Royaume de Cenred, Ealdor, le lendemain
Alors qu'Arthur parlait aux hommes du village et à Aurore à l'intérieur d'un bâtiment, afin de monter un plan pour limiter la mobilité des bandits et les attirer dans un piège, un cri retentit. Ils sortirent tous à l'extérieur et virent un cheval arriver avec un homme mort dessus.
Arthur ordonna qu'on fasse descendre du cheval l'homme, qui s'avéra être Mathieu. Le choc traversa la foule, alors qu'un carreau d'arbalète planté dans son dos était visible.
« Et moi qui pensais que même les bandits avaient un soupçon d'honneur. Attaqué par derrière, c'est vraiment déloyal. », marmonna Aurore. « Arthur, il y a un papier épinglé sur le carreau d'arbalète. »
Elle le récupéra délicatement et vint le donner au blond, avant de retourner près de la dépouille de Mathieu.
« Que Barbatos te bénisse, et que le vent de la Liberté emmène ton âme vers un monde meilleur. », murmura Aurore, les mains jointes sur sa poitrine.
« Qu'est-ce-qui est écrit ? », demanda Merlin à Arthur, amenant l'adolescente à tendre l'oreille.
« « Profitez bien de cette journée, c'est pour vous la dernière. » »
Une femme arriva en courant et se jeta au pied du corps en criant et en pleurant. William intervint alors, affirmant que c'était de la faute d'Arthur.
« Vous l'avez tué ! », vociféra William.
« Ce n'est pas sa faute ! », s'écrièrent de concert les deux enfants d'Hunith.
« S'il ne s'était pas pavané en nous traitant tous comme son armée personnelle, ça ne se serait jamais produit ! », accusa William.
« On ne vous traite pas comme ça ! », rétorqua Aurore.
« Toi non, mais lui oui ! »
« Ces hommes-là ont assez de courage pour se battre pour leurs convictions, contrairement à toi ! », riposta Arthur.
« Vous les envoyez à la tombe ! », asséna le villageois, amenant Arthur à regarder la veuve en pleurs. « Vous avez tué un homme. Combien d'autres en faudra-t-il pour qu'Aurore et vous compreniez qu'il s'agit d'une bataille qu'on ne peut pas gagner ? »
Il s'adressa ensuite aux paysans, leur disant qu'ils n'auraient aucune chance lorsque Kanen arriverait.
« Vous serez tous massacrés. », fit-il avant de s'en aller vers sa maison.
Un peu plus tard, Merlin sortit de la maison de William, abattu. Sa sœur le remarqua.
« Lirou ? », s'inquiéta Aurore.
« Rory... c'est vrai que j'abandonne tout le monde ? »
« C'est ce que William t'a dit ? »
Merlin hocha la tête. Avec affection, l'adolescente vint lui ébouriffer les cheveux.
« Ne l'écoute pas, tu n'abandonnes personne parce que tu es là. S'il avait raison, je pense que son jugement s'appliquerait à moi également. Je ne suis revenue que parce que j'ai senti que la situation de Maman devenait trop précaire pour que je ne m'en mêle pas. William reporte sa haine de la noblesse sur Arthur. Tu es proche de lui, tu n'es donc qu'un dégât collatéral. »
« Tu n'as jamais été douée pour réconforter les gens... », fit Merlin avec un léger sourire.
« Les gens, non, mais toi oui. Et c'est tout ce qui compte ! », affirma sa cadette. « Tu devrais rejoindre Arthur, il ne le montre pas mais quelque chose le turlupine. »
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Eilin et Emrys - Deux noms entrelacés dans la tapisserie du destin
FanfictionCeci est une fanfiction de la série BBC "Merlin", qui couvre tous les événements de la série à partir du 10e épisode de la saison 1, avec des changements plus ou moins importants. C'est une fanfiction avec du Merthur et du GuenièvrexOC fille, par co...