avais vite compris qu'ils étaient magiques, mais je ne pensais pas qu'ils pouvaient disparaître. Peut-être qu'ils allaient apparaître plus tard, quand le moment de ma leçon sera arrivé. Mais quand serait-elle ? Trop de questions, et aucune réponse. Lassé de tout, je m'allongeai sur mon lit espérant dormir, mais je ne trouvais pas le sommeil. N'ayant rien d'autre à faire, je redescendis dans le salon, où je vis mon père qui était sorti de son fauteuil et me regardait qui descendait.
- J'ai une mauvaise nouvelle, m'annonça-t-il.
Comme il ne me donnait pas de précisions, je fus obligé de lui demander :
- Que se passe-t-il ?
- Les habitants du village viennent de m'informer qu'une guerre est sur le point d'éclater. Certains manifestants en ont assez que Louis XVI dirige tout et aimeraient qu'il donne une partie de ses pouvoirs au peuple. Certaines personnes du clergé et de la noblesse se seraient rassemblées il y a une dizaine de jours pour parler de cela. Ils veulent prendre le pouvoir, d'après certains. Je te conseille de rester à la maison, les bois ne sont plus sûr. Imagine si des résistants passaient dans la forêt au moment où tu y étais ? Je n'ose pas penser à ce qu'ils te feraient, ce sont des sauvages. Je resterai moi aussi avec toi, au cas où ils arriveraient dans la maison, et les gens du village viendront acheter les légumes à la maison. Je les ai déjà prévenus.
- Depuis quand sais-tu cela ?
- Depuis dimanche, avoua-t-il, penaud. Mais je te l'ai dit dès que je me sentais prêt pour. Comprends-moi, ce n'est pas facile d'aborder ce genre de sujet.
Je le comprenais, la guerre n'était pas un sujet le plus amusant pour une discussion. Il eut l'air plus rassuré que je ne lui en veuille pas. Mais je comprenais maintenant pourquoi il ne voulait pas que j'aille me promener en forêt tout à l'heure, si les résistants étaient déjà dans le coin, il aurait pu m'arriver de terribles choses. En effet, personne ne savait de quoi étaient capables les provocateurs de la révolte. Déjà, ils contestaient le pouvoir du roi, ce n'était pas rien. La descendance royale existait depuis des centaines d'années ! Et vouloir l'arrêter car ils avaient des problèmes d'argent semblait vraiment une mauvaise idée. Je ne voyais pas en quoi cela pourrait tout régler. Nous avions besoin d'un dirigeant qui avait un minimum d'expérience et j'avais un doute sur le fait que demander aux pays voisins soit une bonne idée. Ils profiteraient plus de notre faiblesse que tout. Mais bon, ce n'était pas à moi de décider ce que le peuple devait faire. En attendant, je ne pouvais plus aller dans la grotte. Et cela me contrariait énormément. Au revoir, les aventures souterraines avec la drôle de voix. Bonjour, les journées monotones avec mon père dans notre petite masure en bordure de la forêt. Une petite larme commença à couler, mais je la refoulai vite. Je n'avais pas besoin de mon père que ce qu'il venait de m'annoncer m'avais bouleversé à ce point. J'aimais bien vivre au grand air, mais maintenant que j'en étais privé, je me sentais démunis. Malheureusement, la vie était comme cela et il fallait s'y faire. J'espérais juste que le roi réglera vite ces problèmes. Lassé par les mauvaises nouvelles, je restai là, debout, à regarder dehors, le visage perdu dans le décore du paysage qui deviendrait peut-être un bain de sang dans peu de temps.
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Les quatre éléments
ParanormalMichael, Christine, Martin et Juliette ne vivent pas dans la même époque, mais ils ont un destin commun à accomplir... Ils doivent sauver le monde, que ce soit du passé ou du futur, car absolument tout sera impacté si l'esprit des ténèbres réussi à...
