" Deviens ma muse Freya. "
Ces mots, prononcés avec une intensité désarmante, résonnèrent en elle. Jamais Freya n'aurait pensé qu'une simple soirée mondaine, qui l'ennuyait d'avance, bouleverserait ainsi sa vie.
Autrefois, elle aurait refusé sans hé...
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❝𝑁𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡𝑜𝑥𝑖𝑞𝑢𝑒..❞
ᥫ᭡
𝑽𝑨𝑫𝑰𝑴 𝑲𝑶𝑺𝑲𝑶𝑽
Une semaine et trois jours.
Le troisième jour de trop.
Je suis là, seul dans mon appartement, et chaque seconde sans elle me ronge. Freya. Elle est partout. Dans les ombres du salon, dans le creux laissé sur mon lit, dans chaque objet qui porte la trace de son passage. Son absence est un gouffre béant que je ne peux plus ignorer.
J'ai besoin d'elle. Elle m'est devenue vitale.
Mais je ne suis pas l'homme qu'elle mérite. Je ne l'ai jamais été. J'ai fui quand elle avait besoin de moi, je me suis muré dans ce silence étouffant, espérant que le temps réparerait ce que j'ai brisé. Quelle erreur. Ce n'est pas un miracle qui la ramènera. C'est moi. Moi seul. Je dois la retrouver, lui montrer que je suis prêt à tout.
Je me lève brusquement, mais une voix, familière et acérée, s'insinue dans mon esprit.
— Elle te manque, n'est-ce pas ?
Je ferme les yeux, crispant les mâchoires. La voix d'Alina. Toujours elle. Toujours là, à m'épier dans l'ombre, à siffler des vérités que je ne veux pas entendre.
— Tu sais ce que tu dois faire pour la récupérer...
— Ferme-la, dis-je entre mes dents.
Mais elle continue, implacable, comme un venin distillé dans mes pensées.
— Tu ne peux pas fuir ton passé éternellement, Vadim. Si tu veux qu'elle te pardonne, tu dois lui dire. Tout. Chaque putain de vérité que tu caches.
Je rouvre les yeux, mon regard se posant sur les dossiers éparpillés sur la table. Un frisson me parcourt. Elle n'a pas tort. Alina n'a jamais tort, même quand je voudrais la voir disparaître. Mais affronter mon passé ? Lui dire qui je suis vraiment ? Ce que j'ai fait ? La simple idée me broie les entrailles.
Je serre les poings jusqu'à ce que mes jointures blanchissent.
— Je ne peux pas...
— Si tu ne le fais pas, elle partira pour de bon.
Sa voix, douce et cruelle à la fois, ricoche dans ma tête comme une balle. Elle me connaît mieux que personne. Je sens ma colère monter, brûlante, incontrôlable. Une colère dirigée autant contre elle que contre moi-même.
D'un geste sec, je traverse la pièce pour rejoindre la cuisine. J'ouvre le placard, en sors la boîte de médicaments, et la pose brutalement sur le comptoir. Les cachets roulent sous mes doigts tremblants. Alina ricane doucement dans un coin de mon esprit.