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II. Les Trois Frères

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Septembre 1982, New York
Queens

Maison des Cassano, Salon.

Dominico : Où étais-tu passé hier soir toi ?

Giovanni : J'ai fait un petit tour dans le quartier, histoire de me dégourdir un peu les jambes.

Dominico : Te dégourdir un peu les jambes. Est-ce que tu te foutrais pas un peu de ma gueule Giovanni !!

Giovanni : Ça va padre. Il faut bien se détendre un peu, profiter de la jeunesse.

Dominico : N'oublie pas que tu fais partie de la famille. Ce que tu fais avec ses femmes, te donner en spectacle en faisant le don Juan, ça peut avoir des répercussions sur l'image de la famille. As-tu oublié que je t'ai recueilli. Tu as oublié tout ce que j'ai fait pour toi Gio ?

Giovanni : Ça va excuse-moi padre. Je vais arrêter si ça peut te faire plaisir.

Dominico : Tu n'as pas intérêt à me mentir Giovanni.

Giovanni : T'inquiète pas padre. T'inquiète pas.

-

Devant le portail.

Mickey : Vise un peu la liasse que je viens de ramasser tout à l'heure chez Guido.

Sonny : Il y a combien ?

Mickey : Cinquante mille dollars en même pas dix minutes.

Sonny : Comment tu l'as gagné ?

Mickey : Euh 🙄

Sonny : D'où vient tout ce fric Mickey.

Mickey : J'ai joué contre des types de la famille Reggina mais ne t'inquiètes pas j'ai rien perdu.

Sonny : Putain mais Mickey. Je t'ai déjà dit de ne pas jouer avec ces connards. Ils ne sont pas réglo ces enfoirés. J'espère pour toi que mon père ne saura rien de cette histoire.

Mickey : On s'en branle mon pote. Tout ce qu'il compte c'est que j'ai ramassé du flouze. Puis au pire, si ton père est au courant de cette histoire, tu fais comme d'habitude tu me couvres, hein Sonny.

Sonny : Ouais. En attendant ça reste entre nous t'as compris. T'en parles à personne même pas à Dino.

Mickey : Sonny, tu me connais.

Sonny : Justement, pas un mot.

Mickey : À ouais, sympa.

-

New York
Brooklyn

Joey : Toreno. Tu as mis au courant Don Cassano de la réunion des quatre familles.

Johnny : C'est pour ça que je suis là. Je suis venu pour mettre au courant votre père, Don Leone.

Joey : Je n'y manquerais pas Toreno. Ne restez pas dans les environs, ça vaut mieux pour vous.

Johnny : Ce sont des menaces Joey Leone ?

Joey : Non moi je ne vous ferai rien. Mais, disons que dans le quartier, les hommes ne sont pas très amis avec les baveux de votre genre. Tirez-vous Toreno.

Johnny : Mmmh.

...

Lendemain

Maison des Cassano. Salon.

Johnny : Putain merde Giovanni. Tu ne peux pas faire attention, tu viens de renverser mon verre espèce d'abruti.

Giovanni : Ça va j'ai pas fait exprès, c'est rien.

Johnny : Servante !!

Nicole : Vous m'avez appelé monsieur Toreno ?

Johnny : Ouais je t'ai appelé. Mon frère a fait tombé mon verre de cognac, il y en a plein par terre, il faut que tu nettoies.

Nicole : Oui, tout de suite monsieur Toreno.

Sonny : Eh Johnny. Tu ne trouves pas que t'en fais un peu trop. Ce n'est que quelques gouttes de cognac.

Johnny : Sonny. Il faut bien que cette servante serve à quelque chose.

Giovanni : Calmez-vous les gars. Mademoiselle, laissez tomber, je vais m'en occuper c'est de ma faute.

Johnny : Non Gio. Ni toi, ni moi, ni Sonny s'agenouillera pour nettoyer des gouttes d'alcool. Je ne le permettrait pas.

Sonny : Pour qui tu te prends Johnny. Que tu sois un servant, un avocat ou un mafieux, tu restes un être humain et ta vie ne vaut pas plus que la sienne. Apporte-moi une éponge Gio, je vais nettoyer tes conneries. Mademoiselle, vous pouvez vous retirer.

Giovanni : Ouais tout de suite Sonny.

Johnny et Sonny se lancent tout les deux un regard noir.

-

Cuisine.

Giovanni : Qu'est-ce qu'il t'a pris de t'emboucaner avec Johnny, t'es malade ou quoi.

Sonny : Regarde moi dans les yeux et dit moi que j'ai tort Giovanni... C'est bien ce que je pensais.

Giovanni : Si le padre est au courant, elle va prendre tarif.

Sonny : Je dirais que tout est de ma faute et toi tu diras la même version que moi. Je ne veux pas être le responsable de la perte de son emploi.

Giovanni : Ouais je vois le truc ouais. Tu peux compter sur moi mon frère.

-

Bureau du Don.

Dominico : J'ai une course à faire du côté de Little Italy. Un cadeau de la part de Blueno. Mais j'ai également un appel à passer, un coup de fil très important. Giovanni, Sonny. Allez chez Blueno pour moi et rapporter moi ce cadeau.

Sonny : On peut savoir ce que c'est ce fameux cadeau.

Dominico : Blueno vous le dira sur place. Je vous conseille de vous magnez le train, son bar va bientôt fermer.

Giovanni : Le padre a raison, il faut qu'on file Sonny.

Sonny : Ouais, on y va.

Giovanni : Je prends le volant.

Sonny : Si ça peut te faire plaisir.

-

Cuisine.

Nicole est en pleine séance de vaisselle jusqu'à ce qu'elle se fît stopper par un homme qui lui tapote l'épaule. Elle se mit à sursauter sur le coup.

Johnny : Vous vous êtes enfin décidé à faire quelque chose, mademoiselle la servante.

Nicole : Excusez-moi pour l'incident de tout à l'heure monsieur Toreno mais je ne voulais pas froisser monsieur Cassano.

Johnny : Oh je comprends. Vous ne m'avez pas écouté cet après-midi et suite à ça je me suis embrouillé avec mon frère.

Johnny envoie un violent coup de poing dans le visage de la pauvre servante qui s'écroule au sol en pleurs.

Johnny : Pas un mot à Sonny. Compris.

Nicole fait oui avec sa tête.

-

Bureau du Don.

Dominico : Oui tout à fait... C'est celà oui... Très bien, j'enverrai quelques-uns de mes hommes pour le deal. Mon avocat se chargera de la décision. Si vous n'avez plus rien à me dire, je vous souhaite une bonne soirée, au revoir.

Johnny : Parrain.

Dominico : Tu tombes bien Johnny. Vendredi soir aura lieu un deal avec ce type de Harlem. Je veux que tu y ailles avec Giovanni et Sonny, c'est clair.

Johnny : Très clair parrain.

LA RELÈVEDes histoires addictives. Découvrez maintenant