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Il remet mes cheveux en place en laissant échapper un léger rire. Il est incroyablement beau quand il sourit.

— Ont a perdu le deal morena.

Il retira sa chemise, dévoilant son torse nu et le tatouage qui ornait son bras, des lignes noires qui semblaient danser sous la lumière tamisée.

Il ne portait pas de débardeur, et la pluie, de plus en plus dur, coulait le long de sa peau, faisant briller l'encre de son tatouage comme une œuvre vivante.

— Enfile ça, ça serait bête que tu tombe malade

— Mais t'es complètement fou, c'est toi qui risque de tomber malade en étant torse nu

— Ferme là, et écoute mes putain de conseils ma jolie

Il posa sa chemise sur mes épaules, puis, doucement, il plaça son pouce contre ma lèvre, un geste aussi inattendu que tendre.

— Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais tu m'attires énormément... et ça me met dans des états impossibles à contrôler.

— Tu me détestes non ?

— Oh que oui, je te déteste tellement... tellement que je mourrais pour recevoir un seul baiser de ta part.

Mon cœur battait fort, tellement fort que je ne savais plus quoi dire. Il me déstabilisait à un point que j'en avais presque des frissons.

— Ont ferais mieux de rentrer, il pleut vraiment beaucoup

— Tu as raison dis-je timidement

Il m'ouvrit la portière de la voiture, et je montai rapidement. Puis, il s'installa à côté de moi, côté conducteur, et démarra doucement.

— Et les autres?

— Je l'es emmerde ils trouveront sûrement une solution pour rentrer.

Cette nuit restera gravée dans mon cœur. Ce qui s'est passé me perturbe encore plus. Un silence lourd s'installa dans la voiture.

Après ce qu'il venait de se passer, je ne savais absolument pas quoi dire.

— Comment ça c'est passé avec l'autre ?

— Nul à vrai dire, il m'a seulement dit que c'était mieux qu'on sache pas que je suis sa fille ça lui mettrait dans un pétrin également pour moi, je ne sais plus quoi en penser au final que j'existe ou pas ça ne changera rien à sa vie, je devrais rentrer ma famille s'inquiéteront à cause de moi

— Tu va le retrouver alors, ton mari.

— Mari est un grand mot à vrai dire son comportement fin nos comportements nous ne qualifions pas comme mari et femme

Je dépose ma tête contre la vitre de la voiture, l'esprit complètement vide... Je n'ai jamais ressenti une telle perte.

Rester ici ne servirait à rien, et je ne m'attendais pas non plus à ce qu'il m'accepte.

Après vingt minutes de route, nous arrivons enfin. Il m'ouvre à nouveau la porte. Je suis glacée, presque gelée.

Il tend son bras pour m'aider à monter les marches. Il me lâche enfin quand nous arrivons devant la porte de ma chambre.

Il me regarde, et, sans un mot, nous nous séparons, chacun allant dans nos chambres respectives.

Je soufflai un coup, le silence m'envahissant à nouveau.

— Qu'est-ce que j'ai fait... ?

Cette question résonnait dans ma tête, sans cesse, comme un écho difficile à ignorer.

NessayemOù les histoires vivent. Découvrez maintenant