34 | Au Bord de l'Abîme

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un chapitre un peu.. spécial.


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"𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒-𝑚𝑜𝑖, 𝑞𝑢'𝑒𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑡𝑢 𝑚𝑒 𝑐𝑎𝑐𝘩𝑒𝑠 ?!"

ᥫ᭡


- 1 semaine plus tard -

𝑽𝑨𝑫𝑰𝑴 𝑲𝑶𝑺𝑲𝑶𝑽


Je dessine mon énième croquis de Freya, l'arrache de mon bloc-note et le balance au milieu de la pièce, la feuille se balade un coup dans l'air avant de délicatement tomber au sol, rejoignant tous les croquis de ma Freya. Ils sont partout, sur le sol, les murs, la table, une mer de papiers où son visage, ses gestes, ses émotions prennent vie sous mon pinceau. Chaque croquis semble insuffisant, chaque trait est une tentative pour la capturer, mais aucun ne suffit à la rendre aussi réelle que lorsque je suis à ses côtés.

Je me laisse tomber sur la chaise, le regard perdu dans l'abîme de mes dessins. Je suis épuisé. Les nuits passées à ressasser nos conversations, ses mots, ses doutes, ses accusations. Chaque pensée, chaque souvenir de Freya me hante, mais je suis prisonnier de ce silence que j'ai imposé. J'ai choisi de la laisser partir, de ne pas lui offrir les réponses qu'elle attendait. Par peur, peur qu'elle me voit comme un monstre, comme un meurtirer.

- Parle-lui. 

Je lève la tête en direction de cette voix qui semble si lointaine et proche à la fois, je regarde autour de moi mais je ne vois personne, pourtant, je pourrais reconnaître cette voix entre mille. 

Oh non... Ça recommence.

— Parle-lui Vadim, tu dois le faire. Où tu vas l'as perdre pour de bon, comme tu m'as perdu moi.

— Va-t-en, dis-je en passant mes mains dans mes cheveux, va-t-en, Alina

— Pourquoi ?

— Tu n'existes pas, tu n'es pas réelle, tu es morte.

— À qui la faute ?

— Tu sais très bien que je n'ai rien fait, alors cesse de rentrer dans mon cerveau et va-t-en.

Un silence lourd s'installe dans la pièce, et je ferme les yeux, essayant de chasser cette présence qui me tourmente depuis trop d'années. Alina, son spectre, toujours là, dans mon esprit, comme une ombre insupportable. Je serre les poings, les veines de mes mains saillantes sous la tension, mais rien n'y fait. Elle est toujours là, sa voix résonne dans ma tête, chaque mot un poison que je n'arrive plus à cracher.

MuseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant