22 | L'ex de l'artiste

2.4K 151 125
                                        


Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.


❝𝐶'𝑒𝑠𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑗𝑎𝑙𝑜𝑢𝑠𝑖𝑒,
𝑐'𝑒𝑠𝑡... 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑖𝑓𝑖𝑎𝑛𝑡. ❞

ᥫ᭡


𝑭𝑹𝑬𝒀𝑨 𝑪𝑨𝑴𝑷𝑩𝑬𝑳𝑳

Je savais que je n'étais pas au meilleur de ma forme au travail aujourd'hui. Et apparemment, tout le monde l'avait remarqué. Gisella, ma supérieure, m'a congédiée plus tôt que prévu, une légère pointe de désapprobation dans la voix. Elle n'a rien dit, mais son regard disait tout : Tu n'es pas concentrée, Freya. Va te reposer.

C'était peut-être mieux ainsi. L'idée de continuer à sourire et à faire semblant était devenue insupportable.

Dans le parking souterrain, l'air frais et chargé d'essence me fait frissonner. Je presse le pas vers ma voiture, mais avant d'y arriver, je croise Ajani. Il est là, tout juste arrivé, ses lunettes de soleil relevées sur la tête, l'air détendu comme à son habitude.

Je plisse les yeux en regardant ma montre. Treize heures.

— Ajani ? Tu arrives seulement maintenant ? À treize heures ?

Il hausse les épaules avec un sourire en coin, indifférent à mon ton.

— J'ai pris ma matinée, dit-il, laconique.

Ses yeux, sombres et perçants, glissent rapidement sur moi. Une fois. Deux fois. Il fronce les sourcils, s'arrêtant un instant sur mon visage.

— Et toi ? Tu as fini plus tôt aujourd'hui ?

Je sens son regard insister, comme s'il pouvait lire dans mes pensées ou déceler ce que je cache sous mon masque de lassitude.

— Gisella m'a renvoyée, marmonnai-je en évitant son regard. Elle a dû remarquer que je n'étais pas dans mon assiette.

Ajani arque un sourcil, son expression passant de la curiosité à une sorte d'analyse silencieuse. Il glisse lentement ses mains dans les poches de son manteau, ses yeux fixés sur moi avec une attention presque désarmante. Ce silence... il est lourd, pesant, mais pas désagréable.

— Que se passe-t-il ? finit-il par demander, sa voix basse et posée.

— Oh... rien, vraiment. Juste... un peu malade, dis-je en haussant les épaules.

Il plisse légèrement les yeux, sceptique, puis un sourire en coin effleure ses lèvres.

— Pourtant, tu m'as l'air de te porter comme un charme.

MuseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant