" Deviens ma muse Freya. "
Ces mots, prononcés avec une intensité désarmante, résonnèrent en elle. Jamais Freya n'aurait pensé qu'une simple soirée mondaine, qui l'ennuyait d'avance, bouleverserait ainsi sa vie.
Autrefois, elle aurait refusé sans hé...
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𝑳a journée chez Vadim s'est révélée être un refuge inattendu. Après la tempête d'émotions de ces derniers jours, être dans son espace – son monde – avait quelque chose d'étrangement apaisant. Ses mains expertes ont parcouru mon dos avec une douceur que je ne lui connaissais pas, effaçant les tensions accumulées. Chaque mouvement était précis, presque artistique, comme si même dans les gestes les plus simples, Vadim cherchait à maîtriser le moment.
Il a insisté pour me distraire, et il faut avouer qu'il y est parvenu. Ce n'est pas seulement par les massages ou ses baisers, mais par la manière dont il semblait me scruter avec une fascination qui me dépassait. À plusieurs reprises, je l'ai surpris, crayon en main, traçant des croquis à mon effigie.
En fin de journée, alors que le soleil déclinait doucement à l'horizon, mon téléphone a vibré à nouveau. Cette fois, c'était un message de June.
June Hey babe, tu peux passer chez. J'ai du vin et des noix de cajoux pour t'écouter comme il se doit!
Un soupir de soulagement m'a échappé. Après cette journée intense avec Vadim, j'avais besoin de retrouver une ancre, quelque chose de stable, de familier. June était cette personne pour moi. Toujours présente, toujours honnête, même lorsque la vérité faisait mal.
Je lui ai répondu rapidement avant d'attraper mes affaires. Vadim m'a lancé un regard interrogateur, mais je me suis contentée d'un sourire en guise d'explication.
— Je vais chez June. Merci pour aujourd'hui, vraiment.
Il a hoché la tête, sans insister davantage, mais je pouvais sentir son regard suivre mes mouvements jusqu'à ce que je quitte son appartement.
Maintenant, me voilà dans ma voiture, roulant dans la nuit calme, en direction de chez ma meilleure amie. Les rues sont presque désertes, éclairées par les réverbères qui projettent une lumière douce et dorées.
Mes pensées vagabondent, encore embrouillées par tout ce qui s'est passé aujourd'hui.
Vadim. La toile. Ce message anonyme. Et maintenant, cette signature qui refuse de quitter mon esprit.
Qu'est-ce qu'il ne me dit pas ? Pourquoi ai-je ce sentiment constant qu'il y a toujours une autre pièce du puzzle que je ne vois pas encore ?
En arrivant devant son immeuble, je coupe le moteur et reste un instant dans le silence de la voiture. J'inspire profondément, tentant de chasser mes doutes et mes inquiétudes. Ce soir, je vais tout lui raconter. Peut-être qu'elle pourra m'apporter une perspective différente, ou au moins me faire rire un peu avec son franc-parler légendaire.