J'étais heureux, j'étais bien, j'avais des amis, une petite copine. J'allais à l'école, comme tout les adolescents de cette terre, j'avais des bonnes ou des mauvaises notes, puis tout a basculé quand j'ai appris que mon coeur ne pouvait plus fonctio...
Ces paroles, elles résonnent en moi, je ressens une chaleur qui m'attire, quelque chose de fort qui me pousse à respirer, à ressentir, à vivre. J'ai l'impression d'entendre des choses autour de moi, j'ai l'impression de sentir de l'air, de la chaleur. Je sens, je sens une odeur. Je ne sais pas ce qu'il se passe, j'ai l'impression de dormir mais d'être réveillé. Est-ce cela la mort ? Ne voir que du noir en ressentant des choses autour de sois ? Une lumière, une lumière que je sens traverser mes paupières m'attire. Je ressens ma respiration et j'ouvre doucement les yeux avec le peu de force qu'il me reste. Il y a de la lumière, de l'odeur, des objets, mais il n'y a personne.
Je n'ose plus bouger, mes yeux restent focalisé sur ce plafond blanc, sur cette lumière. Je sens quelque chose battre dans ma poitrine, un coeur, mon coeur. Mon coeur bat alors que je le sentais s'éteindre. Je suis paniqué, je regarde autour de moi parce que j'ai l'impression d'avoir tout imaginé, tout rêvé et j'ai soudainement envie de pleurer à cause de cette forte panique que je ressens. Je pose ma main sur mon coeur, il bat mais quelque chose sur ma peau me fait mal et me tire, alors doucement je soulève la robe de chambre par le col et j'ai une cicatrice. Une longue cicatrice sur la peau, juste en dessous du coeur. Ma respiration s'accélère, je suis entrain de faire une crise, j'ai besoin d'air parce que je ne comprends plus rien et parce que je suis seul, j'ai besoin de lui. J'essaye de me redresser mais je n'arrive pas, la cicatrice me tire, me brûle. Je tourne mon visage de partout pour vérifier si je suis vraiment seul mais mon regard atterrie sur ma table de chevet. Il y a un papier blanc, avec de l'encre noire, des mots. L'air me manque encore plus, ma gorge est bloquée et je réalise que c'est simplement les sanglots que je contenais dans ma gorge qui m'empêchait de respirer. J'explose, je cris même parce que j'ai besoin d'aide, que j'ai peur, que je veux Harry et que je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai cru que mon coeur était entrain de s'éteindre, j'ai cru que j'allais mourir dans les bras d'Harry après son dernier regard, après sa main dans la sienne, je l'entendais pleurer et me dire à quel point il pouvait m'aimer, je l'entendais. J'arrache les perfusions sur mes avants-bras et sur mon torse et je me redresse soudainement. J'entends un bruit de machine, comme une alarme mais je ne m'arrête pas. J'ai besoin de voir Harry, j'ai besoin de ses bras et j'ai besoin de son amour. J'arrive à me mettre debout mais mes jambes tremblent et je suis obligé de m'accrocher fortement à mon lit. Mon regard s'arrête plusieurs secondes sur la lettre, sous mes yeux et j'ai l'impression de mourir une deuxième fois.
Je suis complètement éteint, je tombe sur le sol parce que je ne ressens plus rien, je ne ressens plus mon corps, ni mon coeur. Je ne sais pas si je respire, si je vis. Je regarde autour de moi, ce fort son me bourdonne les oreilles, j'ai mal et j'ai envie de mourir. La porte s'ouvre mais je ne sais pas, je ne sais plus quoi penser, quoi regarder. Je suis perdu entre la réalité et le cauchemars, au fond, c'est la même chose. Je regarde des infirmiers rentrer en courant dans la chambre, je les vois suivi de Zayn, de Liam et de Niall mais il n'y pas cette quatrième personne que j'attends. Ils me soulèvent, ils me parlent mais je suis focalisé sur cette porte, elle doit s'ouvrir, elle doit accueillir quelqu'un, une autre personne en plus. Je l'attends, mon cerveau ne fonctionne plus mais mon coeur l'attend, juste lui. Mon coeur, ce coeur que j'ai en moi, ce coeur qui bat n'attend que lui. Des lumières se projettent dans mes yeux, des yeux se croisent aux miens mais les miens n'attendent que cette couleur verte, remplie de bonheur, de joie, d'étincelle et de bonheur. Des paroles, des brouhahas, des bourdonnements, les battements de mon coeur sont ce que j'entends, je suis coupé du monde. Cette putain de porte blanche ne s'ouvre pas, et j'en mourrais si elle ne s'ouvre jamais. Je la regarde, il m'a toujours dit de garder espoir, alors mes yeux ne lâchent rien, ils gardent espoir, ils croient en ses paroles parce que c'est la seule chose dont mes yeux ont besoins, lui.
Ils me parlent mais je n'arrive pas à écouter, je ne peux pas. J'entends des sanglots, je vois tout flou tellement les larmes bordent mes yeux, des larmes de panique, de peur, d'angoisse. Panique de ne plus le voir, peur de ne plus vivre avec lui, d'angoisse d'affronter la vie sans lui. C'est impossible à imaginer une vie sans lui, sans ce bonheur qu'il apporte, cette joie qu'il donne et cette amour qu'il fait ressentir.
Je sens des bras m'allonger sur le lit, je sens simplement le mouvement parce que je ne sens plus mon corps, mes muscles, mon coeur. Mes yeux suivent la porte des yeux, il s'agit de mon seul et dernier espoir. Tellement de voix se mélangent que ça me fait mal au cerveau, j'ai l'impression que le son est flou, que ça bourdonne, ça vibre. Je me sens éteint, je me sens vide, je me sens mort. Ma gorge est sèche, j'ai mal mais la douleur n'est pas présente, la douleur est seulement présente dans mon coeur, je le sens compressé, empoigné, saigné. Je sens qu'on me touche, je suis une aiguille s'enfoncer dans mon bras, et mes yeux commencent à devenir petits, lourds, brûlant. Je me sens si faible soudainement, je sens quelqu'un me donner la main, la douleur s'efface peu à peu. Je m'accroche, cet espoir est tout ce qui me reste pour vivre, c'est ma dernière chance d'être heureux. Je me bats pour cet espoir, pour lui, je donne toute ma force pour rester les yeux ouverts. Cet espoir, il est toujours présent, même quand du malheur t'entour. Il a raison, il est ma force et mon espoir. Mes yeux se fatiguent mais je savais, que je pouvais toujours croire en l'espoir, parce que la porte blanche s'ouvre brusquement et comme je fais confiance à l'espoir, je me dis que je peux laisser cette lourde fatigue m'emporter et qu'en rouvrant les yeux, mon espoir sera toujours là, sera toujours en vie, mon espoir, lui.
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